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 inner demons don't play by the rules (Arthur)

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─ Quartier : West Side. Un appartement sous les toits. C'est pas ce qu'il y a de mieux, mais au moins j'ai un endroit où dormir.
─ Emploi : Réception des commandes et rangement en rayons dans une petite épicerie en bas de chez moi à mi-temps & serveuse dans un café du côté de Little Italy les week-ends.
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MessageSujet: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Mer 11 Juil - 10:52


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Quand Veronika ouvrit les yeux, il faisait nuit noire et elle était dehors. Elle revint à elle avec difficulté et tenta de se redresser, sans succès. Son corps ne lui obéissait pas. C'était comme si elle ne parvenait plus à faire la connexion entre son cerveau et ses jambes. Ses bras, eux, tremblaient mais répondaient plus ou moins. Elle regarda autour d'elle. Où pouvait-elle bien se trouver ? Elle eut beau creuser sa mémoire, impossible de se souvenir de ce qui s'était passé pour qu'elle soit ici ce soir. D'ailleurs, quelle heure était-il ? Elle chercha son sac, mais ne parvint pas à mettre la main dessus. Super. Ses affaires avaient disparu. Heureusement, son téléphone était dans la poche de sa jupe. Elle saisit ce dernier et la lumière de l'écran lui agressa les yeux, qu'elle referma sous le choc, tournant la tête sur le côté. Elle tourna le regard avec difficulté pour lire 23h47. Très bien... Il était bientôt minuit et elle était dans une rue qui lui était inconnue, dans un état lamentable et elle ne savait pas pourquoi. Beaucoup trop groguie pour paniquer, elle fit une nouvelle tentative pour se lever. Cette fois-ci, elle y parvint. Son téléphone toujours à la main, elle jeta un coup d'oeil autour d'elle. Il n'y avait rien, dans cette rue. Seulement des containers à poubelles. Pas de portes. C'était un cul de sac. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là, bon sang ?

Alors qu'elle fit quelques  pas  en avant, elle réalisa que son chemisier était mal boutonné et que sa longue jupe noire (sa favorite, ouverte sur le côté) était mal placée. Elle mourrait de froid, alors que c'était une soirée d'été tout à fait normale. Elle remonta le gilet qu'elle avait sur les épaules et le plaqua contre elle, pas capable de remettre ses vêtements en place tant elle avait la tête dans le brouillard. C'est quand elle se retrouva sur le trottoir de l'autre côté de la rue qu'elle réalisa. South Side. La soirée. L'héroïne. Oh, nom de dieu. Elle souleva sa manche et en eut confirmation : on pouvait clairement voir la marque d'une aiguille. Sa respiration s'accéléra soudainement. Elle ne savait pas ce qui l'avait amenée à faire ça. Elle avait juste désormais sa propre image en tête, enfermée dans les toilettes de ce qui était probablement un bar, une seringue à la main et un garrot au bras. Faites que ça ne soit qu'un cauchemar. Réveillez-moi, par pitié, réveillez-moi ! Mais ça n'en était pas un. Baissant les yeux pour observer le reste de son corps, elle comprit pourquoi elle était si mal habillée. Le problème, c'était qu'elle ne se souvenait de rien. Elle ne savait plus qui l'avait touchée. Elle ne savait plus si elle l'avait voulu. Elle ne savait toujours pas où elle était ! Elle avala sa salive avec difficulté et fut soudain projetée sur le côté, violemment bousculée par un groupe de jeunes sur le chemin de qui elle se trouvait. Elle parvint par miracle à conserver son téléphone en main. De ses affaires personnelles, hormis ses vêtements, c'était la seule chose qu'il lui restait. Elle se releva tant bien que mal, sonnée et probablement toujours sous les effets de la drogue, vu sa difficulté à cerner le monde extérieur. Elle retourna finalement dans la rue d'où elle venait, pour se laisser glisser contre le mur.

Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer ?! Qu'est-ce qu'elle avait pu consommer d'autre ? Pourquoi en était-elle arrivée à faire une connerie pareille ? La drogue, elle connaissait bien et elle avait beaucoup lutté pour s'en sortir. Si elle n'avait, actuellement, aucune envie de se débarrasser de l'alcool, elle continuait en revanche de lutter contre le reste. En tous cas, c'était ce qu'elle avait toujours pensé. Mais visiblement, elle avait échoué. Elle fut soudain prise d'une panique terrible. Elle se mit à trembler et les larmes lui montèrent rapidement aux yeux. Elle plia ses jambes pour les ramener près d'elle et s'accrocha aux manches de son gilet. La rouquine se mit à pleurer, incapable de retenir ses émotions. Elle tenta de se reprendre en déverrouillant son téléphone. Il fallait qu'elle sorte de là. Elle était vulnérable. Il pouvait lui arriver n'importe quoi.

Elle chercha dans son répertoire téléphonique, mais elle ne savait pas à qui s'adresser. Elle ne voulait pas que ses amis la voient dans un état pareil. D'accord, c'était stupide, mais c'était hors de question. Alors qu'elle allait re-verrouiller son smartphone, son esprit lui rappela quelque chose. Elle défit la coque de protection : entre cette dernière et l'appareil se trouvait un morceau de papier, qu'elle déplia. Il y était noté un numéro de téléphone. Arthur. Le policier qui s'était occupée d'elle, le soir où elle n'allait vraiment pas bien et où elle était en cellule de dégrisement pour la énième fois. Il lui avait demandé d'appeler en cas de problème, pour ne pas la retrouver là-bas une fois de plus. Elle hésita un long moment avant d'inscrire le numéro dans ses contacts, plus encore quand il s'agit d'appeler. 00H45. Etait-ce vraiment une heure pour appeler un parfait inconnu ? Etait-ce franchement une bonne idée que d'appeler un flic pour une chose pareille ?! Sûrement pas. Et pourtant, elle suivit son instinct qui la poussait vers lui et elle téléphona.

« C'est Veronika. Je... Je suis désolée... Il est très tard, mais je... »

Elle crut que les mots allaient rester dans sa gorge, qu'elle allait paniquer et raccrocher. Mais elle prit une grande respiration.

« J'ai besoin de votre aide. Je ne sais pas ce qui s'est passé, ni où je suis, mais je ne me sens vraiment pas bien. »

Super, comme premier contact extérieur. Elle avait beau être terrorisée par sa réaction, terrorisée à l'idée qu'il la voie dans cet état, elle espérait de toutes ses forces qu'il allait lui tendre la main. Parce que s'il ne le faisait pas, elle ne savait pas vers qui d'autre elle allait se tourner.

@Arthur J. Jacobson voilà, voilà

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sans toi c'est comme le vide, y a plus personne qui me relève « J'aimerais pouvoir te dire que souvent je m'y perds, j'en ai assez d'écrire le pourquoi de cet enfer. Tourner les pages du livre: dis-moi à quoi ça sert quand on est droguée au rire qui nous servait de repère? Dans ma tête c'est la guerre .unbreakable »
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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Mer 11 Juil - 15:09

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Aujourd'hui, Arthur avait fait une connerie.

D'accord, ce n'était clairement pas la première qu'il faisait, mais du moins, c'était la première depuis un sacré moment. Il avait donné son numéro à une fille. Ou une femme plutôt. Mais pas n'importe laquelle ... Veronika Faure. Le plus drôle est qu'il lui a donné en sortant du commissariat. Il aurait pris sa déposition ? Non, pas vraiment. Elle avait besoin d'aide par rapport à des voisins ? Encore moins. Elle sortait de cellule de dégrisement. Et ce n'était pas la première fois.

Le policier était assis sur son canapé, à fixer le plafond et ressasser le geste qu'il avait fait. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi diantre avait-il fait ça ? Probablement parce que cette femme, il la voit depuis plusieurs fois avec son ravissant sourire triste et ses yeux bleus de braise arpenter ses couloirs dans le calme le plus serein. Que cela fait plusieurs fois qu'il se prend à la regarder dans sa cellule, le coeur lourd la voyant aussi triste. C'était sûrement ça. Elle était triste, il lui avait donné son numéro. Non mais quelle logique ! Le brun sortit un grognement en se redressant. Pearl sauta de ses genoux en râlant, ce chat ne pouvait définitivement pas finir sa sieste tranquille.

Ses pensées divaguèrent doucement sur sa vie, la télévision en fond diffusait le son et les images d'une série qu'il ne suivait plus depuis plusieurs minutes déjà. La tête complètement ailleurs. Pourtant, il n'arrivait pas à dormir, de toutes façons, c'était inutile vu son état inquiet. Arthur porta son attention alors sur la bouteille de bière qui trônait fièrement sur sa table basse, à peine entamée. Il la saisit pour en prendre en gorgée, comme pour s'occuper à nouveau.

Jetant un coup d'oeil à l'horloge située au dessus de la porte de sa chambre, celle-ci indiqua la triste heure de 00h44. Pourquoi espérait-il encore avoir un appel ou encore un message à une heure pareille ? En même temps, son téléphone ne le quittait plus depuis que le brun lui avait donné son numéro. Soudain, la sonnerie stridente de son téléphone portable le sortit de ses pensées. Sursautant, le jeune homme se jeta sur l'appareil qui rebondissait sur le coussin de son canapé. Le saisissant, il le leva devant lui : un numéro qu'il ne connaissait pas. Veronika ? Un instant de panique le saisit. Pourtant, il était tard, cela ne pouvait être personne d'autre. Jetant un regard circulaire, il trouva de l'aide dans le regard compatissant de Jack, son border collie. Le chien pencha la tête sur le côté et Arthur inspira un grand coup avant de décrocher :

« Oui allo ? ».

Sa voix était affirmée et claire. Peut-être trop d'ailleurs, mais Arthur n'y fit pas vraiment attention car ce fut des sanglots qui lui répondirent. Que se passait-il ? Ses doutes se confirmèrent, il s'agissait bien de Veronika. Sa voix était tremblante et visiblement, elle semblait avoir des ennuis. De gros ennuis. Finalement Arthur lui avait dit d'appeler en cas de pépin, il ne se doutait pas qu'elle le ferait vraiment mais que ces pépins se trouvaient être un vrai problème. L'inquiétude monta en flèche et son coeur s'emballait. Que lui arrivait-il ? Pourtant, le policier ne laissa rien transparaitre quand il reprit la parole, calme et assurée :

« Inspirez un grand coup, je vais vous aider. Mais pour cela, il faut que je sache où vous chercher. Il y a-t-il un panneau spécifique, une devanture de magasin particulière ou même un panneau de rue ? Je connais bien la ville, je pourrais vous trouver. ».

Arthur écouta attentivement les paroles saccadées de la jeune femme. Elle semblait vraiment dans un sale état. Pourtant ses indications lui indiquèrent un quartier et un endroit : South Side. Une grimace s'étira sur ses lèvres. Le quartier le plus chaud de la ville. Il fallait qu'il fasse vite, qui sait quelle genre de rencontre elle pouvait faire.

« Je vois où vous êtes, j'arrive tout de suite. Rappelez-moi si vous voyez quoique se soit de suspect. ».

Il était déjà entrain d'enfiler sa veste en cuir brune et de prendre ses clés lors de ses dernière paroles. Passant sa porte d'entrée au moment de raccrocher, il se rua sur sa voiture pour se rendre à l'endroit où se trouvait Veronika. Le quartier semblait quand même calme pour cette fin de soirée. Tant mieux, il aurait moins de choses à gérer. Même s'il n'était pas en service, le policier mettait toujours un point d'honneur à faire respecter la loi dans les rues. Son regard balayait la route, à la recherche d'une trace de la jeune femme quand il la vit, prostrée contre un mur. Il pilla pour se garer immédiatement et sortit en trombe immédiatement pour trottiner jusqu'à elle. S'agenouilla auprès d'elle, il tendit sa main pour remonter le menton de la jeune femme et d'une voix rassurante :

« Je suis là, vous ne risquez rien. ».

Ses yeux balayèrent le corps de la jolie rousse. Totalement débraillée, elle avait visiblement fait une mauvaise rencontre. A moins que ce ne soit plusieurs. Le coeur du jeune homme se serra et une colère noire l'envahit. Du GHB ? Les hommes pouvaient être de vrais chiens. Sa manche était encore soulevée et le policier expérimenté devina rapidement ce qui avait mis Veronika dans cet état, et ce n'était pas du GHB. Cela le surprit un peu, finalement, il le l'avait vu au poste que pour des cas d'alcoolémie et non pas de drogue. Arthur connaissait bien les effets de l'héroïne, non pas pour en consommer lui-même mais parce que c'était son boulot. Il fronça les sourcils. Pendant un instant, il hésita à appeler une ambulance, mais cela la mettrait dans une situation encore plus délicate. D'un geste, il porta ses doigts à son coup pour prendre son poul. Très rapide, mais rien d'alarmant. Elle semblait consciente même si sous le choc. L'overdose ne se laissait pas présager.

« De l'héroïne hein ? Vous semblez tenir le coup pour le moment. Une ambulance semble superflue. ».

Très analytique. C'était sa façon de gérer les situations, pourtant, il ne put s'empêcher de laisser s'échapper un sarcasme avec un sourire :

« Vous pouviez trouver un autre moyen d'attirer mon attention. » avant de reprendre « Je vous emmène, il faut vous mettre à l'abri. Et pas d'inquiétude, on ne va pas au poste. »

HJ : Alors, j'ai repris un peu la fin de ma fiche car elle se situait justement à ce moment précis


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Mer 11 Juil - 17:12


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Veronika était morte d'angoisse à l'idée qu'il refuse de l'aider. Après tout, il n'en avait pas vraiment de raison: il ne la connaissait qu'à travers ses soirées au poste de police et même si elle y était toujours calme et silencieuse, ils ne s'étaient réellement adressé la parole qu'une seule fois... Bon, d'accord, ça avait été très intense comme soirée. Elle avait éclaté en sanglots alors qu'elle était dans la cellule et il était venu lui porter secours. Ils avaient longuement parlé et finalement, elle s'était plus confiée à lui qu'à n'importe qui durant ces dernières semaines. Elle ne savait pas pourquoi, d'autant plus que raconter tout ça à un policier, ça n'était pas spécialement malin de sa part. Peut-être parce que c'était un inconnu, tout simplement et qu'elle ne pensait pas qu'il s'intéresserait véritablement à elle... ou alors, justement, peut-être avait-elle l'espoir, ce soir-là, que quelqu'un aille au delà de son apparence pitoyable du moment pour l'écouter. Toujours était-il qu'elle lui avait parlé et que cette nuit, c'était à lui qu'elle avait demandé de l'aide, alors qu'elle était en mauvaise posture. Sa voix assurée fit du bien à la jeune femme. Elle l'aida à se calmer un peu. Elle se releva pour chercher des indications autour d'elle, comme il le lui demandait. Elle pleurait toujours, mais elle parvenait à articuler tant bien que mal. Quand il lui dit qu'il savait où elle se trouvait, elle crut que ses jambes allaient lâcher, tant elle se sentit soulagée. Elle promit de garder son téléphone avec elle et de l'appeler si elle se méfiait de quoi que ce soit. Epuisée, elle retourna s'asseoir dans la ruelle.

Elle avait fermé les yeux pour tenter de se détendre lorsqu'Arthur gara sa voiture en face de l'endroit où elle se trouvait. Elle ne le vit pas arriver. Ca aurait pu être n'importe qui, qu'elle n'aurait pas pu réagir. Les effets de la drogue étaient toujours bien présents. Au delà de la faiblesse physique, qui l'avaient fait paniquer quelques minutes auparavant, l'héroïne procurait à son corps un bien-être qu'elle atteignait rarement. Elle luttait pour ne pas se laisser entraîner par cette sensation, relativement consciente qu'elle avait une connerie monstrueuse. Dieu merci, elle n'avait pas du prendre une dose trop forte, au vu de ses réactions. Quand le jeune homme s'agenouilla devant elle, elle sursauta, avant de réaliser qui il était et de se détendre immédiatement. Elle ne l'avait vu qu'au dernier moment. Il lui releva doucement la tête et elle le regarda avec des grands yeux complètement perdus.

Elle se laissa faire lorsqu'il lui prit son pouls. Elle n'avait pas envie de protester pour quoi que ce soit et de toutes façons, elle n'en aurait pas eu la force. Elle ne le quittait pas des yeux, comme si elle essayait de se raccrocher à son image pour ne s'évanouir de fatigue. Quand il lui parla d'héroïne et d'ambulance, elle parvint à articuler quelques mots.

« Je pense, oui... Si c'est ça... J'ai pas du prendre grand chose... Je serais incapable de vous parler, sinon... »

Parce que les effets de cette saloperie, comme de tant d'autres, elle les connaissait bien. Et si elle s'était envoyée une forte dose, elle n'aurait reprit conscience que bien plus tard. Elle savait les horaires auxquelles elle avait l'habitude de sortir et ça devait faire tout au plus 2h qu'elle était dehors, 2h30 peut-être. C'était probablement le fait qu'elle n'avait plus l'habitude qui faisait qu'elle ne se souvenait plus de rien. Ça et l'alcool... Car même si elle ne savait pas ce qu'elle avait consommé exactement, elle savait qu'elle avait bu. Elle ne passait plus une seule de ses soirées sans boire. Puis, contre toute attente, elle se mit à rire.

« Je me serais mieux habillée si j'avais voulu vous attirer. »

Lui dit-elle avec un sourire en coin, avant de baisser à nouveau la tête en passant la langue sur ses lèvres, terriblement sèches. Elle se rendit soudainement compte qu'elle mourrait de soif. Elle frémit lorsqu'il proposa de l'emmener avec lui. Mais il ne lui laissa pas le temps de s'inquiéter plus: pas question de passer par le poste de police. Même si elle ne comprenait pas pourquoi il faisait ça pour elle, elle lui en était particulièrement reconnaissante. Elle releva les yeux et lui sourit de nouveau, tristement, mais avec sincérité, tout en hochant la tête de bas en haut, acceptant ainsi de le suivre.

« Merci... »

Il dû l'aider à se relever et à marcher jusqu'à la voiture. Tremblante, elle tenait mal sur ses jambes et elle dut s'agripper à lui pour pouvoir avancer correctement. Quand il l'aida à s'asseoir dans la voiture, elle se laissa aller sur le siège, laissant ses genoux et sa tête contre la portière. Éreintée, elle ferma les yeux. Elle se sentait en sécurité. Pour l'instant, c'était tout ce qui comptait.


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Mer 11 Juil - 20:03

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Le sarcasme était une arme qu'Arthur utilisait souvent. Parfois pour blesser mais c'était surtout pour se détendre, lui et les autres. Cela lui permettait de ne pas toujours être sérieux, même dans des situations difficiles ou désespérées. Malheureusement pour lui, la plupart des personnes ne saisissaient pas forcément l'humour ou les doubles sens. Elle, elle le fit. Ce qui fit d'avantage sourire le jeune homme, qui renchérit, saisissant la perche :

« Roooh, le débraillé, ça a son côté sexy aussi. »

Il poursuivait sa remarque tout en glissant un bras dans le dos de la jeune femme pour l'aider à se relever. Passant son frêle bras autour de son cou, il la soutenait avec assurance, l'entrainement de la police lui donnant une force presque insoupçonnée. Puis elle était particulièrement légère. A son remerciement, il ne put s'empêcher de lui répondre :

« Non, c'est normal. Je ne pouvais décemment pas laisser une demoiselle en détresse dans les rues de South Side. »

La difficulté se révélait dans le fait de l'aider à garder l'équilibre pour les quelques pas qui les séparaient de la voiture. Celle-ci d'Arthur n'était pas très grande, avantage et inconvénient des Mini. Mais le jeune homme l'adorait, elle était presque tout équipée et son moteur était puissant. Puis pour se garer en ville, il n'y avait pas mieux face aux mastodontes des habitants américains. En soit, il n'avait pas de "famille" ou d'enfant à transporter. Une fois la demoiselle installée, il se mit à son propre volants et prit la direction de son appartement. Durant le trajet, Veronika avait les yeux dans le vague, les effets de sa soirée devaient encore être présents. Arthur décida de ne pas la déranger plus. Pourtant, il jetait de nombreux coup d'oeil, s'assurant qu'elle était toujours consciente. Ce fut le cas, jusqu'à ce qu'il ne se gare dans West Side, en bas de son immeuble. Celui-ci était sans prétention, mais il vivait au 4e étage. Heureusement que l'ascenseur était en état de marche. Une fois en bas, il descendit de sa voiture pour aller ouvrir la portière à Veronika et l'aider à descendre :

« J'habite au 4e étage. A cette heure-ci, je n'ai pas franchement d'autres endroit à vous proposer. Puis j'ai tout ce qu'il faut contre ... votre soucis de soirée trop animée. Il y a un ascenseur. »

C'était peut-être rapide et surtout peut-être qu'il pêchait par trop de confiance, mais il n'avait pas forcément d'autre endroit où l'amener. Chez elle ? Pas sûr que la mettre dans son environnement soit la meilleure décision si son monde l'avait mise dans cet état-là. Puis elle semblait ne pas avoir ses affaires et par extension ne pas avoir ses clés. A nouveau, il l'aida à bouger jusque dans l'immeuble et dans l'ascenseur qui mena au pas de son appartement. La laissant 2 minutes, il ouvrit rapidement le logement et s'y introduisit avec elle. Jack bondit du canapé en direction de la porte pour accueillir les nouveaux venus, joyeux, pourtant, il était dans le chemin :

« Doucement Jack ! Moi aussi je suis content de te voir, comme toujours, mais j'ai une blessée de guerre, alors fais place ! »

Arthur parlait très souvent à son chien. Ou à ses animaux. Il avait toujours l'impression que ceux-ci le comprenaient même s'ils ne parlaient pas la même langue. Et comme il s'y attendait, le chien comprit. Le border collie se rua dans le salon pour prendre place sur la bordure droite du canapé.

Arthur déposa Veronika sur l'autre partie du canapé pour se rendre dans la cuisine. Sachant qu'il valait mieux éviter les mélanges, il laissa les médicaments à la salle de bain, se contenta de sortir une bouteille d'eau de son frigo'. Heureusement, la température de son appartement était agréable, mais dans le doute, il attrapa aussi le plaid qui trainait sur un fauteuil et tendit le tout à la demoiselle.

Son appartement était cosy, d'une taille raisonnable pour un homme vivant seul, sa cuisine était ouverte sur le salon, salle à manger. Un mur de brique rouge décorait avec goût la grande salle. Arthur aimait les vieilles bâtisses avec du cachet. Une fois les précieux objets donnés à Veronika, le brun s'installa face à elle sur le fauteuil, les coudes posés sur ses genoux :

« Ce n'est pas grand chose, mais si vous avez besoin de quoique se soit, n'hésitez pas à demander. » un sourire compatissant s'étira doucement avant de reprendre : « Si vous le voulez et quand vous le voulez, je pourrais prendre votre déposition, notamment pour vos affaires disparues. ».

Chasser le flic et il revient au galop. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à proposer ou même à aborder, mais finalement, son boulot faisait partie intégrante de lui. C'était plus fort que lui.



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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Mer 11 Juil - 21:20


Veronika & Arthur
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La rouquine apprécia qu'Arthur garde le silence durant le trajet en voiture. Elle avait mal à la tête et elle n'aurait pas pu suivre une conversation. Le vrombissement rassurant de l'auto la calma doucement. Elle se laissa bercer par les mouvements du véhicule, fermant tantôt les yeux, les laissant suivre la route parfois. Elle croisa une fois le regard d'Arthur, qui veillait sur elle en silence et lui fit un sourire en détournant les yeux, toujours gênée par son état physique. Elle détestait qu'on la voie comme ça, finalement. Mais il ne jugeait pas. Il se contentait de vérifier qu'elle allait bien, enfin, aussi bien que possible dans une pareille situation. Elle reconnut les environs lorsqu'ils arrivèrent à West Side. Elle vivait par ici. Ca lui fit réaliser qu'étant donné qu'elle n'avait plus son sac, elle n'avait plus les clefs de chez elle non plus... Le quartier dans lequel s'engagea Arthur lui était inconnu, en revanche. Malgré la fatigue et la substance illicite qui coulait toujours dans ses veines, le regard de Veronika se fit plus curieux. Quand le jeune homme se gara et sortit de la voiture pour l'aider à se relever, elle regarda un instant autour d'elle, puis ramena ses yeux sur lui, avec un léger sourire.

« Je serai plus en sécurité ici que chez moi... »

C'était vrai. Son appartement n'était plus vraiment un refuge, notamment par rapport à l'alcool qui s'y trouvait. L'accès y était facile. Et malgré son état, elle se savait capable de boire encore, pour s'éteindre pour le reste de la nuit, quitte à oublier pour de bon le peu dont elle se souvenait actuellement, même si l'idée de ne pas parvenir à comprendre ce qui lui était arrivée était détestable. Elle tenta de concentrer ses pensées sur le fait de rester debout, pour le moment. Ce fut plus facile était donné qu'elle avait de l'aide. Aussi, c'est sur ce contact physique qu'elle se concentra, s'y raccrochant comme elle s'était raccrochée à l'image du visage d'Arthur tout à l'heure. Elle avait besoin de quelque chose de concret et il l'était.

Quand ils arrivèrent chez le policier, Veronika eut une surprise qu'elle apprécia beaucoup: il avait un chien, prénommé Jack. Un Border Collie. Elle avait toujours aimé ces chiens-là. Elle avait toujours aimé les chiens quels qu'ils soient, mais elle avait un attrait particulier pour les chiens de berger. Son visage s'illumina un peu plus.

« Oh, ce n'est rien, j'adore les chiens! »

Elle fut d'autant plus heureuse lorsqu'il l'installa dans le canapé, à côté de Jack. Elle passa timidement la main sur le flanc de ce dernier, qui l'observait avec beaucoup d'attention, avant de reporter la sienne sur Arthur, qui s’affairait dans la cuisine. Quand il revint avec une bouteille d'eau et un plaid, elle le remercia timidement et entreprit de poser le plaid sur ses genoux, plus par protection que par besoin de chaleur. Puis elle laissa aller son regard autour d'elle l'espace de quelques secondes, avant de boire avec délice quelques gorgées d'eau fraîche. Elle n'avait sans doute jamais autant apprécié l'eau qu'en ce moment même. Son regard revint rapidement vers le jeune homme, qui lui parla. C'était toujours un peu compliqué d'articuler correctement, mais ça allait un peu mieux, maintenant qu'elle était en sécurité et qu'elle avait pu se réhydrater. La rouquine répondit à son sourire.

« Vous avez déjà fait beaucoup... Merci. Infiniment. »

Cependant, quand il lui parla de prendre sa déposition, elle baissa les yeux et se retint de pleurer de nouveau. Elle avala sa salive avec difficulté.

« Qu'est-ce que je vous dirais? »

Elle le regarda de nouveau, les yeux embués de larmes.

« Je ne sais pas ce qui s'est passé... Je ne... »

Elle baissa de nouveau la tête en secouant la tête de gauche à droite. D'un geste de la main, elle ramena ses longs cheveux d'un côté de son cou. Geste nerveux. Il fallait qu'elle occupe ses mains.

« Je ne sais pas où j'étais exactement. Ni ce que j'ai fais. Ni avec qui j'ai... »

Veronika posa la bouteille à côté d'elle et se positionna de manière à avoir les coudes sur ses genoux, puis elle prit son visage entre les mains. Incapable de continuer à parler, elle retint difficilement un sanglot. Elle avait terriblement honte d'elle. Elle se trouvait dans l'appartement d'un inconnu, qui lui avait porté secours, alors que son travail était de ramener les gens comme elle en cellule. Il aurait pu lui tourner le dos, mais il lui avait tendu la main. Et la seule chose qu'elle parvenait à faire, c'était... rien, elle ne parvenait à rien faire, justement. Sa mémoire refusait de revenir. Elle était complètement perdue.

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Jeu 12 Juil - 1:58

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Comme il s'y attendait sa proposition de déposition ne fut pas bien acceuillie. Pire même, c'était une erreur de sa part qu'Arthur se promit de ne pas répéter. Et de réparer surtout. L'instant d'après, elle se retrouvait dans la même position dans laquelle il l'avait trouvé dans sa cellule la dernière fois. Les mains qui cachaient son si joli visage, essayant de contenir les larmes qui menaçaient de tomber. Le fauteuil était suffisamment proche de la jeune femme pour qu'il puisse l'atteindre. Tendant le bras, il déposa une main compatissante sur son épaule.

« C'était idiot de ma part. Et très maladroit surtout. J'en suis infiniment désolé. Vous devez d'abord reprendre vos esprits avant d'entreprendre quoique se soit. »

Face à une personne lambda et au poste de police, il aurait conseillé à la victime de se rendre dans un centre de dépistage le plus rapidement possible. Mais clairement, ici, alors qu'ils n'étaient que tous les deux, il n'en avait tout simplement pas le courage. Un temps pour tout. Caressant doucement l'épaule de la rouquine, il essayait d'être le plus rassurant possible. Jack s'approcha alors un peu plus de la demoiselle et glissa son museau sous son bras, réclamant des caresses. Les animaux sentaient toujours les émotions humaines. Arthur le savait bien et il envoya un sourire de reconnaissance à son chien. Heureusement qu'il était là. Au moins, il n'était pas seul pour essayer de calmer Veronika. Il leur laissa le temps de faire connaissance avant de reprendre :

« Une douche vous ferait sûrement du bien, je vais vous préparer une serviette. », avant de se lever pour se rendre dans sa salle de bain pour installer une serviette le long du lavabo, « Vous pouvez vous servir de tout, prenez votre temps. »

La demoiselle devait encore reprendre un peu de force avant de pouvoir tenir sous l'eau chaude. Après une journée éprouvante, Arthur pouvait passer des heures sous l'eau. C'était un élément qu'il affectionnait particulièrement bien. Des années de natation derrière lui avait laissé une musculature bien utile pour son boulot. C'était son petit côté flic ou alors son côté orgueilleux qui le faisait agir ainsi. Non pas qu'il obligeait la jeune femme, mais il préférait prendre les choses en main. La laissant encore, il se rendit dans sa chambre pour y prendre des draps, il devrait défaire son canapé qui lui servait de clic-clac. Une chambre d'ami ? Arthur était peut-être lieutenant, mais la salle qui pourrait en faire office lui servait de bureau et il en avait bien besoin. Cette salle était d'ailleurs fermée à clé, un bon nombre de dossier importants et confidentiels s'y trouvaient encore. Et puis, sa salle de vie était suffisamment grande pour y accueillir un régiment. Il revint prêt du canapé avec les fameux draps et un oreiller, il déposa le tout sur la table basse après y avoir bougé la bouteille d'eau. Finalement, le brun était un homme de geste et d'action. La demoiselle n'était déjà plus sur le canapé, il en profita pour le déplier et y installer tout ce qui fallait. Jack y sauta avec envie avant de s'y rouler. Pearl, son chat, était encore allongé en haut de la bibliothèque et les regardait de son oeil blasé.

« Descends de là espèce de petit fou, tu ne voudrais pas mettre encore plus de poils partout ? Les draps sont encore propre en plus. »

D'un geste de caresse, il fit descendre l'animal qui se précipita dans sa propre chambre. Toute cette animation l'avait énervé, mais finalement, il était aussi fatigué que les humains dans cet appartement. En même temps, il était déjà tard. Quand Veronika ré-apparut, le brun lui proposa :

« Si vous voulez, je peux vous sortir un t-shirt, ce sera toujours plus confortable que vos vêtements. Une bonne nuit de sommeil vous rendra peut-être vos souvenirs ou au moins vous permettra de vous sentir mieux et d'y voir plus claire. Si vous avez besoin de quoique soit, il ne faut pas hésiter. Je suis là pour vous. »

Finalement, il ne voulait s'imposer dans sa vie. Ce qu'elle faisait en soirée ne regardait qu'elle, même si la curiosité du jeune homme était palpable. Mais il la respectait beaucoup trop pour la presser et surtout, il était beaucoup trop tôt. Il l'avait bien remarqué quand il lui avait proposé de prendre sa déposition ...



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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Jeu 12 Juil - 7:07


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Elle sentait qu'elle allait craquer de nouveau. Les larmes étaient coincées dans sa gorge, elle tentait de se maîtriser pour ne pas pleurer encore, mais la question d'Arthur l'avait profondément perturbée. Elle ne se souvenait toujours de rien. En temps normal, ça ne l'aurait pas gênée: combien de fois s'était-elle réveillée dans son lit sans se souvenir de la veille? Mais elle était chez elle. Cette nuit, c'était en pleine rue qu'elle avait reprit conscience. Droguée. Avec pour seule certitude celle de s'être planté une aiguille sous la peau. Elle avait probablement eu une (ou plusieurs?) relation(s) sexuelle(s) également, si elle se fiait à ses vêtements mal ajustés. Mais avec qui? Et en pleine rue? Était-elle vraiment tombée si bas?

Alors que soudainement, elle eut envie de fuir, de sortir en courant, de s'éviter une confrontation avec Arthur s'il ne comprenait pas pourquoi elle ne répondait pas, elle sentit une main sur son épaule. Elle ne bougea pas, mais une fois de plus, elle concentra son attention sur ce détail. Le jeune homme n'en avait évidemment aucune idée, mais Veronika était quelqu'un de particulièrement tactile. Le contact physique, elle en avait besoin. Elle s'en nourrissait. Très câline, elle n'avait jamais eu aucun mal à se blottir contre les gens qu'elle aimait. Comme pour appuyer son propriétaire, Jack vint quémander des caresses. Il tira un sourire à la rouquine qui posa sa tête contre celle du chien, tout en le gratifiant de caresses sous le cou. Voilà pourquoi elle aimait tant les animaux. Pas besoin de paroles. Jamais de jugements. Ils se contentaient d'être là, inlassablement. Elle releva les yeux lorsqu'elle entendit parler d'une douche. Elle n'allait pas refuser la proposition. Au vu de son état, c'était indispensable. Ça l'aiderait à reprendre un peu contenance, au moins. Quand le contact physique se brisa alors qu'il se levait, Veronika en souffra presque. Pour ne pas le montrer, elle se leva à son tour, alors que le policier disparaissait dans sa chambre.

Elle se dirigea vers la salle de bains et entreprit de se regarder dans le miroir. Elle était pâle. Elle avait l'air tellement fatiguée qu'elle se demandait comment elle pouvait encore tenir debout. Elle n'avait plus rien de la rousse incendiaire qui aimait tant séduire Simon. Elle n'avait plus grand chose d'elle-même. Ses yeux se baissèrent vers son bras, où se trouvait la preuve qu'elle s'était piquée. Elle y passa ses doigts, comme si elle découvrait son propre corps. Les effets de la drogue se calmaient doucement. Quand on prenait de l'héroïne, il fallait entre 3h et 6h pour que ces derniers se dissipent, suivant la dose et suivant la concentration de celle-ci. Elle savait qu'elle s'apprêtait à affronter le plus dur: la descente. Et ça la terrorisait. Elle se souvenait plus que bien de ses nuits à tourner en rond dans son lit, paniquée pour rien. Des nausées atroces. De cette sensation qu'elle allait y passer, tant son corps réclamait un sommeil qu'elle ne parvenait pas à lui donner. Et puis cette profonde tristesse, présente à chaque fois. C'était de ça dont elle avait le plus peur. Certaines descentes avaient été atroces pour elle. La drogue, elle s'y était très vite accoutumée et en vivant dans la rue, avec un corps comme le sien et un tel caractère, elle lui avait été très simple à trouver. Elle n'avait jamais vraiment aimé ça, finalement. Lors des séances avec les psychiatres du centre de désintoxication, elle en avait déduit que plus que pour prendre son pied, c'était par envie de mourir à petit feu qu'elle consommait. Parce qu'elle n'avait jamais réussi à retourner une arme contre elle, ou à se trancher les veines, ou tout simplement à sauter d'un pont. Sa prise de consommation cette nuit allait de paire avec son désir de plus en plus profond de mettre un terme à tout ça... pour de bon... une fois de plus, elle fut tirée de ses pensées par Jack, qui était visiblement monté sur le canapé sans autorisation. Elle sourit et sortit de la salle de bains pour rejoindre Arthur. Il lui proposa de lui prêter un t-shirt pour dormir. Elle réalisa alors beaucoup mieux à quel point il était en train de lui sauver la vie. Elle avait un toit pour dormir cette nuit et celui à qui il appartenait ne se préoccupait de rien d'autre que de la faire se sentir mieux. Peu importait la raison pour laquelle il faisait ça, c'était quelque chose que Veronika n'était pas prête d'oublier. En un sens, il lui rappelait un peu Kyle... Il avait agi de manière similaire, voilà quelques années. Chassant l'image de l'homme qu'elle aimait toujours malgré sa mort de son esprit, elle répondit à Arthur avec un sourire. Ce dernier était de plus en plus présent, petit à petit. Elle se détendait vraiment.

« Avec plaisir, oui. »

Et tandis qu'elle attendait qu'il revienne avec le t-shirt, elle observa un peu l'appartement. Il était beau, bien entretenu et le mur de pierres était magnifique. Elle s'en approcha et y fit courir ses doigts, suivant les contours des roches qui le composaient. Le toucher. C'était vraiment le sens qu'elle utilisait le plus. Elle se retourna lorsqu'elle entendit la voix d'Arthur, qui lui tendait le vêtement promis. Elle le saisit.

« Merci. Je ne serai pas longue. »

Contournant le jeune homme pour rejoindre à nouveau la salle de bains, elle referma la porte derrière elle, sans prendre la peine de la verrouiller. Elle n'aurait pas su dire pourquoi, mais elle ne s'inquiétait pas. Elle se déshabilla, prenant soin de replier correctement ses vêtements, qu'elle déposa sur un meuble. C'était ce qu'elle devrait porter pour repartir demain. Autant faire en sorte qu'ils ne ressemblent pas à des guenilles. Puis elle alluma l'eau chaude et s'y glissa en dessous. Le contact avec sa peau lui tira un gémissement, à la fois de soulagement et de douleur. Elle ferma les yeux, appréciant vraiment le moment. Une vingtaine de minutes plus tard, elle terminait d'éponger ses longs cheveux, qu'elle avait profité pour laver afin de se débarrasser de l'odeur de l'alcool qui les imprégnait. Elle les coiffa rapidement à l'aide de ses doigts, juste pour les démêler et elle enfila le bas de ses sous-vêtements ainsi que le t-shirt d'Arthur. Il était beaucoup trop grand pour elle, mais elle s'y sentirai à l'aise pour la nuit. Elle constata en baissant les yeux que ses jambes étaient couvertes de bleus. La faute à un de ses derniers combats illégaux, qui s'était bien mal terminé. Sans l'intervention de Simon, elle y serait probablement passée. Elle en portait les traces au niveau de l'abdomen également, mais ça ne se voyait pas. Elle soupira. Elle n'était plus à ça près avec Arthur, de toutes façons.

Sortant timidement de la salle de bains, elle se dirigea vers le jeune homme, qui l'attendait dans son salon, assis sur le fauteuil, visiblement soucieux de savoir si elle se sentait mieux. Pour la première fois depuis qu'il était venu la chercher, ce fut elle qui s'avança vers lui. En silence et avec tendresse, elle posa une de ses mains sur le visage du policier, tournant la tête sur le côté, pour lui dire à nouveau, dans un murmure:

« Merci. »

Elle l'avait remercié plusieurs fois déjà mais ce merci là avait une autre saveur. Douce. Délicate. La jolie rousse était soudainement très loin de ce qu'elle avait montré à Arthur jusqu'à présent. Elle n'était plus qu'affection et reconnaissance. Elle recula pour aller s'installer sur le canapé, se glissant sous le drap, posant sa tête sur l'oreiller. Son regard était toujours posé sur le policier.

« C'est maintenant que ça me fait le plus peur... »

Elle soupira et détourna le regard.

« Ça faisait des années que je n'avais plus rien pris... Mais je me souviens trop bien des descentes. Elles ont rarement été faciles. »

Elle lui avouait ainsi que ça n'était pas la première fois qu'elle se droguait, mais que c'était la première depuis longtemps. Elle sentait déjà la nausée remonter le long de son estomac et elle ferma les yeux, fronçant les sourcils, priant au fond d'elle pour ne pas être vraiment malade à la suite de tout ça.

HJ: pour l'anecdote, vu ce dont on parlait hier, j'ai écris l'intégralité de ce RP avec le smartphone ^^

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Jeu 12 Juil - 14:30

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Au fur et à mesure de leurs échanges, Arthur sentait que Veronika se sentait un peu mieux. Elle souriait plus et se détendait. Quand elle répondit à l'affirmatif à sa proposition de pyjama du système D, il lui rendit son sourire avant de lui répondre rapidement :

« Je vais vous chercher ça. »

Une fois dans sa chambre, il ouvrit en grand sa penderie pour faire son choix. Jack posé sur le lit le regardait avec insistance, pensant que son maitre allait enfin se coucher. Cherchant du regard son étagère à T-shirt, Arthur piocha dans le tas pour en trouver un simple bleu marine. Suffisamment grand pour qu'elle soit à l'aise et souple pour être agréable à porter. Il se dit alors qu'elle n'allait pas garder sa jupe fendue pour dormir et voudrait quelque-chose qui la couvrirait plus que son propre sous-vêtement. Le jeune homme hésita un instant. Ses pantalon de jogging seraient définitivement trop grand. Il prit alors un caleçon bien plié dans un tiroir, noir et neutre. Revenant dans le salon, il lui tendit les vêtement et la laissa prendre possession de la salle de bain. Entendant le bruit de l'eau qui se mettait à couler, Arthur se rendit dans son espace cuisine pour se faire couler un café. Il en avait besoin avec la nuit qui s'annonçait. Comme à son habitude, il lui mis une bonne dose de lait et du sucre. Chose qu'il ne faisait pas souvent au boulot, déjà parce que le stock de lait y passerait mais parce qu'il pouvait se faire charrier parfois. Le flic détestait cette mentalité, ces codes à la con qui disaient qu'un vrai homme ne buvait que son café noir. Cela lui avait valu de prendre un de ses collègues par le col une fois. Et voulant ensuite éviter plus d'incidents, il se contentait de la machine à café.

Ne voyant toujours pas arriver son maitre, Jack bondit à nouveau au sol pour le retrouver dans le salon. Ne comprenant pas forcément l'origine de tous ces aller et retour. Alors que le jeune homme s'en retourna sur son fauteuil, il sourit à son chien pour lui dire :

« Et oui mon p'tit père, c'est une soirée un peu spéciale. Va falloir être sympa et patient surtout. »

Le border collie pencha la tête sur le côté avant de venir se poser à ses pieds. Bon, d'accord, il avait l'air de comprendre. Le brun but une gorgée de café avant de poser son mug sur la table basse. Il joignit ses mains et ses sourcils se froncèrent, il espérait que les choses allaient s'arranger. C'est alors que la jeune femme revint et à son grand étonnement, elle s'approcha de lui pour lui posait une main sur la joue. Ne s'attendant pas à un contact, le jeune homme leva rapidement les yeux vers elle. Arthur n'était pas très tactile. Non pas parce qu'il n'aimait pas ça, mais pour lui chaque geste ou même contact avait une certaine importance. On ne touchait pas les gens pour rien. Alors ces doigts sur son visage eurent un effet électrisant. Il plongea son regard dans les iris bleus de Veronika et sans forcément y penser, son sourire revint de lui-même. Profitant un maximum de ce contact, il ne fit absolument rien pour le rompre et quand ses doigts quittèrent sa peau ce fut comme un déchirement. Ce fut un moment particulier. Une connexion s'était crée et le policier voyait un autre visage de la jolie rousse.

Elle se glissa alors sous les draps et lui livra ses doutes et ses peurs. Mais surtout, elle se livrait encore davantage. Pourtant son regard se détourna, comme si elle en avait honte. Arthur en avait vu d'autres, il se pencha alors pour reprendre sa tasse et reprendre une gorgée. Il préférait être honnête avec elle, même si sa voix se voulait toujours posée et rassurante :

« Malheureusement, il y a peu de chance que ce le soit. C'est un peu mon boulot aussi, mais visiblement votre dosage a été correcte, les retombées seront peut-être limitée. »

S'installant plus confortablement dans son fauteuil, son regard se posa à travers sa grande fenêtre qui donnait une vue plutôt agréable sur le parc en face de chez lui, même de nuit.

« En espérant que ce soit bien la première et dernière reprise. » son regard retourna sur la rousse « Je vais rester là, veillez un peu sur vous. Non pas que cela soit un fantasme de regarder une jolie femme dormir, mais vous allez peut-être avoir besoin d'aide, si votre corps ne réagit pas bien. Cela faisait combien de temps que vous n'en aviez pas repris ? »

Ce n'était peut-être pas la meilleure des conversations, mais Arthur espérait tout de même en apprendre plus sur Veronika. La conversation qu'il avait eu en cellule de dégrisement lui avait déjà appris que sa situation n'était pas envieuse. Qu'elle s'était embourbée dans une vie qui la menait à bout. Le jeune homme entendit la réponse de la rousse, avant de hocher la tête à la réponse. Continuant de boire son café, il voulait changer un peu de sujet. Jack se mit alors à ronfler à ses pieds.

« Alors comme ça vous adorez aussi les chiens ? On a plus de points communs que prévu on dirait. » peut-être un peu trop bateau « Si ces ronflements vous dérangent, dites le moi, il ira dormir dans ma chambre, je pense que le lit ne le dérangera pas. »


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Jeu 12 Juil - 17:50


Veronika & Arthur
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Veronika fut heureuse qu'Arthur ne repousse pas son contact. Certains n'appréciaient pas forcément ça. D'autres ne comprenaient pas l'importance qu'elle donnait à certains de ses gestes. En la regardant dans les yeux et en lui souriant, presque tendrement, elle vit qu'il avait comprit le message. Lorsqu'elle s'allongea pour se confier un peu sur sa peur de la suite, il fit ce qu'elle avait déjà apprécié une heure auparavant: il ne lui mentit pas. Il resta doux, mais sincère. Oui, elle allait souffrir. C'était comme ça. Ça faisait partie des risques. La drogue possédait un revers de la médaille particulièrement cruel et elle allait le sentir passer. Son boulot... Ouai. Pas étonnant qu'il ne la juge pas, finalement. Il connaissait tout ça. C'était quelque chose dont elle pouvait parler. Elle n'en avait pas spécialement envie ce soir, mais elle lui devait bien de répondre à ses interrogations. Un frisson la parcourut lorsqu'il lui fit part de son espoir que ce soit la dernière reprise. Elle se recroquevilla légèrement sur elle-même.

« Ça, je vous le garantis. Je crois que je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. »

Elle mit quelques secondes avant de répondre à la question qui suivit. Non pas parce qu'elle ne le voulait pas, mais parce qu'elle n'y avait jamais vraiment réfléchi.

« Ça doit faire environ cinq ans... J'ai beaucoup lutté pour en sortir, à l'époque. J'y étais très addict. L'héroïne n'était pas celle que je prenais le plus, j'ai toujours préféré les stimulants. La cocaïne, en particulier. Je vivais dans la rue, alors il me fallait de quoi tenir le rythme... L'héro, c'était quand vraiment je n'arrivais tellement plus à survivre, qu'il fallait que je m'assomme. Avec l'alcool, ça aurait pu faire d'énormes dégâts. J'ai eu de la chance, comparé à certains de mes amis... C'est un homme qui m'en a sorti et qui m'a permis d'aller en centre de désintoxication. »

Elle marqua un pause et essuya avec un pan du drap une larme qui coulait sur sa joue. Kyle. C'était tellement, tellement difficile de parler de lui. Elle ne s'était jamais remise de son départ. Et elle ne savait pas si elle allait pouvoir se remettre de sa mort. Elle n'avait même pas d'endroit où se recueillir, pour lui parler un peu. On ne prenait pas la peine d'enterrer les gangsters. On faisait disparaître leurs corps, pour faire disparaître les preuves. De toutes façons, on considérait qu'ils ne manqueraient à personne. Sauf que Kyle lui manquait atrocement à Veronika, chaque jour de sa vie. Incapable d'aller plus loin, elle fut reconnaissante à Arthur de changer de sujet. Elle regarda Jack qui dormait aux pieds du jeune homme, puis revint sur lui avec un nouveau sourire.

« Oui. Ils font de fabuleux amis, quand on vit dehors. Certains de mes compagnons de route en avaient et leur présence m'a toujours beaucoup rassurée. J'espère pouvoir un jour aller suffisamment mieux pour en adopter un. Ou rencontrer quelqu'un qui en a un, pourquoi pas... »

De nouveau, ses yeux firent un aller-retour entre Jack et son maître.

« Les Border Collies sont mes chiens favoris depuis que je suis toute petite. J'ai toujours aimé leur intelligence et leur sensibilité. »

Elle sentait que le sommeil la rattrapait vraiment. Elle avait du mal à garder les yeux ouverts, désormais. Elle se laissa aller, rejoignant les bras de Morphée en quelques minutes tant elle était épuisée.

La suite était à prévoir: une petite heure plus tard, elle se réveilla. Mais ce ne furent pas les retours de la drogue qui en furent responsable. Elle se réveilla en sursaut, tremblante et visiblement très angoissée. Elle se redressa dans le canapé, ramenant ses genoux contre elle dans un réflexe de protection. C'était une chose qu'elle faisait souvent. Sa respiration était saccadée. Elle regarda Arthur, qui avait tenu sa promesse de rester près d'elle.

« Pardon... si je vous ai réveillé... J'ai fais un cauchemar... »

Et il devait être sacrément horrible, ce cauchemar, pour qu'elle se réveille dans un état pareil. Ses cheveux lui tombaient devant les yeux, mais elle ne s'en souciait pas. Elle tentait de chasser cette image qui la suivait partout. Elle faisait constamment le même rêve. Chaque nuit depuis des semaines. C'était une des raisons de sa fatigue: elle dormait si mal qu'elle ne parvenait plus à récupérer.

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Jeu 12 Juil - 21:57

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

HJ : Bon, la réponse va peut-être être plus courte, mais on rentre dans le dialogue ;)

La jolie rousse lui répondit à l'affirmative quand il lui exprima son espoir que ce soit sa dernière prise. Comme si elle avait compris la "leçon", le jeune homme lâcha un soupire de soulagement intérieur. Après tout, une expérience aussi traumatisante pouvait être un gros coup de massue, suffisant pour ne pas recommencer. Comme lorsqu'un enfant touchait une zone brûlante pour la première fois. Elle lui raconta alors une partie de son histoire avec la drogue. Arthur l'écoutait attentivement, même s'il avait été formé pour cela, la situation de Veronika le préoccupait sérieusement. Surtout que visiblement, elle avait enchainé beaucoup de choses différentes. Des expériences toutes plus différentes les unes que les autres visiblement. Arthur ne jugeait pas. Pour avoir côtoyer nombre de personnes droguées, il comprenait leur psychologie. Même s'il n'avait jamais touché aux plus dures d'entre-elles. Cela l'avait toujours effrayé pour lui. Donc, il ne connaissait pas leurs effets concrètement mais il pouvait très bien les imaginer.

« Je comprends. Il y a des situations ... Où les choix sont limités. Et pour en sortir, il faut faire preuve de beaucoup de courage. Heureusement que cet homme était là pour vous alors et que vous avez eu la force et la patience de tenir. »

Finalement, Arthur était heureux d'avoir changé de sujet. Surtout que la jeune femme semblait vraiment tenir aux chiens. Et aux animaux de façon plus générale ce qui le ravissait. Le brun les adorait. Il en était passionné depuis qu'il était petit et s'il ne s'était pas engagé dans les forces de l'ordre, il aurait tout fait pour être vétérinaire ou éducateur canin. Pendant son temps libre, il prenait de nombreux cours avec Jack. Cette discussion semblait aussi révélé des parties du passé de Veronika. Elle avait donc été à la rue un moment. Une situation jamais facile. Qui expliquait aussi ses dérives et expériences chimiques. Plus il en apprenait sur elle et plus le jeune homme était touché. Il était visiblement face à une personne fracassée par la vie mais qui pourtant tenait bon, malgré toutes les crasses qu'elle avait pu endurer. Et il admirait cela profondément. Cela le rendait assez humble sur sa propre vie et sur sa propre situation.


« Les chiens de berger, en général, sont mes chiens préférés. Leur douceur et leur amour sont palpables. Ce pauvre bougre vient d'un refuge, il a 4 ans, c'est encore un fringuant jeune chien. Par le passé, ma famille avait un berger australien. On a toujours aimé les animaux chez nous. Heureusement qu'ils étaient là d'ailleurs ... »

Il laissa pourtant sa phrase en suspens. Arthur n'aimait pas trop parler de sa famille. Les relations étaient tendues. Son regard s'égara légèrement avant qu'il ne revienne à lui :

« Vous avez raison, Jack me le montre tous les jours d'ailleurs, même s'il fait encore quelques bêtises. »

Mais avant qu'il ne puisse continuer sur sa longue tirade d'amour pour ses animaux, le jeune homme remarqua que Veronika avait fermé les yeux. Souriant face à cette situation touchante, il était rassuré de voir qu'elle avait réussi à s'endormir aussi facilement. En même temps, il était déjà tard et ses mésaventures violentes et fatigantes l'avaient probablement épuisée. Arthur attrapa le livre qu'il avait laissé sur la table basse pour reprendre sa lecture. Mais à peine avait-il lu un chapitre que ses yeux se faisaient définitivement lourds. Le calme de l'appartement n'aidant pas, il sombra dans un sommeil profond, la tête sur le côté et le livre sur son torse.

Un grincement violent le réveilla presque une heure plus tard en sursaut. Le clic-clac avait été remué. Jack aussi bondit ses pas et s'écarta, intimidité. Peut-être était-ce ses réflexes professionnels mais le jeune flic balaya la pièce du regard immédiatement pour voir une Veronika sans dessus-dessous. Comprenant rapidement la situation, il se leva d'un bond pour se retrouver assis à son niveau. Et dans un réflexe protecteur il entoura la jeune femme de ses bras pour la prendre contre lui et la calmer :

« Tout va bien. Je suis là. Pas besoin de vous excuser. »

Malgré lui, il faisait prolonger ce contact. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas serrer quelqu'un de cette façon. Finalement, elle lui avait fait un peu peur et c'était aussi une façon pour lui de se calmer en même temps qu'elle. Sa main glissa dans son dos et son nez dans ses cheveux. Attendant que le rythme cardiaque de Veronika ne revienne à des battements plus normaux, il se détacha légèrement, même s'il l'avait toujours dans ses bras.

« Il devait être bien violent ce cauchemar. Envie d'en parler ? On dit que ça aide à les faire passer. »

Sa propre mère lui faisait aussi raconter ses cauchemars quand il était petit. Non pas par sadisme, mais tout simplement parce que cela permettait de les rationaliser et donc de les contrer. Pour l'avoir déjà expérimentée, Arthur confirmait que cette technique fonctionnait bien. Il espérait ainsi calmer davantage la rouquine et finalement en apprendre encore davantage sur elle. Même s'il réalisa qu'il était peut-être allé trop loin, pourtant cette proximité lui plaisait tellement :

« Je ... Je suis désolé. Loin de moi l'idée de vous embêter avec ça. »

Il allait amorcer un mouvement pour s'écarter mais il ne le put vraiment ...


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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Ven 13 Juil - 8:23


Veronika & Arthur
inner demons don't play by the rules

Elle eut tout juste le temps de s'excuser d'avoir à la fois réveillé Arthur et Jack en sursaut, que le jeune homme s'était avancé d'un bond pour la prendre dans ses bras. D'abord décontenancée, elle ferma les yeux lorsqu'elle sentit sa main descendre contre son dos et son visage se poser contre ses cheveux. Elle avala sa salive et reprit doucement une respiration normale, rassurée par la présence du jeune homme. Elle ne comprenait pas bien pourquoi il avait un tel impact sur elle. Ils ne se connaissaient pas. Le seul moment qu'ils avaient partagé ensemble, c'était dans cette foutue cellule. Une fois calmée, il lui demanda si elle voulait parler de ce dont elle avait rêvé. Elle ne répondit pas de suite. Elle connaissait par coeur ces images qui la torturaient la nuit. Mais est-ce que ça valait vraiment la peine d'en discuter avec un parfait inconnu? Elle sentait qu'il avait vraiment envie de s'occuper d'elle et elle était morte de peur. Il avait l'air d'être quelqu'un de bien, avec une vie bien rangée qu'il aimait. Elle ne voulait pas l'entraîner avec lui. Surtout pas si ça impliquait de compliquer son boulot. Et puis ça la mettrait certainement en danger, elle aussi, si elle se livrait trop à lui. Il était flic, merde! A quoi elle pensait? Il dut probablement sentir qu'elle hésitait vraiment, parce qu'il s'excusa d'être allé trop loin et s'apprêta à se détacher d'elle. Cette fois-ci, c'est le fait qu'il s'éloigne qui la paniqua. C'était un beau bordel d'émotions, dans la tête de Veronika. Elle posa une main sur la jambe d'Arthur, plus vivement qu'elle ne l'aurait voulu.

« Non ! »

Elle retira sa main et le regarda, le suppliant des yeux de rester près d'elle. Comme pour lui confirmer qu'elle ne voulait pas qu'il s'en aille, elle se retourna doucement, laissant ses genoux aller contre la jambe du jeune homme.

« Non, ça va. J'aime bien quand vous êtes là. »

Elle lui fit un sourire et tourna le regard vers la cuisine, à laquelle elle faisait face. Veronika n'était pas vraiment connue pour être timide. Surtout pas quand elle avait confiance. Et, bien malgré elle, elle ressentait une certaine confiance vis à vis d'Arthur. Elle savait qu'elle l'engagerai dans une situation catastrophique si jamais elle se rapprochait de lui, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne voulait pas qu'il parte. Elle prit une grande respiration et décida de se confier un peu plus.

« C'est difficile à raconter... »

Elle chercha du soutien en plongeant ses grands yeux bleus dans ceux d'Arthur, qui l'encouragea silencieusement à continuer. Alors, elle se lança.

« L'homme que j'ai évoqué tout à l'heure. Son prénom, c'était Kyle. »

C'était. Rien que dire ces quelques mots, de parler de lui au passé, fit monter les larmes dans les yeux de Veronika. Elle baissa la tête mais continua.

« Quand il m'a ramassée dans la rue, j'étais dans un état lamentable. J'ai frôlé l'overdose, ce jour-là et lui... ben, il a fait un peu comme vous cette nuit, en fait. Il m'a ramenée chez lui pour ne pas qu'il m'arrive quelque chose. »

Elle sourit tristement à l'évocation de ces souvenirs.

« Il m'a aidée gratuitement. Je me suis de suite attachée de suite à lui, comme il s'est attaché à moi. Je lui ai mené une vie d'enfer les premiers mois. J'ai été horrible. J'avais tellement peur de ce qui pourrait se passer que j'ai fais tout ce que j'ai pu pour le repousser. Mais il était plus têtu que moi et il est resté. Alors j'ai fini par accepter son aide... il m'a proposé d'entrer dans un centre de désintoxication et j'ai accepté. Il m'a fallu de longs mois pour parvenir à me détacher de la drogue tellement j'en prenais. J'ai rechuté plusieurs fois. J'ai dis tellement de fois à Kyle que je voulais mourir que je ne sais pas comment il est parvenu à faire en sorte que je ne me tue pas pour de bon. »

Elle se posa un instant. C'était difficile à raconter. C'était une période de sa vie qui avait été si complexe qu'elle n'avait jamais vraiment eu le courage ne serait-ce que d'y repenser.

« Grâce à sa patience, j'ai réussi. Nous sommes restés ensemble sans avoir de problèmes pendant deux ans. Et puis un jour, il a... disparu. Mon monde a disparu avec lui. J'ai déménagé à Chicago parce que c'était la seule piste que j'avais. J'ai construit une autre vie, ici. Sans lui. Je me suis même fait quelques amis. Mais je n'ai jamais oublié l'idée de savoir ce qui s'était passé, pourquoi Kyle était parti du jour au lendemain. J'ai mis longtemps à réussir à trouver ne serait-ce qu'un seul indice pour me dire ce qu'il était devenu. Au fond de moi, je savais que j'allais au devant d'une mauvaise nouvelle, mais... »

Elle ne put retenir ses larmes, cette fois. Sa voix était tremblante.

« Mais je voulais garder espoir. Me raccrocher à quelque chose. Je suis retournée à l'appartement de Kyle. Il en était propriétaire, alors il est toujours dans le même état qu'avant. Il est juste laissé à l'abandon, pour le moment. Je continue de payer ce qui doit l'être pour qu'il reste en fonction... même si j'ai déjà difficilement les moyens de garder mon propre appartement... je suis incapable de me dire qu'un jour... enfin, bref. J'y suis retournée et j'ai trouvé des photos que je n'avais jamais vue avant. J'ai pu remonter la piste jusqu'à quelqu'un à Chicago, qui le connaissait. »

Simon. A l'évocation du gangster, elle se rendit compte à quel point elle était désormais engagée avec lui. A quel point elle était allée loin. Beaucoup trop loin...

« Et j'ai appris qu'il était... »

Elle étouffa un sanglot.

« Il a mis les pieds là où il ne fallait pas. Il s'est fait tirer dessus, il y a deux ans et demie de ça. Je n'ai jamais été mise au courant, parce qu'il n'a pas eu le temps de dire où il vivait depuis qu'il avait quitté la ville. Et depuis... toutes les nuits... toutes les putains de nuits je rêve de ça. De Kyle. De sa disparition. Du coup de feu. Parfois je suis avec lui et je le vois mourir. Parfois non, j'entends juste le coup partir et je sais qu'il est mort. Et jamais... jamais je n'arrive à le sauver. Même pas dans mes cauchemars, je n'y arrive pas. Quoiqu'il arrive, on finit toujours par me le reprendre. »

Elle se mit à pleurer pour de bon, de douleur mais de soulagement, aussi. Elle n'avait jamais évoqué ça avec personne. C'était la première fois qu'elle en parlait. C'était même la première fois qu'elle parlait vraiment de Kyle avec quelqu'un.

HJ: le pauvre Arthur, ça va tellement me briser le coeur quand Vero va l'envoyer valser après! XD

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Ven 13 Juil - 12:55

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Il allait amorcer un mouvement pour s'écarter mais il ne le put vraiment, car une main se posa vivement sur sa cuisse. Suivi d'une exclamation, la jeune femme semblait le retenir. Cette réaction avait été si vive et presque désespérée qu'elle en surpris Arthur. Alors il arrêta son mouvement et posa sa propre main sur la sienne et la calma d'une voix douce :

« D'accord, d'accord ... »

Ce n'était clairement pas lui qui allait s'en plaindre. Et encore moins se détacher. Pourtant, elle retira rapidement sa main même si ses yeux le regardaient intensément. Quand on dit que les yeux sont le miroir de l'âme, jamais Arthur n'en eut une telle confirmation. Il était happé par ses iris bleus qui le regardait comme s'il était seul sur terre. Tellement absorbé qu'il ne sentit pas tout de suite qu'elle avait changé de position, augmentant encore leur surface de contact. Elle aimait bien quand il était là. Cette phrase lui fit déborder le coeur. Sans qu'elle ne lâche, elle ne pouvait pas dire quelque-chose qui lui ferait plus plaisir. Mais surtout qu'il ne le fasse pas plus rester. A ce moment, le jeune homme avait l'impression de compter vraiment. Et quand on le connaissait bien, on savait que c'était clairement ce qu'il redoutait le plus au monde : ne pas compter, être inutile. On ne pouvait pas plus tirer sur la corde sensible. C'était fini, il était piégé.

C'est alors que Veronika décida de se confier. Même si les débuts étaient difficile, Arthur l'encouragea d'un regard et l'écouta religieusement. Toujours les bras entourant, il était néanmoins moins proche que lors de son réveil. Mais cela lui donnait un peu d'air pour exprimer tout ce qu'elle avait sur le coeur. Ou du moins ce qui la réveillait en sursaut la nuit. Elle lui parla alors de l'Homme qui l'avait sauvé autrefois. Sans pouvoir s'en empêcher, Arthur vy vit une certaine similitude à leurs deux situations. Pourtant, ce Kyle n'avait bien fini. Le brun ne pouvait s'imaginer tout ce qu'elle avait pu ressentir. Finalement, n'importe quel être humain en serait sorti fracassé. Il avait même beaucoup d'admiration pour elle au fur et à mesure de son récit. Comment pouvait-on être encore en vie après tout cela ? Plus elle parlait et plus il apprenait à la connaitre et plus il essayait de la comprendre. Elle n'était plus une inconnue désormais, plus après tout ce qu'elle lui avait dit et révélé.

Avec des cauchemars pareil, encore heureux qu'elle n'ait pas pris une plus grosse dose d'héroïne. C'était de la véritable torture psychologique. Alors que des sanglots mirent à sortir à nouveau d'elle, il la reprit dans ses bras pour la serrer. Assez bouleversé par sa situation, cela lui permettait aussi de ne pas montrer ses propres yeux embués. Non, il ne risquait pas de montrer quoique se soit. Ses bras se voulaient comme des remparts et il la serra contre lui avec toute la force douce qu'il pouvait avoir. Une fois les émotions passées et une fois sûr que sa propre voix ne le trahirait pas trop, il lui répondit :

« C'est une façon pour vous de comprendre ce qui est arrivé. De l'accepter. Votre esprit essaye de vous imposer une situation plus que difficile à appréhender et surtout à endurer. Les choses ne peuvent pas être autrement. »

C'était dur. Peut-être trop ? Mais pour qu'elle puisse avancer et se sentir mieux, il fallait faire face à ce genre de démons. Se détachant un peu d'elle, il glissa une mèche de ses cheveux derrière son oreille pour dégager son visage. De l'autre main, il effaça une des nombreuses larmes qui coulait le long de sa joue.

« Vous avez traversé tellement de choses ... Vous méritez un peu de répit maintenant.  » et même s'il ne connaissait pas il continua : « Et Kyle aussi. Je ne le connaissais pas, mais vu tout ce qu'il a fait pour vous, il souhaiterait sûrement que vous alliez de l'avant. ».

Etrangement, Arthur se mettait inconsciemment dans sa peau et cela aurait été ses propres mots pour elle. Finalement, Kyle et lui n'étaient pas si différents, encore moins dans la situation qu'ils partageaient à cet instant précis.



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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Ven 13 Juil - 14:16


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Se confier fut difficile pour la rouquine, mais elle se sentit soulagée de réussir à mettre, enfin, des mots à l'oral sur ce qui s'était passé pour elle ces dernières années. C'était comme si elle se libérait d'un poids qui l'empêchait de respirer correctement depuis longtemps. Alors même si elle se mit à pleurer, pour la énième fois ces jours-ci, elle était heureuse de l'avoir fait. D'autant qu'Arthur la serra dans ses bras. Elle avait besoin de tendresse, alors elle se laissa faire. Elle se détendit doucement tandis qu'il l'entourait de ses bras, comme pour la protéger. Elle avait appuyé sa tête contre son torse et calé sa respiration avec celle du policier, pour retrouver le calme, au moins physique. Étrangement, la tornade à l'intérieur de sa tête se calmait, elle aussi. Ca faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas sentie sereine auprès de quelqu'un. Tout à l'heure, elle avait songé à ne rien lui dire. A le laisser partir. A simplement profiter d'un toit pour la nuit et à repartir le lendemain, restant une inconnue pour lui. Et puis elle avait paniqué à l'idée qu'il s'en aille. Finalement, elle n'avait plus envie de réfléchir à ce qui pourrait éventuellement se passer si elle acceptait de l'intégrer à son monde. Elle avait juste envie qu'il soit là... Leur rencontre avait été un peu étrange et il y aurait sans doute eu plus agréable pour tous les deux de se retrouver de manière plus classique... mais l'aurait-elle rappelé, pour lui donner un rendez-vous classique? Sûrement pas. Elle ne répondit pas lorsqu'il lui parla d'acceptation. Il avait raison. Elle était incapable de faire le deuil de Kyle, alors son esprit faisait ce qu'il pouvait pour l'y forcer, à défaut de l'y aider vraiment. Il allait falloir qu'elle accepte que l'homme qu'elle avait tant aimé n'était plus là. Qu'elle brise ce lien, pour le laisser partir. Et surtout pour qu'elle puisse repartir, elle aussi. Ils se redressèrent un peu, lorsque Veronika fut calmée. D'un geste, Arthur glissa une mèche de cheveux derrière son oreille et sécha ses larmes. Elle leva les yeux vers lui et lui sourit. De grands yeux tendres et un sourire qui l'était tout autant, qu'elle révélait en ce moment à peu de monde.

« Peut-être... »

Répondit-elle à ses paroles sur elle et Kyle.

« Sans doute, même. »

Et puis, aussi surprenant que ça puisse être, même si pas tant que ça quand on connaissait l'honnêteté de Veronika :

« J'aime votre façon de parler. »

Elle tourna la tête sur le côté. C'était un chose qu'elle faisait souvent, quand elle faisait des compliments. Ca lui donnait presque un air de petite fille, un brin innocente.

« Je veux dire... J'aime votre sincérité. Vous ne m'avez pas traitée comme une enfant qui a besoin d'aide, mais vous m'avez rassurée quand même. C'est agréable. J'aime les gens qui n'y vont pas par quatre chemins et qui ont un discours intelligent. »

Elle ne bougeait pas, toujours calée contre lui, face à lui. Son côté naturellement sociable et franc ressortait doucement.

« C'est pour ça que vous avez choisi ce métier ? Pour aider les gens ? Parce que si c'est ça... vous êtes doué pour ça. Enfin, en tous cas, vous l'êtes avec moi. Ça fait déjà deux fois que vous réussissez à me faire parler et à me faire aller mieux. Et c'est pas forcément facile. »

Elle se tut une seconde, comme si elle hésitait à demander quelque chose. Puis elle se lança :

« Ça vous ennuie, si on arrête le vouvoiement ? C'est un peu formel... »

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MessageSujet: Re: inner demons don't play by the rules (Arthur)   Ven 13 Juil - 17:26

Inner demons don't play by the rules ...ft. Veronika Faure

Elle semblait comprendre ce qu'il essayait de lui expliquer. En hochant la tête, elle confirma ces dires. Ce qui était suffisamment rare pour le noter. Presqu'à chaque fois qu'il faisait face à des personnes ayant une situation compliquée avec la mort, ils la rejetaient en bloc. Généralement, ce n'était pas quelque-chose de facile à appréhender et Arthur était heureux de voir que ses mots avaient un sens pour elle. Cela la calmait et elle retrouve une certaine sérénité, elle souriait même. Puis, surprenant le jeune homme elle lui avoua qu'elle aimait sa façon de parler. Arthur haussa les sourcils, ne s'attendant vraiment pas à cette remarque. Cela le mettait presque mal à l'aise, encore plus quand elle prit un air absolument adorable. Non pas qu'il n'aimait pas les compliment, bien au contraire. Surtout que souvent, il estimait qu'ils étaient mérités, vu qu'il se donnait toujours à 200% et était plutôt sûr de ses capacités. Mais là, elle le prenait clairement au dépourvu et puis surtout, comment résisté à pareil visage ?

Jusqu'à ce qu'elle ne reprenne pour lui expliquer plus en détail. Elle aimait sa franchise et le fait qu'il soit naturel avec elle, ce qui fit énormément plaisir au jeune homme. Dans un sourire et un rire dans la voix, il lui répondit :

« Vous êtes bien une des seules alors. Généralement, les gens n'apprécient pas forcément voir la vérité en face. Encore moins quand un flic la leur colle sous le nez. Mais je trouve que c'est important, l'honnêteté. Les rapports humains ne peuvent pas se construire sur des bases saines sans cela. Même si ça ne fait pas du bien sur le moment. Comme un pansement qu'on arrache. »

Peut-être un peu brute de décoffrage cette image mais c'était ce qu'il lui venait à l'esprit. Néanmoins, il a la remercia du compliment et le lui retourna :

« On ne peut avoir de discussions intelligentes qu'avec des personnes qui le sont tout autant. »

Arthur aimait le contact qu'elle maintenait. Ce lien qui commençait à se tisser autant émotionnellement que physiquement. Ce toucher avait un sens, même s'il espérait ne pas mal l'interpréter. Veronika semblait déjà plus à l'aise et commença à le questionner sur sa vie. Ses choix. Elle ne savait pas qu'il pouvait parler des heures de ce qui le faisait se lever le matin ... Au risque d'en perdre ses proches.

« Bien sûr que vous ... Tu peux me tutoyer. Et oui, c'est tout à fait ça. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être policier. Être utile, se dire que ce l'on fait à un but qui est de permettre au gens d'avoir une certaine sécurité. Et en même temps gérer des problèmes à échelle humaine. Les gens peuvent avoir des comportements stupides, et j'en ai vu un paquet de situations loufoques, mais au final les gens font ce qu'ils peuvent pour essayer de s'en sortir. »

Ses yeux se mettait toujours à briller quand il parlait de ce qu'il faisait. Même si ce n'était pas facile tous les jours, qu'il avait déjà eu à faire à des horreurs, il n'en perdait pas sa foi. Son envie de toujours faire mieux et plus pour ce en quoi il croit. Il en apprécia d'autant plus le nouveau compliment et il lui sourit tout en baissant les yeux, reconnaissant.

« En tout cas, merci. C'est gentil. Le but est que tu ailles mieux alors si c'est réussi, on peut dire que ma mission est accomplie. »

Levant les yeux vers elle, il s'y intéressa alors, rebondissant sur une information qu'elle lui avait donné lors de leur première vraie rencontre :

« Et toi ? Tu m'avais dit que tu aurais pu être dans la Navy. C'était un choix de ta part, une réelle envie ? Ou il y a d'autres choses qui te poussent en avant ? »

HJ : Non, mais t'inquiètes, de toutes façons, je vais RP autant que je peux avant de partir !



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