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 oublions nos larmes, inventons nous des regrets. (diego)

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─ Dollars : 1963
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─ Je suis sur FD depuis le : 28/12/2017
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─ Emploi : barman dans un putain de bar miteux la nuit, serveuse dans un fast-food qui craint le jour.
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MessageSujet: oublions nos larmes, inventons nous des regrets. (diego)   Mer 30 Mai - 23:17

OUBLIONS NOS LARMES,
INVENTONS NOUS DES REGRETS
diego & max.

Les yeux rivés sur son téléphone, son regard sombre et fatigué parcourent de nouveaux les quelques messages d’une banalité à crever, échangés avec diego. C’est court, bref. Le strict minimum. Autant de son côté, que du sien. Parce que tout avait changé. C’était comme si, le jour où il lui lui avait tout dévoilé, l’enfer s’était déchaîné sous ses pieds. qu’elle avait plongé en même temps que ses mots. Que tout avait viré au cauchemar. tout. absolument tout. elle l’avait presque perdu lui. parce qu’il ne fallait pas se leurrer. Ses révélations ont eu l’effet d’un couteau en plein cœur. Le gout de la trahison lui est resté bien trop longtemps dans la bouche, malgré qu’elle ait pris sur elle pour tenter de sauver leur amitié en plein naufrage. Les efforts se sont fait de moins en moins présent, parce qu’inutile. elle s’est longtemps posée la question. Est-ce que ce n’est pas mieux pour elle qu’ils s’éloignent comme ils le font. progressivement. naturellement. Pour tenter de réparer son cœur meurtri. D’oublier qu’elle n’est rien de plus que max. la meilleure amie. La p’tite sœur qu’il n’a jamais eu. Lui. d’autres. C’est l’effet qu’elle fait max. l’image qu’elle donne. Elle est la bonne copine. Celle avec qui on picole. Celle avec qui on fait les quatre cents coups. Pas celle avec qui on a envie de sortir et de se poser. Mais elle n’a pas réussi à couper les ponts. Diego, c’est son tout. son point d'encrage. ça l’a toujours été. C’était peut être différent aujourd'hui, mais l’effacer de sa vie revenait à détruire un bout d’elle-même, et elle était déjà bien assez flinguée comme ça. si ce n’était que ça. à croire que le fait qu’il lui avoue qu’il appartient au gangster crips avait déclenché quelque chose dans le monde pour qu’elle comprenne. Pour qu’elle comprenne bien qu’il ne mentait pas. qu’il lui avait dit la vérité. Qu’elle se bouffe en plein visage la crasse de ce milieu. La violence sans nom dans lequel ils vivent au quotidien. Si diego hante encore ses pensées à tout bout de champs, ce n’est pas forcément de la même manière qu’il y a quelques mois. Parce que désormais, max, elle vit dans la peur au quotidien. Elle angoisse à l’idée de sortir de chez elle. elle s’est tapée de plein fouet le revers de la médaille. Elle a très vite compris pourquoi il ne lui avait jamais rien dit. pour la protéger. Ses mots ont pris tous leur sens au premier coup. Et au suivant. Et tous les autres. Elle en vient parfois à se demander si tout ça lui serait tombé sur la tête si il s’était tut ce jour-là. Surement. Qui sait. C’était peut être inéluctable. La différence c’est qu’il a eu la décence de le lui dire avant. Nul doute qu’elle ne lui aurait jamais pardonné si elle l’avait appris de la bouche de ces dégénérés. Plus d’un mois que ça durait. Qu’elle enchaînait les coups. Ces fils de putes prenant bien garde à ne pas toucher son si joli visage pour ne pas éveiller de soupçons. Et elle a vu beaucoup trop de choses max. ils l’ont embarqué dans des trucs pas nets. Forcés à voir des choses horribles qu’elle n’arrivera sans doute jamais à oublier. Mais elle ne peut rien faire. Rien dire. Ils ont clairement établi les bases du contrat. Elle prononce un mot, elle se plaint à qui que ce soit, et c’est fini. Ils liquideraient diego. Ari. Sa mère. Et elle en dernier. Elle a envie de vomir rien que d’y penser. Tout ça pour quoi. Parce que diego leur a causé du tort. aucune indication de plus. et elle se demande encore maintenant ce qu'a bien pu faire son meilleur ami pour qu'il se déchaîne ainsi contre sa personne. méritait-elle qu’on s’acharne sur elle pour un règlement de compte entre des membres des deux gangs les plus violents de la ville ? mais max, elle est ce qu’elle est. Elle endure. Elle encaisse sans rien dire. Parce qu’elle a toujours été comme ça. si c’est le seul moyen de garder diego en vie. d’épargner sa famille de toutes ses horreurs alors elle encaisserait. encore et encore. parce qu'elle aime, par dessus tout. et que pour rien au monde elle ne voudrait qu'on ne touche à un de ses cheveux. pourtant elle flippe. Plus les jours passent et plus son calvaire empire. Ils sont de plus en plus violents. De plus en plus entreprenant. Son corps si frêle est devenue une toile remplie de couleurs. Chaque mouvement est un supplice qu’elle endure en silence. Ne rien montrer est devenue sa mission première. Elle sent encore les coups, les mains baladeuses et leur regards dégoûtants. Ceux qui jubilent de faire du mal. sans remords, avec un plaisir non feint. Ses yeux fatigués se posent sur la vitre du métro dans lequel elle est assise. Elle se fait peur. Elle ne dort quasiment plus. elle ne parvient même plus à cacher ses cernes même sous le maquillage. parce qu’elle n’a pas le temps. Entre ses deux jobs, et les nuits passés au côté de ses bourreaux. Qu’elle ne dort à peine plus de deux heures par nuit. quand morphée veut bien venir la chercher. Sinon, elle sombre dans l’angoisse la plus totale. Si le sommeil est devenu une denrée rare, son appétit lui fait défaut aussi. elle a maigri. elle, déjà si frêle et fragile. Elle n’a plus le gout à grand-chose. Sa vie est désormais dictée par les hunter bloods qui ont trouvé la victime parfaite. Mais elle tente de faire bonne figure. De sourire à tout va. De simuler sa bonne humeur. Parce qu’elle ne peut pas laisser transparaître la moindre faille, bien trop obsédée par les conséquences. Ses yeux se reposent une nouvelle fois sur son téléphone, regardant l’heure. Seize heures quarante. Ils s’étaient donnés rendez-vous à seize heures trente. Profitant de son soir de repos au bar. elle est à la bourre. Un soupir franchit ses lèvres quand elle entend enfin le nom de sa station. Le moindre mouvement lui donne envie de pleurer mais elle se lève. Avance droit et serre les dents. Si elle a toujours pris les escaliers, elle se mit à bénir les escalators présents. Lui épargnant une souffrance supplémentaire. Le soleil lui agresse la rétine. La chaleur cette fin de printemps cogne doucement sur le quartier. Ses pas la guident vers le café où diego lui a donné rendez-vous. Ils se voyaient encore. de temps en temps. Et ça lui faisait du bien autant que ça lui faisait du mal. le voir est un besoin dont elle ne peut se passer. Le voir lui fait du bien autant que ça peut la tuer. Parce qu’elle voit leur relation s’effriter jour après jour. Et elle se doute bien qu’un jour, parti comme ça, il n’en restera plus rien. à croire qu'ils tentent de sauver les apparences comme ils le peuvent avant la chute. la fraicheur de la salle fait un doux contraste contre la peau de son visage tandis que son regard balaie la pièce à la recherche de celui qui était pour elle, l’homme de sa vie. et comme un aimant, ses prunelles sombres s’accrochent à l’objet de toutes ses pensées. son cœur loupe un battement. Son estomac se noue. Parce qu’elle a beau nier. il faut se rendre à l’évidence. Elle n’arrive pas à se le sortir de la tête. encore moins du cœur. Il est là. toujours aussi beau. Aussi fort. Et elle en perd ses moyens. Elle a envie de fuir. Parce qu’elle parvient plus à l’affronter, et en même temps elle est littéralement accro à ses moments passés à ses côtés. Où elle se sent unique à ses yeux. où elle existe pour lui. mais ça, c’était avant. Ravalant son angoisse et sa peine elle se traîna jusqu’à sa table où elle s’installa en face de lui, lui adressant un de ses sourires dont elle avait le secret, et qui au fond, n’avait plus aucune réelle saveur. Faux. Tout était tellement faux mais elle jouait son rôle à la perfection. parce que des vies étaient jeux derrière toute cette mascarade. « désolée pour le retard, le métro avançait pas. T’as pas attendu trop longtemps ? » elle le détaille quelques secondes. et elle ne peut pas s’en empêcher. Il était tout bonnement impossible qu’elle ne puisse pas tomber un jour ou l’autre amoureuse de diego. c'était inéluctable. Même si maintenant tout avait changé, ses sentiments eux, étaient restés intacts malgré la douleur.

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MessageSujet: Re: oublions nos larmes, inventons nous des regrets. (diego)   Mer 18 Juil - 20:23

OUBLIONS NOS LARMES, INVENTONS NOUS DES REGRETS
max et diego
L'estomac noué et le regard plongé dans le vide, c'est sans une once d'appétit que Diego avalait son assiette de légumes vapeurs accompagnés de blanc de poulet. En fin de compte, la sèche qu'il s'imposait en cette fin de printemps se trouvait être tout bonnement inutile. Même s'il ne s'amusait pas à restreindre les quantités et le contenu de ses aliments, il continuerait de maigrir à vu d’œil. L'appétit manquait, le sommeil manquait. Mais son train de vie n'avait, quant à lui, absolument pas changé. Entre ses responsabilités et ses activités au sein du gang, la salle de boxe, ses séances de sport et ses sorties, le jeune homme n'avait pas une minute à lui. Quelque part, ce n'était pas plus mal. Plus son esprit était occupé, moins il ne pensait à Max, et à leur amitié qui se consumait à petit feu. Cette idée l'obsédait, et l'angoissait au plus haut point. Qu'allait-il devenir le jour où ils arrêteraient totalement de se voir ? Ce fameux jour, inévitable, où il perdrait la femme de sa vie... C'était pourtant quelque chose de totalement inconcevable il y a encore quelques semaines. Aujourd'hui, ça leur pendait au nez comme une évidence. Une expression de dégoût prenait place sur le visage du jeune mexicain à cette pensée. Il avala avec difficulté une dernière bouchée de légumes avant de se lever brusquement pour tout balancer à la poubelle. Ce n'était absolument pas son genre de gaspiller et de jeter les restes, en temps normal. Seulement, cette fois-ci, il n'avait envie de rien. D'un geste automatique, il sortit une tasse dans laquelle il se fit couler un énième café avant de sortir se rouler un joint sur la terrasse de son appartement. Ça non plus, ce n'était clairement pas son genre. Il fumait, depuis de nombreuses années. Cependant, il s'agissait essentiellement de cigarettes. Ces derniers temps, il enchaînait les roulés et y ajoutait presque systématiquement du cannabis. À vrai dire, ça ne lui apportait strictement rien. Ça ne lui permettait pas de décompresser, ni même d'oublier ses problèmes. Bien au contraire. Non, le seul effet positif qu'apportait cette consommation soudaine de drogue, c'était un certain contrôle de soi. Sans ça, il y avait fort à parier que Diego exploserait la tronche du premier mec qui le regarderait de travers dans la rue. Accoudé au balcon, il observait les gamins du quartier qui jouaient. Ces petits si joyeux et innocents, qui termineraient probablement comme lui s'ils ne faisaient pas preuve d'une volonté de fer pour sortir de ce milieu pourri. Ouais, ils finiraient seuls, avec pour seuls amis et seule famille... un gang. Oh, il ne s'en plaignait pas. Les Gangster Crips constituaient une véritable famille pour lui et ce, depuis son plus jeune âge. Ils ont toujours été là, face à toutes les épreuves qu'il avait pu traverser. Alors ouais, il leur serait toujours loyal et fidèle. Pourtant, être entouré de personnes normales avait également été salutaire pour le jeune homme. Que restait-il désormais de ces amitiés ? Plus grand chose. Son ex petite-amie était décédée sous ses yeux, Gabriel ne lui adressait plus la parole et Max jouait les hypocrites, comme s'il y avait encore quelque chose à sauver dans leur amitié. Ça le rendait fou. Plus le temps passait, moins il ne supportait de jouer les meilleurs amis. Ce qu'il voulait lui, c'est qu'elle soit à lui. Il voulait pouvoir crier sur tous les toits qu'il s'était enfin casé avec la femme de sa vie, afficher son bonheur de partout et le rabâcher à tout bout de champs. Ce rôle de grand frère, ça lui sortait par les yeux. Ouais, ça le mettait en colère, et ça lui déchirait le cœur. Toujours un peu plus chaque jour, chaque fois qu'il la voyait, à chaque message qu'il recevait de sa part. Partout, tout le temps. Il ne pouvait tout simplement pas la sortir ni de sa tête, ni de son cœur, et il sentait qu'il était clairement en train de sombrer. Cette histoire allait mal finir, c'était une évidence. Et pourtant, il continuait d'entretenir cette relation perdue dont il ne voulait même pas. Un peu maso, le gars... Tout en écrasant son joint dans le cendrier qui trônait sur la table extérieure, il observa l'heure sur son téléphone portable. Il avait rendez-vous avec l'objet de toutes ses souffrances aujourd'hui. Elle ne travaillait pas ce soir, pour une fois, alors autant en profiter. Cette idée le réjouissait autant qu'elle lui faisait mal. Des sentiments si contradictoires lui traversaient l'esprit depuis quelques semaines. Il n'arrivait plus à suivre le rythme. Diego partait à la dérive, et ce n'était vraiment pas beau à voir. Il ne maîtrisait plus ses gestes, ses paroles ni même ses émotions. Il avait totalement perdu le contrôle de la situation. Cependant, il continuait de plonger toujours plus profondément dans la gueule du loup. Comme si sa détresse actuelle ne suffisait pas. Prêt à sortir, il contemplait son reflet dans le miroir. Sa musculature était saillante et sèche, il avait perdu beaucoup de poids. Et ne parlons pas des cernes qui s'étaient installées sous ses yeux, assombrissant son regard déjà obscur. C'est vêtu d'un débardeur blanc, d'un jogging gris et d'une paire de baskets qu'il quitta le logement, récupérant son portable et son porte-feuille sur le plan de travail de la cuisine au passage. Lassé de suivre les règles à la lettre, il ne s'équipa même pas correctement avant de démarrer sa moto. Sans casque, sans gants et même sans veste. Il se contenta de mettre une casquette grise, à l'envers. Si les flics l'arrêtaient, il se fichait pas mal des conséquences à vrai dire. Diego n'était pas le genre de mec à avoir peur de l'autorité en temps normal, alors à l'heure actuelle et dans son état... c'était la débandade dans son cerveau, et rien ne l'effrayait. Heureusement, c'est sans encombre qu'il parvint à rejoindre le café dans lequel sa meilleure amie devait le rejoindre. Il stationna son véhicule en évidence, de façon à avoir un visuel dessus depuis l'établissement, et entra non-nonchalamment dans ledit café. En balayant rapidement la salle du regard, il comprit que Max n'était pas encore arrivée. Le cœur battant à tout rompre et l'estomac noué, il s'installa près d'une fenêtre où il pouvait voir sa moto. Précaution superflue quand on pense que jamais personne n'oserait lui voler quoi que ce soit, et certainement pas un petit voleur de bas étage. Après avoir indiqué à la serveuse qu'il attendait quelqu'un, il regarda son téléphone. Aucune nouvelle de la belle asiatique. Elle était sûrement en route. Enfin, sûrement... En relisant les messages des plus froids, distants et banals qu'ils échangeaient, Diego se demanda si elle viendrait vraiment. Finalement, qu'elle décide de couper les ponts ne serait même pas surprenant. À cette pensée, il se redressa et inspira profondément avant de se racler la gorge. Cette fille allait le détruire. Elle était la seule à le mettre dans cet état. Comment arrivait-elle à le faire pleurer sans même avoir rien fait ? Une simple pensée, un simple scénario dans sa petite tête et le jeune boxeur était chamboulé. Un nouveau soupir traversa ses lèvres alors qu'il levait enfin les yeux de l'écran. Son cœur manqua un battement lorsqu'il aperçut Max qui se dirigeait vers lui. Un sourire comme il en faisait rarement se dessina sur ses lèvres alors qu'elle s'installait face à lui. « Désolée pour le retard, le métro avançait pas. T'as pas attendu trop longtemps ? » Tel un amoureux transit, il ne répondit que d'un simple mouvement de tête pour indiquer que non. Ce qui était vrai d'ailleurs, il n'était pas là depuis une demie-heure non plus. Pendant de longues secondes, il l'observa. La détailler, serait sans doute le terme le plus exact. Qu'avait-on fait de sa Max ? Qu'était donc devenue sa petite Max toujours en forme et tout sourire ? Celui qu'elle arborait actuellement sonnait faux. Elle était pâle, affreusement maigre, et chaque geste semblait être une véritable souffrance pour elle. Le mexicain la connaissait par cœur, elle n'avait strictement aucun secret pour lui. Du moins, c'est ce qu'il croyait. Son sourire s'effaça instantanément face à ce triste constat. Son regard devint sombre, et la colère commença à l'envahir. « Qu'est-ce qu'il t'arrive Max ? Ça n'a pas l'air d'aller... » Il savait. Ouais, il savait pertinemment pour quelle raison est-ce qu'elle était dans cet état. Et c'est une chose contre laquelle il luttait depuis de nombreuses années déjà. « C'est le boulot ? Tu travailles trop, regarde toi. T'as l'air épuisée. » S'il ne parvenait pas à contenir son agacement, sa tristesse et son angoisse étaient flagrantes. Voir celle qu'il aimait dépérir de cette manière... ça le rendait malade. Ses mains commençaient à trembler, et il avait vraiment besoin de fumer. Non Diego, ce n'est pas le moment. Il fit rapidement signe à la serveuse de venir prendre leur commande, laissant son interlocutrice parler en premier avant de demander le café le plus corsé et le plus long qu'ils aient en stock. Il ne comptait plus le nombre de boissons à base de caféine qu'il ingurgitait au cours d'une journée. C'était certainement trop, et il en ressentait les effets, mais peu importe. Au point où il en était, de toute manière. Alors que la demoiselle partait s'occuper de leur commande, il posa à nouveau son regard sur l'asiatique. « Tu m'fais peur, ça m'rend dingue de t'voir dans cet état... » Bon, à regarder son propre état, c'était l'hôpital qui se foutait clairement de la charité. Mais peu importait, une fois de plus. Il ne pensait plus à lui, à son bien-être. Tout ce qu'il voyait, c'était la détresse de la femme de sa vie, et la souffrance qu'il ressentait devant son impuissance. Lorsque leur relation était au beau fixe, elle ne l'écoutait déjà pas. Alors maintenant qu'ils s'éloignaient de jour en jour, la jeune femme ne risquait pas de faire quoi que ce soit que Diego puisse lui demander...

@max kingsley
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: oublions nos larmes, inventons nous des regrets. (diego)   Ven 20 Juil - 18:10

OUBLIONS NOS LARMES,
INVENTONS NOUS DES REGRETS
diego & max.

Il est pas normal, ce silence qui suit son arrivée. Ces secondes de non-dits si courtes, et pourtant si pesantes, interminables. Ce regard qui la scrute, qui la rend mal à l’aise. Qui cherche la vérité. A la recherche de la moindre faille dans son jeu pourtant si calculé. L’angoisse lui tord le ventre. Elle a peur qu’il voit. Elle a peur qu’il sache. Il faut se rendre à l’évidence. Malgré ce fossé qui s’agrandit de jour en jour, ils se connaissent par cœur malgré ces deux-là. Ils ont grandi ensemble, ils ont vécu ensemble, et il fut un temps où ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Et il ne faut pas forcément être aveugle pour constater le triste état dans lequel se trouve max. elle tente de camoufler sa détresse derrière du maquillage, sa douleur derrière ce sourire factice qu’elle porte à merveille mais qui n'a plus les mêmes couleurs. tout est désormais si fade. Max elle subit sa vie au lieu de la combattre comme elle a toujours eu le courage de le faire. elle n’en a plus réellement la force. Mais elle joue le jeu, plus par automatisme que par réelle envie, parce qu’elle n’a pas le choix et qu’elle se doit de tenir le coup. Pour Diego, pour Ari, pour sa mère. « Qu’est-ce qu’il t’arrive Max ? ça n’a pas l’air d’aller » son cœur déjà malmené commence à s’emballer. Après son frère, c’est au tour de diego de réaliser que quelque chose cloche. Le masque se fissure. La comédie est en train de dérailler, les rôles sont en train d’éclater. Elle ouvre la bouche pour répondre. Pour lui mentir encore une fois. pour lui dire que tout va bien. Que tout va toujours très bien. Sa réplique phare. Elle va lui sortir un mensonge, encore. Elle a l’impression de ne faire que ça, lui mentir, ces derniers temps. Quelle hypocrisie, elle qui lui en a voulu de lui avoir cacher son appartenance aux ganster crips durant toutes ces années, les rôles s’inversent et les mensonges volent par milliers. Elle s’en veut terriblement, mais elle n’a pas le choix. Elle en souffre, mais elle préfère subir en silence plutôt que de voir cette réalité sordide être dévoilée au grand jour.. Elle est terrifiée des conséquences. Parce qu’elle sait ce dont ils sont capables. Elle le subit presque chaque jour, physiquement, mentalement. Et elle n’ose même pas imaginer ce qu’il serait capable de faire à Diego. Ils le lui ont dit pourtant. Mais elle ne peut pas imaginer son monde sans lui. Elle s’apprête à lui balancer une énième histoire toute faite, mais il ne lui en laisse pas le temps, et c’est presque une bénédiction. « C’est le boulot ? Tu travailles trop, regarde-toi, t’as l’air épuisée. » Soulagement. Parce qu’elle était persuadée qu’il se doutait de quelque chose. finalement, ses deux boulots font une bonne couverture. Mais ça aussi, elle ne peut pas lâcher. Car il faut de l’argent pour les trois bouches à nourrir à la maison. Il faut de l’argent pour les études d’Ari. Il faut de l’argent pour payer cet appartement bas de gamme qui reste tout même hors de prix pour des salaires aussi ridicules que les leurs. Alors elle lâche un sourire résigné à son adresse. Tentant de le rassurer comme elle peut, parce que le cauchemar n’est pas prêt de s’arrêter. Qu’elle ne sait pas ce qu’ils attendent réellement d’elle. La seule chose qu’elle constate, c’est que c’est de pire en pire, qu’ils la demandent bien trop souvent, qu'ils sont de plus en plus violents, et que ça va finir par empiéter sur sa vie personnelle et professionnelle. « oui je sais, mais t’inquiète pas. je vais bientôt pouvoir poser quelques jours de congés, ça ira mieux, j’vais m’reposer. C’est juste que comme c’est les vacances, c’est blindé en ce moment. donc c’est un peu la galère, mais ça va, c’est juste un moment un peu chiant à passer. » son sourire qui s’efface. Ses sourcils qui se froncent. Cette inquiétude flagrante qui se lit dans ses yeux noirs. Parce qu’elle n’a encore rien dit pour le moment max, mais elle est loin d’être aveugle et stupide. Son diego, d’habitude si fort et rayonnant de vitalité, elle ne le voit pas aujourd’hui. Elle ne sait pas où il est passé. Ce n’est pas celui qu’elle connait qui lui fait face. Ses cernes qui ornent ses yeux autant que les siens, elle ne les a pas vu depuis bien longtemps. ses traits creusés, sa carrure, toujours aussi musclée mais qui donne une impression bien moins imposante qu’à l’accoutumée. Il y a quelque chose de changé chez son meilleur ami, et elle ne parvint pas à savoir quoi. Et le constat est là pourtant. ils ne sont plus aussi proches qu’ils ne l’étaient et aucun des deux n’est capable de cerner le réel mal-être qui les ronge chacun de l’intérieur. « Et puis, sérieusement, tu t’es regardé ?  c’est plutôt moi qui devrait te poser cette question. C’est quoi cette tête et.. » sa phrase est coupée en plein élan par la serveuse qui vient prendre leur commande. elle n’a pas faim. Elle n’a pas soif non plus max, mais elle va faire un effort. un thé fera l’affaire. N’importe lequel. C’est le seul truc qui arrive à passer sans lui arracher une grimace qui trahirait sa douleur. parce elle a mal partout max. elle a mal au cœur et au corps. Et chaque geste est un supplice, chaque pensée est une torture et chaque souvenir plus douloureux les uns que les autres. mais le pire, c’est ça. c’est cette distance qui les ronge alors qu’ils sont à quelques centimètres l’un de l’autre. c’est ce sentiment que tout lui échappe sans qu’elle ne puisse faire quoique ce soit. « tu m’fais peur, ça m’rends dingue de t’voir dans cet état… » elle l’observe un moment. touchée par ces quelques mots qui pourtant, veulent dire beaucoup. Elle aimerait tellement que ça redevienne comme avant, eux deux. Mais c'est impossible, c’est trop douloureux. Trop de sentiments sont venus leur barrer la route. Les siens, ses révélations, ce sentiment de trahison, son amour inconditionnel pour lui, ce qu’elle subit pour le couvrir par les pires monstres de la ville. Mais pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de penser à lui constamment, de vouloir le protéger au péril de sa vie. un doux sourire, sincère, prend place sur ses lèvres. Dans un geste lent, et masquant sa douleur elle finit par attraper sa main sur la table, la serrant légèrement « ne t’en fais pas pour moi, j’en ai vu des pires. Par contre, ce qui m’inquiète c’est que toi t’enchaines pas deux boulots d’affilé. Qu’est-ce qu’il t’arrive diego ? T’es pas vraiment dans un meilleur état que moi pour le coup… » elle sert un peu plus ses doigts contre les siens, l’incitant à lui ouvrir son cœur tandis que le sien se serre douloureusement dans sa poitrine. Elle a peur que ça soit à cause de son gang. Parce que maintenant qu’elle sait, elle ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il va forcément lui arriver quelque chose. surtout avec ce qu'elle traverse elle-même en ce moment. Tout a l’air figé dans le temps et pourtant si différent. Mais l’inquiétude qui la ronge est bien là, bien présente. Parce que max elle est comme ça, elle peut être au seuil de la mort que ses proches passeront avant elle. Et que Diego, la seule fois où elle l’a vu dans cet état là, c’est à la mort de son père. Alors qu’est-ce qui est capable de le ronger à ce point pour le refaire plonger vers le fond de cette manière ? Son visage, son corps crie à l’aide et au désespoir. Et Max, elle est incapable de l’aider s’il ne lui dit rien. Mais au point où ils en sont, ce n’est plus comme s’ils se confiaient réellement l’un à l’autre en toute sincérité.. Et elle a envie de pleurer rien que d’y penser.  

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MessageSujet: Re: oublions nos larmes, inventons nous des regrets. (diego)   Jeu 20 Sep - 23:58

OUBLIONS NOS LARMES, INVENTONS NOUS DES REGRETS
max et diego
Tout était devenu si étrange. Les deux amis étaient à la fois si proches, et pourtant si éloignés. Se connaissant toujours sur le bout des doigts, capables de deviner l'état d'esprit de l'autre. Toutefois, une distance s'était clairement installée entre eux depuis les aveux du gangster. Un fossé s'était creusé, et s'ils se donnaient un mal de dingue pour continuer à faire comme si de rien n'était, les apparences trompaient de moins en moins. Les choses devenaient clairement évidentes, comme le nez au milieu de la figure. N'importe qui serait capable, aujourd'hui, de remarquer que les jeunes américains n'étaient plus les mêmes ensemble. Après toutes ces années d'une amitié indescriptible et invincible, des années durant lesquels personne ne pouvait les dissocier, passant parfois même pour un couple... leur amitié n'était désormais plus l'ombre que d'elle-même. À l'image de nos deux protagonistes d'ailleurs. Les traits fatigués, le visage inexpressif, des cernes de six pieds de long et le corps frêle. Max et Diego avaient perdu leur joie de vivre, l'énergie qu'ils avaient pourtant à revendre auparavant, sans parler de ce sentiment de bonheur qu'ils éprouvaient à l'idée de se voir. Aujourd'hui, leurs rencontres sonnaient faux. Tel un couple qui refuse d'admettre que leur relation n'existe plus, ils s'accrochent aux dernières branches qui permettent encore à leur amitié de tenir le coup. Mais, pour combien de temps encore ? Leurs paroles sentaient l'hypocrisie à plein nez, ils n'étaient même plus capables d'être totalement honnête l'un envers l'autre. Trop désireux de faire les choses bien, ou peut-être lasses de se battre pour une cause perdue. Néanmoins, Diego le savait pertinemment, il était tout simplement incapable d'imaginer sa vie sans elle. Max, c'était toute sa vie. Peu importe les épreuves qu'ils avaient à traverser, ces sentiments là ne changeraient sans doute jamais. Il n'oublierait pas ses sentiments amoureux, son besoin vital voire maladif de la savoir comme faisant partie intégrante de son quotidien. S'il devait faire une croix totale et définitive sur la belle asiatique, il n'aurait clairement plus aucun intérêt pour se lever le matin. Cela n'en vaudrait plus la peine. Elle était son seul repère, sa bouée de sauvetage. Celle qui, malgré tout, lui permettait de tenir le coup. Le café, la drogue et le gang ne constituaient que de simples échappatoires. Des détails bien futiles quand on pense à ce que représente la jeune femme aux yeux du boxeur. « Oui je sais, mais t’inquiète pas. Je vais bientôt pouvoir poser quelques jours de congés, ça ira mieux, j’vais m’reposer. c’est juste que comme c’est les vacances, c’est blindé en ce moment. Donc c’est un peu la galère, mais ça va, c’est juste un moment un peu chiant à passer. » Max, ou la reine de l'euphémisme. Si inquiète à l'idée de causer du soucis à son entourage, que rien ne semblait pouvoir entacher son sourire et son optimisme. Pourtant, cette fois-ci, les choses se trouvaient être clairement différentes. Diego le sentait. Toute cette histoire n'était pas normale. Cette fatigue inqualifiable, ce sourire bien plus discret qu'à l'accoutumée, l'état général de sa meilleure amie, qui semblait dépérir à vue d’œil. Les sourcils froncés et le regard mêlé d'agacement et d'inquiétude, le jeune américain ne lâchait pas la jeune femme du regard. Comme si une réponse allait apparaître miraculeusement sur son front. « Et puis, sérieusement, tu t’es regardé ? C’est plutôt moi qui devrait te poser cette question. C’est quoi cette tête et.. » Touché. Cette remarque était si spontanée et inattendue que Diego ne réagit même pas. Incapable de dire quoi que ce soit, il se trouva littéralement bloqué le temps de quelques secondes. Elle n'avait pas franchement tord. Non, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre, et si leurs amis communs les voyaient ainsi... il y avait fort à parier qu'ils en prendraient pour leur grade. Mais, une fois ses esprits retrouvés, le boxeur ramena tout naturellement le sujet sur son interlocutrice, avouant alors qu'il était inquiet pour elle. Le regard brillant et fatigué, il continue de l'observer. Que pouvait-il bien la mettre dans un tel état ? Que leur était-il donc arrivé ? Fut un temps où, ils n'auraient pas hésité une seconde à se confier l'un à l'autre. Désormais, si Diego donnerait encore et toujours sa vie pour celle de Max, ils faisaient preuve de discrétion et de pudeur à l'égard l'un de l'autre. Les choses avaient beaucoup trop changé, et c'était un véritable crève-cœur. Le mexicain était néanmoins conscient que plus rien ne redeviendrait comme avant. Il donnerait tout pour faire un retour en arrière, pour retrouver cette amitié qui lui donnait une raison de vivre. Il donnerait tout. Vraiment tout. Mais il savait malgré tout que, non, plus rien ne serait jamais comme avant. C'était impossible. Cette prise de distance qu'avait causé ses dernières confessions, cette perte de confiance, sans parler de ces sentiments interdits qu'il n'avait pas su freiner et qu'il ne parviendrait pas à éteindre. C'était bien trop tard, maintenant. Et pourtant, le cœur du grand brun se mit à battre la chamade quand sa meilleure amie prit sa main dans la sienne, un doux sourire aux lèvres. « Ne t’en fais pas pour moi, j’en ai vu des pires. Par contre, ce qui m’inquiète c’est que toi t’enchaînes pas deux boulots d’affilé. Qu’est-ce qu’il t’arrive Diego ? T’es pas vraiment dans un meilleur état que moi pour le coup… » Le regard plongé dans les yeux bruns - presque noirs - de son interlocutrice, le boxeur serra sa si petite main dans la sienne. Alors que la serveuse déposait leurs commandes sur la table, il cherchait quoi répondre à ce qu'il venait d'entendre. Que pouvait-il bien lui dire ? Quelle était donc la raison de son état actuel ? Pouvait-il décemment admettre qu'il se rendait littéralement malade à cause de la situation entre eux ? Étaient-ils encore assez proches pour qu'il puisse parler aussi librement qu'avant ? De toute évidence, il était à deux doigts de craquer, et le résultat ne serait certainement pas beau à voir. Peu importe où, quand, comment et avec qui cela aurait lieu... il y aura de la casse. La main tremblante, il lâcha soudainement celle de Max, espérant qu'elle n'ait rien senti alors qu'il mélangeait un peu de sucre à son café, en profitant ainsi pour baisser les yeux vers ce dernier. « C'est rien, t'en fais surtout pas pour ça, va... J'ai beaucoup de choses à gérer en c'moment. » Ce qui n'était pas un mensonge, d'ailleurs. Pourtant, cela sonnait si faux. Sa voix était sourde, tremblante. Son regard fuyard. Elle le connaissait par cœur. Si cette excuse passait, c'est que leur amitié était tombée bien bas... « Tu devrais arrêter un d'tes boulots. J'peux t'aider, et j'en ai envie. Arrête de faire la fière et de t'rendre malade... » Ou l'art et la manière de se renvoyer la balle. Les gars, c'est une discussion amicale ou une partie de ping-pong ? Avalant une première gorgée de café, puis une seconde, Diego restait silencieux en observant la salle. Quand il posa enfin – un peu violemment- sa tasse, ses yeux étaient rouges et larmoyants. Inspirant profondément, il passa une main sur son visage. « Putain Max, mais qu'est-ce qu'on est dev'nu ? Regarde nous, on ressemble à rien. On fait semblant d'être heureux et on se ment alors qu'on sait très bien tous les deux que rien ne va. » Trouvant enfin un peu de courage, le jeune homme porta à nouveau son attention sur sa meilleure amie. « J'en ai marre de faire l'hypocrite. J'en peux plus... » Une larme se mit à couler le long de sa joue, qu'il s'empressa de sécher d'un revers de main. « Tu m'manques et ça m'rend malade de plus t'avoir à mes côtés. Comme avant... » Le cœur battant à tout rompre, il se força à arrêter de parler. Dans son élan, la fatigue ne faisant absolument pas bon ménage avec la drogue et la caféine, il serait capable de balancer tout ce qu'il ressent en une fraction de seconde. Mauvaise idée. Le but, c'est de tenter le tout pour le tout afin de la récupérer. Pas d'achever votre amitié une bonne fois pour toutes...

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