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 life's handing you lemons, make lemonade then (isaiah)

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─ Dollars : 1366
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─ Je suis sur FD depuis le : 29/04/2018
─ Âge : 30
─ Quartier : tu es né et a toujours vécu au north side, si bien habitué à ton petit cocon que changer de quartier te semble faire le tour du monde.
─ Emploi : être inspecteur de police te donne l'impression d'être utile et d'essayer d'arranger l'état déplorable de la ville. mais le problème est là : ce n'est jamais qu'une impression.
─ Études : longues et fastidieuses, mais les entendre être qualifiées de brillantes est toujours aussi satisfaisant.
MessageSujet: life's handing you lemons, make lemonade then (isaiah)   Lun 13 Aoû - 11:23

Isaiah & Rafe
life's handing you lemons
Look, I was gonna go easy on you and not to hurt your feelings but I'm only going to get this one chance. Something's wrong, I can feel it, just a feeling I've got, like something's about to happen, but I don't know what. If that means, what I think it means, we're in trouble – big trouble – and if he is as bananas as you say, I'm not taking any chances. You were just what the doctor ordered.
T’as regardé un film assez mauvais, hier soir. Le genre de film sponsorisé par la testostérone pour la testostérone, avec des gros bras et des coups de feu toutes les cinq minutes. Le genre de film où tout se règle à coup de grenades et de mitraillette ; le genre de film où chaque gars du coin de la rue sait comment armer un AK-47 sans en avoir jamais tenu un en main de sa vie. Le genre de film qui te fait te demander pourquoi le cinéma existe. Et pourquoi tu as regardé ça au juste ?

C’est encore le même gamin dans la salle d’interrogatoire. Encore, encore le même à tel point que t’as l’impression d’être le patron du bar et que lui serait l’habitué du coin. Qu’est-ce que je te sers aujourd’hui ? Comme d’habitude, merci. Même si sa tête commence sérieusement à ne plus te revenir, tu ne peux t’empêcher de rire un peu de la situation. C’est évident que ce gosse se fait choper à chaque fois pour des choses encore plus évidentes, et si tout ça n’était qu’un film il aurait certainement le rôle du type anonyme mais toujours dans un coin de l'écran.
Mais la vie n’est pas un foutu film.

Tu rentres dans la salle toujours de la même manière, avec le même regard et le même sourire distrait. Le même geste délibérément exaspérant de lenteur lorsque tu tires ta chaise en la faisant racler sur le sol. « Nous y revoilà. » Tu déposes sèchement le dossier devant toi. C’est plus pour te donner une certaine contenance qu’autre chose, puisque tu sais pertinemment que tu ne le parcourras pas une seule fois. « Tu collectionnes les points de fidélité ? » T’as un peu de peine pour lui, finalement. « J’espère que tu as conscience qu’être un habitué du poste ne te confère absolument aucun avantage. » Il ne fait qu’étoffer son dossier car, si jusque là vous n’aviez rien d’assez tangible pour le coffrer pour de bon, chacun de ses passages par ici vous rajoute de la matière, ce qui est non négligeable. « Et si tu commençais par me dire pourquoi tu es ici ? » L’entendre le dire est toujours plus agréable.

(c) ÉLISSAN.

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POLICY OF TRUTH

things could be so different now, it used to be so civilised. you will always wonder how it could have been if you'd only lied. it's too late to change events, it's time to face the consequence for delivering the proof in the policy of truth. (depeche mode)
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─ Études : Etudiant en sciences politiques qui squatte les cours de philosophie
MessageSujet: Re: life's handing you lemons, make lemonade then (isaiah)   Mer 29 Aoû - 0:20

LIFE'S HANDING YOU LEMONS
Isaiah&Rafe

C'était habituel à force pour toi, te faire arrêter en plein trafic, être embarqué au commissariat, tellement habituel que tu t'amusais presque à réciter leurs mots à chaque fois et que tu te délectais de l'air de franche exaspération qui se dessinait sur leurs visages, ils savaient, tout comme toi, que c'était inutile tout ça, qu'après quelques heures en salle d'interrogatoire où tu jouerais avec eux comme s'ils étaient tes marionnettes, t'amusant de leurs réactions, allant toujours plus loin dans la provocation, un avocat quelconque ou un associé de tes parents, un énième type en costume plein aux as dont tu ne connaissais même pas le nom débarquerait pour te sortir de là, paierait des sommes dantesques pour que rien ne s'ébruite et pour que tu puisses retrouver ta liberté, c'était probablement pour ça que ton supérieur t'envoyait toujours faire les échanges les plus surveillés, les plus risqués, il savait que tu ne craignais rien, que le gang ne craignait rien.
A leurs yeux tu étais probablement un de leurs échecs les plus frustrants, un sale gamin pourtant ouvertement membre de gang depuis de longues années, trempant tout aussi ouvertement dans la plupart des affaires louches, sales et tordues de cette ville mais qu'ils n'arrivaient pas à faire plonger, ils t'imaginaient probablement protégé par une famille qui devait être affiliée à une mafia ou quelque chose comme ça mais la vérité était toute autre et beaucoup moins belle si c'était possible même : fils unique d'une famille richissime croyante et pratiquante qui fréquentait l'église tous les dimanches, la seule raison pour laquelle ils te sauvaient n'était que pour garder leur réputation intacte auprès de leurs amis tout aussi riches et tout aussi snob qu'eux, toi, ils ne t'avaient jamais aimé, te considérant à tort ou à raison comme l'enfant du diable, l'antéchrist réincarné, clamant que ce que tu étais ne pouvait venir d'eux, eux qui étaient si parfaits, ce que tu étais ne pouvait venir que de quelque chose de plus ancien, de plus sombre, pourtant leur violence tu l'avais connue, tu l'avais supportée et endurée des années, tu la vivais encore même si elle avait changée de forme, ils te tenaient avec ce chantage et tu devais t'en contenter, en parler à la police, obtenir l'aide dont tu avais pourtant tant besoin pour réussir à devenir quelqu'un de plus équilibré, c'était prendre le risque de plonger, de sombrer et de faire couler le gang à tes côtés.

Le bruit insupportable de la chaise, raclant contre le sol, te fit sursauter, te sortant rapidement de tes pensées alors que tu fixais le visage du policier qui s'installait en face de toi, encore le même, à croire que c'était le seul qui avait encore assez de patience en lui pour ne pas en arriver à t'étrangler de ses propres mains.


« Ah tiens c'est toi »


Ton léger, presque nonchalant, sourire en coin parfaitement exécuté et tutoiement pour en rajouter, tout y était, tu étais devenu doué à ce petit jeu avec les années. Ignorant volontairement le sarcasme,  tu te demandais pourtant sérieusement à quoi pourrait ressembler une carte de fidélité spéciale salle d'interrogatoire ? Au dixième interrogatoire, un coussin pour soulager ses fesses endolories par les chaises en métal offert ? Au vingtième un donuts de flic gratuit ? Tu dus faire tous les efforts du monde pour ne pas ricaner à haute voix, changeant de position pour t'installer de manière à poser tes chaussures sur la table avant de relever les yeux vers lui à nouveau, une lueur de malice pétillant dans ton regard clair. Il voulait que tu lui dises pour quelle raison tu t'étais fait arrêter ? Tu aurais pu le faire mais tu lui refusais ce plaisir, tu refusais également de te retrouver comme la plupart de tes collègues en train de bégayer, de pleurer en faisant appel à leur droit de garder le silence. D'un geste presque théâtral, tu pointas du doigt l'épais dossier face à toi

« C'est écrit là dedans, me dis pas qu'en plus tu sais pas lire et que je dois te faire la lecture ? »

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MessageSujet: Re: life's handing you lemons, make lemonade then (isaiah)   Dim 2 Sep - 19:27

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L’arrogance, l’insolence, et tout ce qui va avec, tout ce qui lui à travers son regard, tu sais parfaitement que ça n’est pas qu’une façade. Malheureusement. Il est là trop souvent, toujours à la même place, avec le même foutu ton dédaigneux ; et combien de fois as-tu dû te faire violence pour ne pas le frapper ?
Il te cherche — il cherche tout le monde, en fait, à croire qu’il ne souhaite que se faire remarquer parce qu’on ne lui pas assez répété quel merveilleux gamin il était — tu ne sais pas, tu cherches des explications à son comportement de petit merdeux de première. Est-ce qu’il se cherche une contenance, un air de rebelle ou simplement est-il né avec un sourire pareil ?

De toute façon, que tu cherches et que tu trouves ou pas, tu es encore une fois assis à cette chaise, derrière cette table, avec son regard en face de toi, son regard qui veut te confronter. Il a posé nonchalamment ses pieds sur la table ; voilà, manquerait plus qu’ils mettent les orteils en éventail. Veut-il un cocktail, peut-être ? Un petit rafraîchissement, un café ? Tu fais de ton mieux pour rester impassible face à ses manières ostensiblement provocatrices, et te contentes de hausser les épaules lorsqu’il te fait remarquer que c’est encore toi. « Oui, c’est encore moi. Je crois que je suis le seul qui puisse encore t’encadrer. » Mais ta patience et ta bonne volonté ont des limites, et il ferait mieux de s’en aviser. Parce que, lorsqu’il ne restera plus personne pour savoir garder son sang-froid devant lui, qu’est-ce qu’il se passera ? Vous n’avez pas le droit de le brusquer physiquement, mais bon sang qu’est-ce que tu en as envie, lorsqu’il te sort ce sourire insolent… Tu tapotes sur la table quelques fois pour tromper ton agacement, et essaie plutôt de le faire parler, en lui demandant ce qu’il fait ici.

Tu te doutes qu’il n’est pas en balade de santé, et tu n’aurais même qu’à ouvrir le dossier pour vérifier le pourquoi du comment ; mais non seulement l’envie t’en manque, mais c’est bien mieux lorsque c’est lui qui le dit. Il le doit le savoir parfaitement puisqu’il ignore ta question et te demande même si tu sais lire — tu accueilles sa remarque par un profond de soupir, avant de te fendre d’un sourire exaspéré. « Il y a tellement de pages là-dedans qu’on s’y perd... » Tu feuillètes rapidement le dossier, pour illustrer tes propos. « Je n’ai pas eu le courage d’aller plus loin que la cinquième feuille. Faut avouer que c’est très, très répétitif. » Bien sûr, c’est faux, tu as lu tout le dossier jusqu’à la dernière lettre — mais pour la forme, parce que c’était exagérément long et pas franchement intéressant. « Il faudrait songer à te renouveler, de temps en temps. Pour nous donner une lecture plus palpitante. » Tu ne quittes pas ton sourire, et refermes l’épais dossier d’un geste, avant de le repousser sur le côté. « Sérieusement, tu n’en as pas marre ? » Toujours la même rengaine, à croire qu’il est la bonne poire de son gang, parce qu’ils savent pertinemment que vous ne pouvez pas le choper pour de bon.
(c) ÉLISSAN.

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