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 inner demons don't play by the rules (Arthur)

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Ven 13 Juil - 20:45


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Veronika acquiesça d'un signe de tête la première partie du discours du lieutenant. Elle saisissait parfaitement l'idée. Elle avait souvent le même problème: incapable de ne pas dire ce qu'elle pensait, ça lui avait parfois apporté des ennuis, ou déclenché de grosses disputes avec les gens qu'elle aimait. C'était toujours le cas. L'honnêteté faisait partie d'elle. C'était, du coup, d'autant plus surprenant qu'elle n'ait pas dit la vérité à Simon de suite. Quelque part, elle devait avoir peur de le perdre, aussi stupide que ça puisse être...

Elle rit doucement lorsqu'Arthur lui retourna son compliment, baissant les yeux un instant, plus par pudeur que par gêne. Elle releva rapidement la tête, quand il lui parla de son travail. Elle était très attentive à ce qu'il lui disait, absorbée par son récit, un sourire constant sur le visage. Il aimait profondément ce qu'il faisait et ça se voyait. Veronika aimait les gens passionnés. Elle aimait ceux qui s'investissaient pour une cause. Elle aurait tant voulu être plus stable et pouvoir faire la même chose. Trouver un sens à sa vie. A trente ans, elle était toujours aussi instable et souvent, ça la déprimait complètement. Pour la première fois depuis des mois, elle eut envie de sortir un peu la tête de l'eau. Et tandis qu'il lui parlait, elle restait silencieuse, suspendue à ses lèvres, comme une élève attentive aurait écouté un professeur. Elle sut qu'elle avait touché un point sensible quand il baissa les yeux pour la première fois, tout en lui souriant.

« Mission accomplie. Ça fait tellement Captain America. J'adore. »

Naturellement, elle installait un climat beaucoup plus détendu. Elle aussi avait un petit côté sarcastique. C'était très probablement la raison pour laquelle elle ne se vexait pas aux remarques du jeune homme. Quand il lui parla de la Navy, un air étonné s'afficha sur son visage.

« Je suis surprise que tu t'en souviennes. Je ne me rappelle même pas t'en avoir parlé. »

Elle en fut touchée. C'était qu'il avait était profondément attentif ce soir-là. Avant de répondre, elle se détacha de lui, pour récupérer sa bouteille d'eau qui avait finie à l'autre bout du canapé durant la petite heure où elle avait dormi. Puis elle vint se replacer exactement de la même manière qu'elle ne l'était avant de bouger, le plus naturellement du monde, comme s'ils se connaissaient déjà depuis un moment. Elle avala quelques gorgées d'eau avant de répondre à la question d'Arthur.

« Mmmh... non. Ca n'était clairement pas mon choix. J'ai grandi sans ma mère. Elle est morte en me donnant naissance. Je porte son prénom et mon père n'a eu de cesse de me marteler qu'il fallait que j'en sois à la hauteur. Tout ce que je sais d'elle, c'est qu'elle était très droite, dans le respect de la discipline et qu'elle avait toujours à coeur de ne pas sortir du droit chemin. Tout ce que je n'ai jamais été, quoi... »

Elle haussa les épaules.

« Mon grand-père est un ancien Navy. Mon père a suivi le même chemin et y est toujours. Enfin, je crois... ça fait dix ans que je ne lui parle plus. Il m'a envoyé un message il y a quelques jours... Il voudrait me revoir... »

Elle resta pensive durant quelques secondes avant de reprendre.

« Enfin, bref. J'ai été élevée à la dure. Il fallait absolument que je respecte le patriarcat. J'avais horreur de ça, mais je n'avais toujours connu que ça, alors... C'est eux qui m'ont faite rentrer à la USNA. Je ne vais pas te mentir, j'y ai passé de super moments. J'aime l'action. J'aime me battre et j'aime les armes à feu. Ca m'a sauvé la vie lors de l'attentat il y a quelques semaines, d'ailleurs. Si Alec ne m'avait pas fait confiance et mit son flingue entre les mains, je serais probablement morte ce jour-là. »

C'était la première fois qu'elle évoquait Alec. Elle ne pensa pas une seule seconde qu'ils pouvaient être liés tous les deux, trop prise par son discours.

« Mais bon... Rentrer dans la Navy, c'est une vraie vocation et ça n'était pas la mienne. Alors, quand j'ai eu l'occasion de faire ma première connerie... ben j'ai pas dit non. C'est à cette époque que j'ai fait ma première expérience avec la coke. Un de mes potes, qui n'était pas plus convaincu que moi par ce cursus, en avait apporté, le soir où il fêtait ses 21 ans. Je suis toujours très proche de lui d'ailleurs et il s'en veut à mort, parce que moi j'ai plongé suite à ça alors que lui, c'était juste une manière de s'éclater un peu. On a eu un contrôle le lendemain de cette soirée et bien entendu, j'ai répondu positivement. J'ai été expulsée, en toute logique. Mon père m'a reniée suite à ça. Mon grand-père, lui, m'a gardée à la maison jusqu'à mes 21 ans... comme j'ai commencé à boire à la même époque et que j'ai augmenté assez rapidement la came, il m'a foutue dehors. La suite, tu la connais... »

Elle lui parlait comme si elle le connaissait depuis toujours, sans méfiance aucune.

« Donc, non. Ce genre de métier, autant je reste très admirative des gens qui assurent notre sécurité, autant ça n'est pas un travail dans lequel je pourrais m'épanouir. J'aurais aimé être dans le social. Pas nécessairement y bosser, mais... tu vois... pouvoir aider les gens. Surtout les plus jeunes. J'ai une affection particulière pour les enfants et les adolescents, surtout les ados. J'aurais aimé être capable de pouvoir tendre la main à certains. Enfin... Je l'ai déjà fait... Il m'est arrivé d'en empêcher certains de voler en leur payant leur nourriture, ou bien d'aider financièrement une gamine il y a quelques années... il y a bien un jeune du coin que je considère quasiment comme mon fils... Mais j'aurais aimé pouvoir faire plus. Je sais pas... Montrer à des gosses un peu paumés qu'on peut s'en sortir. Mais il faudrait que je m'en sorte aussi, pour faire ça... »

Elle eut un nouveau haussement d'épaules. Puis son regard se déplaça dans le salon.

« Tiens? Où est Jack? Je lui ai fait peur, tout à l'heure? »

Elle regarda de nouveau Arthur.

« Vous avez l'air d'être bien complices, tous les deux, c'est sympa. Tu m'as dis qu'il venait d'un refuge? Tu connais son histoire? »

Même si elle répondait volontiers aux questions du lieutenant, elle continuait de s'intéresser à lui, en retour. Elle avait envie de savoir qui il était, elle aussi.
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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Sam 14 Juil - 1:11

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Captain America ? Oui, peut-être, même si Arthur était certain qu'il n'avait pas la carrure du bonhomme, la remarque le fit rire. En même temps, il venait de s'imaginer avec des collants bleus et un bouclier indestructible. Drôle d'image. Arthur était de plus en plus à l'aise. C'étai rare de tomber sur des personnes avec un tel sens de l'humour malgré la situation Et au moins, il savait qu'il pouvait lui parler comme il voulait sans craindre de dire une bêtises. Finalement elle semblait surprise de voir qu'il se souvenait de leurs échanges. Cela ne risquait pas d'arriver. Même si visiblement c'était un peu son cas. Le brun ne s'en formalisa pas, en même temps, elle avait eu un fort tôt d'alcool dans les veines, les oublis étaient alors fréquents. Il lui répondit simplement :

« Oh c'était très rapide, tu ne l'as qu'à peine évoqué. ».

Avant de reprendre la parole, elle se saisit de la bouteille d'eau avant de se ré-installer comme avant. Visiblement le contact lui plaisait aussi. C'était fou, ils agissaient comme s'ils se connaissaient depuis longtemps. Comme deux amis de longues dates ou même comme deux adolescents qui apprenaient à se connaitre. Au fond, Arthur aimait ça. Pas de prises de tête, de conventions sociales à la con et restrictives. Quand deux personnes pouvaient se parler en toute confiance, sachant qu'aucun jugement ne pouvait être émis. Sans barrière. Aucune.

Toujours aussi attentif, Arthur écouta l'histoire de Veronika. Il était heureux de voir qu'elle lui faisait confiance pour tout lui raconter ou presque. Le jeune homme la comprenait mieux désormais. Sa vie finalement n'était qu'une certaine suite logique d'événement. Elle ne commençait déjà pas sous les meilleurs jours. Finalement, Arthur relativisait beaucoup vis-à-vis de sa propre vie. Même si tout n'était pas rose, il avait quand même eu une famille aimante et stable. Et finalement, ils n'avaient pas été si stricte que cela. Pourtant, Arthur comprenait tout à fait cet esprit de rébellion par rapport à ce que les autres espéraient de lui. Etonnant venant d'un garçon qui avait toujours tout fait pour être estimé. Tout au long de son récit, il hochait la tête pour montrer qu'il suivait bien et comprenait.

« Les parents veulent le plus souvent le mieux pour leurs enfants. Mais beaucoup aimeraient surtout transposer leurs espoirs et leurs rêves. Pourtant, les enfants ne sont pas des mini-parents. »

Finalement c'était un discours qu'il tenait déjà adolescent mais qu'il maintenait. En même temps, Arthur ne revenait que rarement sur ce qu'il pensait. Buté ? Têtu ? C'était certain.

« Après, pour ton père, peut-être serait-il préférable de te poser un peu avant d'essayer quoique se soit. Mais au moins essayer, ça ne coûte rien. Au moins, il fait le premier pas, et s'il a un aussi fort caractère que toi, ça a dû lui demander beaucoup. »

Le brun avait fini sa phrase avec un sourire tendre. Finalement, il commençait à doucement la cerner. Mais alors qu'il allait réagir sur l'éducation à l'ancienne des américain et leur amour du patriarcat arriéré, il suspendit sa réponse à l'évocation d'un prénom qu'il ne connaissait que trop bien. Ce prénom avait d'ailleurs la faculté de l'énerver prodigieusement. Non, c'était un hasard. Après tout, Alec, c'était assez répandu. Pourtant, elle lui parla de la prise d'otage et d'arme à feu. Le sourire d'Arthur s'effaça alors son visage devint plus blème. Le doute n'était plus permis. Arthur avait suivi la prise d'otage depuis le centre des opérations du commissariat. Sa petite soeur et son frère y étaient, lui faisant couler de belles sueurs froides. Alors que son cerveau moulinait, il n'écoutait plus que d'une oreille de le reste des explications de Veronika. Il lui répondit alors, toujours aussi perplexe :

« Attends une seconde. Tu disais qu'un certain Alec était avec toi ? Son nom de famille ... C'est bien Jacobson ? Il est lieutenant de police aussi ? »

Le jeune homme porta une main à ses yeux pour les frotter. Ces questions étaient plus que rhétoriques. C'était bien lui. Il reprit alors après sa réponse :

« C'est mon frère ... Enfin, mon frère adoptif. Le monde est tellement petit finalement. »

Pourtant un soupir sortit de sa bouche et il leva les yeux aux ciel, même ici son frère continuait de marcher sur ses plates-bandes

« Notre relation est ... Tendue. Nous ne nous entendons pas vraiment. Et ce depuis ... Toujours en fait quand j'y pense. »

L'évocation de son frère ne le mettait vraiment pas à l'aise. Son regard était fuyant et il n'arrivait pas à retrouver une position confortable. Ne tenant plus, il se leva du canapé. Pour reprendre son mug et se diriger vers la cuisine, l'air toujours aussi soucieux, les sourcils froncés. Il se resservit un café et se tourna vers Veronika :

« Je te sers une tasse ? Sucre ou lait ? »

Il ajoutait justement ces derniers éléments à sa propre tasse. Et pendant qu'il finissait la préparation des boissons, il chassa les images de son frère en répondant à la question de la jeune femme en tournant son visage vers le couloir qui menait à sa chambre :

« Oh, à mon avis, il t'a entendu, il ne devrait pas tarder. Son prénom c'est encore mieux qu'un coup de téléphone. Il a dû se réfugier sur ou sous mon lit. »

Et ni une, ni deux, l'animal passait la séparation entre les deux salles en trottinant et grimpa sur la canapé pour quémander des caresses de celle qui l'avait appelé. Il n'allait quand même pas se bouger sans rétribution. Arthur porta sa tasse à sa bouche pour prendre une gorgée et prit les deux tasses pour se rendre à nouveau vers Veronika. Il la lui tendit avant de reprendre :

« Finalement, ta situation n'est qu'une certaine suite logique. Je suis pas psy', mais certaines de tes décisions peuvent être compréhensibles. Mais, j'aurais bien quelque-chose à te proposer. »

Le jeune homme se rassit en face de Veronika sur le canapé déplié et poussa légèrement Jack qui se coucha sur l'espace du lit de fortune qui restait. Arthur ne pouvait garder cette distance plus longtemps entre eux finalement.

« Avec ma brigade, nous faisons souvent des interventions dans les écoles ou dans les centres pour adolescents et jeunes. Nous manquons assez cruellement de personnes pour témoigner. Puis les paroles de flics sous très souvent rébarbatives pour eux. Donc, si tu le veux bien sûr, tu pourrais venir faire ces interventions avec moi ? Finalement, ils ont besoin d'avoir un peu d'expérience. Pas forcément besoin de t'en être complètement sorti, même si cela semble quand même bien parti. Ce serait une bonne occasion pour t'essayer à l'exercice et de coupler à quelque-chose qui te plait vraiment. Et moi, je t'avoue que ça me sauverait, je suis vraiment pas très doué avec les gosses. »

Il dit sa dernière phrase en riant un peu nerveusement et de reprendre une gorgée de son café. Puis il tourna son visage plein d'amour vers son chien :

« Il vient d'un refuge oui. Pour l'expérience que j'en ai, les animaux de refuge donne un amour quasiment illimité. Comme s'il comprenait parfaitement qu'on les sortait de là. En soit, il n'a pas trop eux une mauvaise vie, il était encore chiot quand je l'ai eu. Bon un grand chiot, mais il fait partie de ces portées que l'on balance négligemment dans un cours d'eau, par des ordures de la pire espèce. Mais heureusement y'a des personnes un minimum responsable qui sont passées par là au bon moment. Ils sont venus porter plainte au poste et j'étais là ... Autant te dire que j'ai craqué tout de suite. »


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Black Velvet Sun


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Sam 14 Juil - 8:31


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Même s'il était une heure avancée de la nuit, Arthur et Veronika discutaient, avides de se connaître un peu mieux l'un et l'autre. Dans son malheur, la rouquine avait eu de la chance: elle avait toujours cette nausée qui ne la quittait pas, mais finalement, elle y était plus ou moins habituée. Surtout depuis quelques jours. Elle était là h24, alors elle n'y prêta pas attention. Mais pas d'autres symptômes concernant la descente après la prise d'héroïne. Ça la rassurait un peu: c'était très probablement le mélange franchement pas recommandé d'alcool et de drogue qui avait fait qu'elle s'était sentie si mal. Couplé à sa fatigue intense, ça ne pouvait être qu'une catastrophe sur le moment. Et, même si sa mémoire ne lui revenait toujours pas, elle n'angoissait plus. Elle avait même totalement oublié que lorsque le soleil se lèverait, elle ne pourrait même pas rentrer chez elle puisqu'elle n'avait plus ses clefs. Arthur rebondissait sur ce qu'elle lui disait, au fur et à mesure de son discours. Elle acquiesça ses paroles quant aux parents qui reportaient leur rêves sur leur progéniture. C'était vrai, hélas. Elle en avait fait les frais. Et quand elle lui dit que son propre père voulait la revoir après toutes ces années sans se préoccuper d'elle, il lui conseilla d'accepter. Elle capta également qu'il trouvait qu'elle avait fort caractère et la remarque la fit sourire, même si elle ne la releva pas à l'oral. Elle baissa les épaules, le regard dans le vide.

« Je n'ai pas refusé... Je lui ai simplement dit que nous trouverions sans doute un créneau un jour. J'ai été très étonnée qu'il ose m'écrire après tant d'années. Il a eu de la chance que je n'ai pas changé de numéro. »

Quand elle reporta son regard sur Arthur, il lui souriait avec tendresse et Veronika se dit qu'elle aimait ce sourire et qu'elle espérait qu'elle parviendrait à le lui faire conserver, quand il serait avec elle. Qu'elle n'allait pas gâcher ce qui semblait être parti pour être une belle amitié. Mais alors qu'elle terminait de lui raconter d'où elle venait, regardant autour d'elle lorsqu'elle cherchait les souvenirs enfouis dans sa mémoire, le ton de la voix d'Arthur changea. La tendresse sur son visage avait disparue. Ah ben, bravo, déjà... Mais ça n'était pas son histoire qui avait provoqué ça. C'était un prénom, qu'elle avait évoqué dans aucune arrière pensée.

« C'est lui, oui. Pourquoi? »

La réponse ne se fit pas attendre. Veronika tenta de lui faire un sourire pour l'apaiser un peu, mais c'était peine perdue. Elle l'avait complètement laissé sur le carreau. Alors, Mina n'exagérait pas, lorsqu'elle disait qu'entre ses deux frères, ce n'était pas le grand amour...

« Je m'en doutais un peu, que vous étiez de la même famille. »

Elle aurait voulu le rassurer, mais il se leva presque d'un bond du canapé. Le coeur de Veronika se serra. Ce conflit fraternel avait apparemment beaucoup plus d'importance qu'une simple mésentente, en tous cas pour Arthur. Et elle avait mis les pieds en plein dans le plat. Elle fronça un instant les sourcils en le regardant retourner à la cuisine. Il lui proposa un café tandis qu'il se servait le sien.

« Volontiers, oui. Les deux. »

Répondit-elle concernant le contenu de sa propre tasse. Elle risqua une remarque concernant Alec, triste de voir le jeune homme ainsi perturbé.

« On ne peut pas s'entendre avec tout le monde, tu sais. Surtout quand il s'agit de quelqu'un qu'on nous a... imposé. »

Elle avait cherché le dernier mot pour faire en sorte qu'il soit juste et elle l'appuya lorsqu'elle le prononça. Elle pensait ce qu'elle disait. C'était peut-être son frère adoptif, mais lui n'avait rien demandé. Et aussi difficile que l'histoire d'Alec et de Mina soit-elle, en tous cas de ce qu'elle en connaissait, ça ne forçait pas Arthur à devoir les aimer. Ils n'avaient aucun lien de sang. Juste des papiers. Comment réussir à considérer quelqu'un comme faisant partie de sa famille, quand on avait déjà commencé à se construire sans lui?

Comme il revint en changeant de sujet, Veronika n'insista pas. S'il voulait lui en parler, il le ferait tôt ou tard. Ou bien elle saurait saisir discrètement les moments où elle pourrait lui faire comprendre qu'elle accordait de l'importance à le connaître, y compris sur ce qui pouvait potentiellement être un côté de lui pas très agréable. Personne n'était parfait. Arthur lui dit que son chien allait probablement arriver maintenant qu'elle avait prononcé son prénom et il ne se trompa pas. Le voilà qui bondissait sur le canapé et se collait contre elle pour réclamer des câlins. Elle se mit à rire et enfouit ses deux mains dans les poils de l'animal au niveau du cou pour le gratifier de quelques gratouilles.

« Ben alors, t'étais où? Je suis désolée si je t'ai fais peur, mon grand. Les humains sont un peu étranges parfois! Tu restes avec nous, dis-moi? »

Elle lui parlait le plus naturellement du monde, comme Arthur l'avait fait précédemment. Il s'allongea contre elle et elle continua de le caresser d'une main, tandis qu'elle récupérait le mug de café que le jeune homme lui tendait.

« Merci. »

Dit-elle avec un sourire. Il reprit la parole et Veronika en fut soulagée. Visiblement, il ne lui en voulait pas d'avoir prononcé le prénom qui fâchait. Mieux encore, il avait quelque chose à lui proposer. Il se rassit près d'elle, poussant Jack au passage. Doucement, elle réduit l'espace entre eux autant qu'elle le put, ramenant ses jambes en tailleur sous elle et décollant son dos du dossier du canapé. Comme il s'était installé en face d'elle, c'était un peu plus compliqué d'aller chercher son contact, dont elle était toujours désireuse, alors elle fit ce qu'elle put. Elle tendit la main à côté d'elle pour attirer Jack, qui ne demanda pas son reste et vint se coller contre elle, posant sa tête sur sa cuisse. De sa main libre, elle lui massa une oreille, tout en écoutant attentivement Arthur. Au fil de ses paroles, le visage de Veronika passa de la concentration à la surprise, puis à l'émotion.

« Tu es sérieux? »

Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle lâcha le chien pour essuyer ces derniers en riant.

« C'est plus possible, de pleurer tout le temps! »

Puis elle saisit le mug dans ses deux mains, comme pour se donner contenance. Jack somnolait contre elle.

« Ce serait avec plaisir. Vraiment. Je... Dis, c'est la providence qui t'envoie ou quoi? Tu me sauves la mise par deux fois et maintenant tu me proposes de t'accompagner à ton travail. Si j'y croyais, j'aurais pensé que tu avais été envoyé par Dieu pour veiller sur moi! »

Elle tentait de se détendre elle-même en plaisantant. En réalité, elle était profondément touchée. Elle reprit d'une voix douce, son regard exprimant une tendresse reconnaissante.

« Je le ferai volontiers, si tu parviens à me faire accepter par ton équipe. Et puis tu as raison, au moins, ils auraient quelqu'un de vrai, en face. Ça leur montrerait les conséquences réelles... »

Elle rit avec lui lorsqu'il lui précisa qu'il n'était pas à l'aise avec les enfants.

« Bahh... on est comme on est. Il faut de tout pour faire un monde. »

Elle sirota tranquillement son café lorsque le jeune homme parla de son chien. Il était touchant. Ses yeux brillaient d'amour pour lui. C'était une image qui avait manqué à Veronika. Les animaux lui manquaient vraiment, d'ailleurs. Ils avaient leur côté rassurant. Et ils forçaient les gens à devoir être capable de s'occuper d'eux. C'était pour ça que beaucoup de sans domicile en possédaient. Non seulement, ils étaient d'une précieuse compagnie mais en plus, ils leur permettaient de garder toujours une connexion avec le monde réel. Ils avaient une vie entre les mains et ils ne pouvaient pas se permettre de tout laisser tomber. Alors  bien sûr, certains les utilisaient à mauvais escient ou les oubliaient une fois l'attrait de la nouveauté passée. Mais ça n'était pas le cas de la majorité. Lorsque le jeune homme évoqua l'abandon de Jack, elle soupira.

« Je ne comprendrai jamais comment on peut faire gratuitement du mal aux animaux. Il n'y a pas plus innocents qu'eux. Je serais incapable ne serait-ce que de songer à les blesser. J'ai même de plus en plus de mal à avoir de la viande dans mon assiette. »

La jeune femme but une nouvelle gorgée de son café et resta un instant silencieuse. Elle plongea son regard dans celui d'Arthur, sans réellement s'en apercevoir. Comme si elle cherchait une connexion avec lui. Un sourire s'afficha sur son visage et elle lui dit d'une voix presque solennelle:

« C'est étrange... J'ai l'impression de t'avoir toujours connu. Je te parle comme si tu étais un ami de longue date. Tu m'as peut-être vraiment été envoyé, finalement... »

Se rendant compte soudainement de l'attitude qu'elle venait d'avoir, elle se sentit mal à l'aise et baissa les yeux en riant nerveusement.

« Désolée. »

Elle passa la langue sur ses lèvres en posant une main sur la tête de Jack, qui était toujours allongé sur elle.

« J'ai tendance à dire ce que je pense et à m'en rendre compte après. »

Portant de nouveau le mug à ses lèvres, elle sentait la fatigue la rattraper. Elle n'avait aucune envie que ce moment cesse. Elle n'avait pas envie qu'il retourne à sa chambre, à présent qu'elle était calmée. Égoïstement, elle aurait voulu le garder près d'elle jusqu'à demain, quitte à lutter contre le sommeil. Mais il travaillait probablement et elle était elle-même très fatiguée. D'ailleurs, elle ne put retenir un baillement, mettant sa main devant sa bouche. Elle déposa le mug désormais vide sur la table basse, se décala pour poser son bras sur le dossier du canapé et appuya sa tête sur son avant bras. Jack râla un peu et entreprit de s'installer à l'autre bout du canapé pour ne plus être dérangé. Veronika posa un regard affectueux sur Arthur.

« Il y a des moments où je voudrais pouvoir figer le temps... Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. Je n'ai pas envie que ça s'arrête. »
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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Lun 16 Juil - 17:33

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Pendant qu’il préparait leurs mug, Arthur écouta la remarque de Veronika sur son frère. En soit, elle avait raison et d’entendre qu’elle était sincère lui fit énormément plaisir. Elle ne jugeait pas sa réaction mais surtout, elle le comprenait. Ce qui était assez rare, les gens ne comprenait pas que l’on puisse avoir du ressentiment pour des enfants adopté. Personne ne se mettait jamais à sa place. Alors il  accueillit cette remarque avec beaucoup de joie, même s’il n’y répondit pas, préférant laisser ce sujet de côté. Même s’il espérait qu’il ne revienne pas sur le tapis de si tôt.

Quand Arthur lui proposait ce travail, Veronika en sembla émue. Plus que sembler en fait, les larmes lui vint alors aux yeux ce qui toucha le jeune homme. Il ne voulait clairement pas la faire pleurer la jeune femme. Même si cela était des larmes d’émotion. Elle accueillit la proposition avec joie, même si elle émit une réserve pour ces collègues :

« C’est moi qui suit en charge des interventions. Mes collègues s’y plieront. Puis, franchement ... La brigade a beaucoup de respect pour ceux qu’ils veulent s’en sortir et ils accueillent toujours de l’aide avec la bienvenue. »

Pour lui, cela ne faisait aucun doute. Il connaissait très bien son équipe et il savait que cela ne dérangerait personne. Puis que ferait-il un bon capitaine s’il n’était pas lui-même respecté par ses pairs. Et l’idée même que la jeune femme travaille avec lui le ravissait. Il reprit alors :

« Puis, cerise sur le gâteau, ces interventions sont rémunérées. Cela pourra te filer un petit coup de pouce pour ta situation. Et si tout se passe bien, le commissariat pourra même penser à un contrat. »

Il voulait vraiment imaginer le mieux pour les événements à venir. C’était aussi une façon pour lui de l’aider, d’essayer d’imaginer que les choses pouvaient s’arranger dans le futur. Car dans une situation aussi délicate que celle de la jeune femme, il fallait bien disséminer des notes d’espoir. Il se mit alors à lui raconter l’adoption de Jack. Le chien était toujours posé près de Veronika. Pendant un instant, il enviait un peu la position de son chien. Encore une fois, le brun fut ravi des paroles de Veronika. Elle aimait les animaux tout autant que lui. Il en profita pour lui répondre :

« C’est une bonne idée. Et contrairement à ce que l’on pense, ce n’est clairement pas difficile de se faire plaisir sans viande, ni poisson. Je peux te le confirmer, tu ne trouveras rien de tout cela dans mon frigo’. »

Arthur était assez fier de son régime alimentaire. C’était quelque-chose qu’il suivait depuis son adolescence, même si cela avait passablement énervé ses parents. Mais tétu et entier qu’il était, il s’y tenait scrupuleusement depuis. L’instant d’après, elle plongea don regard dans le sien et le jeune homme était comme hypnotisé. Elle lui fit alors une confidence qui le toucha. Pourtant, elle réalisa que cette remarque pouvait paraître intime ce qui le surprit. Il aimait sa franchise et il était totalement sur la même longueur d’onde. Cherchant son contact, il se leva pour s’installer de nouveau au plus près d’elle, la touchant presque.

« Non, non, ne t’excuses pas. Je comprend totalement parce que je ressens la même chose. J’aime ta façon de parler franchement. Grâce à ça, je sais que je peux être franc avec moi car tu le seras en retour. Les discussions et les relations sont tellement plus simples et saines de cette façon. »

C’était peut-être précipité de dire cela, mais il le pensait sincèrement. Il y avait clairement un lien entre eux et il fallait être aveugle ou idiot pour l’ignorer. Il allait reprendre quand il vit la jeune femme lâcher un bâillement. L’heure était très tardive et la soirée riche en émotion. Elle devait se reposer et lui aussi. Même s’il adhérait totalement aux paroles de la jeune femme. C’était un véritable déchirement mais il reprit la parole tout en posant une main sur son épaule :

« Il est tard et tu dois te reposer. Sinon, le réveil risque d’être encore plus dur. Même si, je voudrais aussi tout arrêter pour profiter encore un peu de nos échanges. Mais demain, j’ai un interrogatoire à mener quand j’y pense. Et tu vas avoir du boulot pour régler les ... Soucis de perte d’affaires. Passes au commissariat demain, je pourrais peut-être m’occuper de ta déclaration de perte. Je serai sûrement déjà parti quand tu te réveilleras demain, tu n’auras qu’à claquer la porte, elle se fermera derrière toi. »

C’était dur, mais finalement toutes les bonnes choses ont une fin. Il dut se détacher d’elle pour ramasser les deux tasses et les mettre dans son lave-vaisselle. Il leva alors les yeux vers elle pour lui sourire, tendre. Et alors qu’il allait la laisser pour se rendre sa chambre il lui offrit un :

« Passes une bonne nuit. Cela devrait aller mieux maintenant. »

HJ : Dernier RP avant la perte du wifi


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Lun 16 Juil - 22:04


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Veronika eut confirmation que l'équipe d'Arthur n'accepterait. Elle n'était pas sûre d'être capable de gérer une telle chose pour l'instant, mais elle y réfléchirai sérieusement, surtout si ça lui permettait de décrocher un vrai travail, même si ça n'était pas forcément un plein temps... Une lueur d'espoir s'installa dans son regard tandis qu'il lui parlait. Quand elle lui avoua se sentir très proche de lui alors qu'ils se connaissaient à peine, il réagit par la positive, non seulement en lui confirmant à l'oral qu'il ressentait la même chose, mais en plus en cherchant le contact physique, comme elle l'avait fait elle-même auparavant.

Elle retient un frisson quand il la frôla. Il aimait sa franchise, alors... tant mieux... Elle espérait de tout son coeur qu'il parviendrait à s'intégrer à son monde... ou plutôt, non, qu'il réussirait à l'en faire sortir pour l'intégrer au sien. Car son monde actuel était violent et malsain. Veronika s'y était embourbée, pataugeant dans la boue de désespoir qui l'empêchait d'avancer. Elle n'avait pas envie de le perdre. Mais tiendrait-il le coup, quand il apprendrai le reste de sa vie? Quand il comprendrai que ce qu'il avait vu ce soir n'était rien, comparé à certaines matinées où son estomac rejetait entièrement ce qu'elle avait bu la veille? Ou bien ces journées entières où elle ne parvenait même plus à supporter la lumière du jour tant elle était fatiguée? Supporterait-il qu'elle le repousse, s'ils se rapprochaient trop? Parce qu'elle le savait: elle finirai par le repousser, tôt ou tard. Elle avait déjà tellement peur de le briser. Quand, fatiguée, elle alla s'appuyer contre le dossier du canapé, Arthur s'approcha d'elle pour poser une main sur son épaule et la rassurer. Ils se reverraient, au moins demain, pour qu'il puisse s'occuper de ses affaires volées. Elle songea qu'il allait falloir qu'elle appelle un serrurier aussi, si elle voulait rentrer chez elle. Encore de l'argent à dépenser... argent qu'elle n'avait déjà pas suffisamment pour manger correctement. Mais elle y penserai plus tard. Chassant cette dernière pensée de sa tête, elle profita du contact physique une dernière fois pour cette nuit, posant sa main sur celle d'Arthur et approuvant qu'il était temps pour tous les deux de se reposer. Elle fut touchée qu'il l'autorise à rester même s'il n'était pas chez lui.

« Merci pour ta confiance. »

Puis elle le suivit des yeux quand il la quitta pour rejoindre sa chambre. Elle lui rendit son sourire, tendre elle aussi, quand il lui souhaita bonne nuit.

« Bonsoir... »

Puis elle s'allongea et ne mit pas longtemps à s'endormir, épuisée par la soirée. Quand elle se réveilla, elle était effectivement seule. Enfin, pas tout à fait. Jack l'avait rejointe et dormait contre ses jambes. Elle se redressa et caressa l'animal qui remua de la queue pour approuver son geste et il la suivit dans la cuisine, tandis qu'elle se servit un café. Elle prit le temps de le boire, installée sur le canapé, perdue dans ses pensées. Puis elle nettoya le mug et se dirigea vers la salle de bains où elle remit ses vêtements de la veille. Retournant dans le salon, elle prit soin de retirer le drap du canapé et de replier ce dernier. Elle ramena le tissus jusqu'à la chambre d'Arthur, le déposant sur le lit. Puis elle se dirigea de nouveau vers la cuisine, où elle avait repéré un paquet de post it. Sur l'un d'entre eux, elle écrivit un mot à l'intention du jeune homme. Court. Mais tellement sincère.

Merci pour tout.
J'ai une vie très compliquée. S'il te plaît, même si parfois tu as l'impression de ne pas tout comprendre...
Ne laisse pas tomber.
Tendrement,
Vi.


Le surnom qu'elle employa était celui que lui donnait Kyle... Elle ne l'avait jamais employé avec qui que ce soit d'autre. Elle soupira avant de se diriger vers la porte. Jack la suivit jusque là et s'assit. Il la regarda, tête tournée sur le côté. Veronika fit quelques pas vers lui, s'accroupit et caressa son cou.


« J'aime beaucoup ton maître. Vraiment. J'espère qu'on aura l'occasion de se connaître un peu mieux, lui et moi. Tu pourras me filer un coup de patte? Je suis une catastrophe en matière de relation quelconque, en ce moment. »

Comme pour approuver, Jack lui donna la patte. Elle rit et se releva, jetant un dernier coup d'oeil derrière elle avant de fermer la porte et de prendre la direction du commissariat, pour faire sa déclaration de pertes.

( rp clos )
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sans toi c'est comme le vide, y a plus personne qui me relève « J'aimerais pouvoir te dire que souvent je m'y perds, j'en ai assez d'écrire le pourquoi de cet enfer. Tourner les pages du livre: dis-moi à quoi ça sert quand on est droguée au rire qui nous servait de repère? Dans ma tête c'est la guerre .unbreakable »
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inner demons don't play by the rules (Arthur)

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