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 violent delights have violent ends. (joanna)

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MessageSujet: violent delights have violent ends. (joanna)    Sam 28 Avr - 23:36

VIOLENT DELIGHTS HAVE VIOLENT ENDS
joanna & storm.

Un soir de plus. Un soir de trop. c’est de pire en pire. tu vas finir par te faire tuer. il l’entend souvent, cette phrase, de la bouche de certains de sa fratrie, de certaines de ses connaissances, de ses rares amis. Il s’en fou storm. Il peut crever, y a rien qui le retient ici. il attend que ça même. et c’est d’un revers de manche dédaigneux qu’il essuie le sang qui coule le long de sa bouche. Il l’avait pas vu venir celle-là. le type en face non plus n’a pas compris. Storm il lui a déversé sa haine au visage. Toute la colère, il l’a transmise dans la force de ses poings. Il a pas su s’arrêter. Il l’a beaucoup trop abîmé ce type, mais il l’avait cherché aussi. Tenter de lui voler sa came. Balancer le premier coup. Faut être complètement malade quand on connait un minimum l’état mental de storm. Il fait voler en éclats tout ce qui touche. Et son visage, à ce gars, il a fini brisé en mille morceaux. Inéluctablement. Storm il se venge sur tout ce qu’il voit. Il hait sa vie. il hait ce nom trop lourd à porter. La solitude qui l’habite lui ronge l’âme un peu plus chaque jour. Sa présence le hante jour et nuit. Son abandon est une torture abominable dont il ne s’est jamais remis. Le vide qu’elle a causé, ce sont les autres qui en paient les conséquences. Storm il ne fait pas de différences. Il extériorise sa peine par tous les moyens. Il n’a pas de limites. Et ce sont des pauvres types comme celui qui gémit de douleur à ses pieds qui en paient les pots cassés. Parce c’est ce qu’il est storm, un sombre fils de pute qui détruit tout sur son passage. C’est l’image qu’il a toujours donnée. C’est la façade qui passe bien, et c’est à moitié ce qu’il est aussi. Une tornade qu’il vaut mieux fuir qu’approcher, de peur de se faire engloutir dans un tourbillon de noirceur. Il l’a haï autant qu’il l’a aimé. Aujourd’hui il ne saurait faire la différence entre les deux. Il crève d’envie de la revoir, autant qu’il crève une nouvelle fois de briser ce visage qui lui a piétiné le cœur. Elle a tout emporté sur son passage. Elle est le fléau qui lui a ravagé l’âme. Elle est partie, ne laissant derrière elle que l’ombre d’une carcasse sans vie. Storm c’était déjà le type beaucoup trop flingué, il a fini totalement fracassé dans sa chute. Aux yeux des autres storm, c’est le monstre qui a levé sa main sur sa copine, encore et encore. Parce qu’il est dur de s’imaginer que cette putain de peste était aussi cinglée que lui. Qu’elle le poussait à bout à la moindre occasion et qu’il finissait toujours par péter les plombs, qu'elle était loin d'être une sainte dans tout ça. Storm il s'en tape de passer pour le salaud de cette histoire, les rares courageux se permettant un jugement finisse la tête encastrée dans un mur, retapissant le crépi de rouge. Un claquement de langue dédaigneux, sa main qui s’empare d’une énième cigarette qu’elle porte à ses lèvres et storm il recommence à errer dans les rues du south. Sans but. Perdu dans les abîmes de son cerveau beaucoup trop flingué. Son esprit qui s’engouffre un peu plus chaque jour vers un point de non-retour. Ses pas le mènent tel un robot vers ce bar dont il ne compte plus ses visites. Ces serveurs qui retiennent leur respiration quand il franchit l’entrée. De peur qu’il ne déclenche un nouveau carnage. Ses yeux noirs balayent la salle d’un regard presque ennuyé, par réflexe. storm il a beaucoup plus d’ennemis que d’amis, qu’il surveille ses arrières chaque seconde. Et qu’au fond il ne l’avouerait jamais, il crève toujours de ce maigre espoir de croiser de nouveau son regard. Il sait que c’est pas une bonne idée. Il sait qu’il voue une addiction malsaine au diable en personne et que recroiser de nouveau sa route signifierait une chute imminente au plus profond des enfers, mais l’idée l’effleure toujours l’espace d’une seconde et meurt dans un râle d’agonie. Un soupir traverse ses lèvres tandis qu’il prend place aux comptoir pour commander un whisky sans aucune politesse. Dire merci au barman qui dépose son verre face à lui lui écorcherait la bouche. Si faible. Un mot et ces sous merdes se pissaient dessus de peur de se prendre un poing en plein visage. Il fixa un instant sa main d’un regard vague. Cette peau abîmée et salie par son carnage avant de s’emparer de son verre qu’il but d’une traite. « un autre. » c’est sans appel. Autoritaire. Il a besoin de ce liquide ambré pour surmonter les secondes atroces qui consument sa vie. Longues et douloureuses. sa main passa sur son visage fatigué, tandis que son verre eut lui aussi, une courte vie. tentant de combler ce vide intersidéral d’une quelconque manière. Combien de temps est-il resté là, combien de verres avait-il fini par boire. Il n’en avait plus la notion. Enfermé dans sa bulle autodestructrice, la notion du temps était devenue totalement superflue et il aurait fallu être fou pour le déranger dans un de ces moments-là. c’est un son qui s’en chargea. Tel une décharge électrique qui lui traversa l’échine. Un éclat de rire qui le ramena violemment dans la réalité tandis que son cœur se serra violemment. Il devenait totalement cinglé qu'il l'entendait partout. Pourtant ses yeux se tournèrent dans un mouvement beaucoup trop rapide vers la source de son trouble. Ses yeux désormais totalement vitreux cherchèrent un instant son visage avant de finalement tomber dessus. Il se figea. Après tout ce temps, elle était là. Elle avait osé foutre les pieds ici. sa main serra son verre d’une force mal contrôlée tandis qu’il sentait un flot d’émotions divergents et beaucoup trop intenses à encaisser prendre possession de son être. Il aurait pu être heureux de recroiser son visage, il aurait aimé pouvoir lui dire à quel point il avait besoin d’elle sans pour autant mentionner que sa vie était un véritable cauchemar sans sa présence. Mais les quatre mecs qui l’entouraient avaient fait un trait sur son peu de bonne volonté. Lui rappelant douloureusement qu’elle avait toujours pris un malsain plaisir à le rendre complètement malade. A le torturer dans sa folie. A le tromper à tout bout de champs. Et toute sa rancœur a son égard remonta en flèche. Sa rage pris le dessus quand il vit l’un de ces fils de pute s’en approcher un peu trop près. Elle était encore à lui. Elle l’avait toujours été et il n’accepterait jamais le contraire… Il avait envie de casser quelque chose. Storm c’est le mec qui agit avant de réfléchir. Parce que c’est plus simple et qu’il n’a jamais su faire autrement. C’est pour ça qu’il se retrouva en une fraction de secondes debout, surplombant le petit comité qui semblait prendre beaucoup trop de bon temps à son gout. Ses yeux noirs fixés sur celle qui venait de perdre son sourire aguicheur à sa vue tandis que le sien commençait à apparaître sur son visage, narquois. L’idée qu’elle se fasse tourner par ses quatre types ne l’étonnait même pas.  « j’vois que y a des choses qui ne change pas. t’as l’air d’écarter les cuisses toujours aussi facilement. » c’est froid, cinglant. qu'elle passe pour une trainée aux yeux de ces chiens en chaleur ne le dérangeait absolument pas. Le silence qui s’en suit fut lourd mais storm il s’en contre fou. Il est partagé entre l’idée de lui encastrer la tête dans le mur tellement cette image lui donne envie de vomir et celle de la faire sienne car son absence le tue un peu plus chaque jour. L’adrénaline qui le prend au tripes ne fait pourtant pas disparaître la douleur du manque. Mais aussi celle de réaliser qu’elle poursuivait sa vie sans lui, tandis que lui n'avait toujours pas réussi à s'en remettre, sombrant chaque jour de plus en plus bas dans les tréfonds du précipice sans jamais réussir à voir un semblant de lumière.

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MessageSujet: Re: violent delights have violent ends. (joanna)    Lun 28 Mai - 14:53

VIOLENT DELIGHTS HAVE VIOLENT ENDS
storm et joanna
Seule face à son reflet, Joanna contemplait le véritable désastre qui avait lieu juste sous ses yeux, résignée. Cette tignasse n'accepterait donc jamais d'obéir aux multiples gestes et accessoires que la jeune femme s'évertuait à utiliser sans relâche, dans l'espoir que peut-être, aujourd'hui serait la bonne. Mais non, cela semblait tout bonnement impossible. Ses cheveux restaient trop plats, trop lisses, sans aucune personnalité. Rien de bien éloquent. Même cette frange, faite à la base pour donner un peu de caractère à la coiffure, avait un rendu franchement fade en fin de compte. Et cette peau, bien trop pâle à côté du reste, lui donnant l'air d'un zombie à peine éveillé. Des cernes de dix pieds de long sous ses yeux bleus, laissaient entrevoir les nuits d'insomnie qu'elle enchaînait depuis quelques mois déjà. Poussant un profond soupir, Joanna prit la décision de mettre fin à ses efforts acharnés pour aujourd'hui. De toute manière, rester encore une heure devant le miroir ne changerait certainement rien à son apparence. Déçue, comme si elle découvrait à peine les difficultés à vivre avec ce physique, l'éditrice se rendit dans sa chambre où elle enfila rapidement une robe noire au col Claudine qui lui allait de plus en plus grande. Et merde. Si elle continuait de maigrir à une telle allure, elle devrait bientôt renoncer à porter sa robe préférée et ça, c'était tout simplement inconcevable. Son entourage ne cessait de lui répéter qu'elle ne mangeait pas assez. Qu'un jour, elle tomberait sérieusement malade. Ils avaient raison, bien évidemment. Pourtant, rien n'y faisait. Si sa tête lui demandait de se reprendre en main, son corps refusait la moindre bonne résolution, et agissait même à l'inverse. Un peu comme pour rendre visible ce mal-être intérieur dont elle est la victime, depuis de nombreuses années maintenant. Comme si son subconscient cherchait à se manifester, à révéler au monde qu'oublier son premier amour relevait de l'impossible, qu'elle ne parvenait pas à tirer un trait sur cette relation houleuse et qu'elle devait bien se rendre à l'évidence : elle était encore amoureuse. Éperdument et totalement amoureuse d'un homme qui lui avait pourtant pourri la vie. Ce même homme qui, volontairement ou non, avait fait ressortir ses côtés les plus sombres. Le regard larmoyant face à son reflet squelettique, l'estomac noué par l'angoisse de ne plus jamais revoir son bourreau, Joanna se demandait pour quelle raison est-ce qu'elle avait installé autant de miroir dans ce maudit appartement. Partout où elle allait, son reflet lui rappelait à quel point sa vie n'avait absolument pas changé. À quel point, malgré tous les efforts fournis des années durant, elle n'avait pas changé. Ni même fait une once de progrès. Rien. Aucune avancée. Un nouveau sourire échappa de sa bouche, et c'est le cœur serré qu'elle attrapa une paire de collants noirs dans sa commode avant de les enfiler soigneusement. Quelques bijoux discrets, sa montre fétiche – en cuir noire également, une paire de derbies aux pieds, et la voilà fin prête pour sa soirée. C'est tout ce qu'elle pouvait faire, pour se changer les idées... travailler, et sortir. Dans la maison d'édition qui l'avait embauchée, la jeune femme avait bien trop de choses à faire pour penser au reste. Durant les diverses soirées auxquelles elle participait, en revanche, seul l'alcool lui permettait d'oublier. Oh, elle aurait pu continuer ses frasques passées et enchaîner les hommes, aussi. Toutefois, elle n'en avait même plus envie. Les relations d'un soir ne l'intéressaient plus, et elle était bien trop obsédée par le bel italien pour envisager de démarrer une relation sérieuse. Ce serait totalement inutile et voué à l'échec. Heureusement, ça ne l'empêchait pas de s'amuser et de passer du bon temps. Ce qu'elle fit d'ailleurs, quelques heures plus tard, attablée avec quelques collègues de travail dans un bar du south side. Les établissements des autres quartiers ne les tentaient pas trop, certainement à cause des prix faramineux qu'ils exerçaient, et de la classe bien trop distinguée des clients. Joanna aime les choses simples et, après tout, elle a fréquenté ces quartiers pendant de nombreuses années. Y passant de longues journées, aux côtés de celui qui faisait battre son cœur. Pendant longtemps, elle avait vécu dans le stress et l'appréhension de le croiser. En permanence à l'affût du moindre bonhomme qui puisse lui ressembler, de près comme de loin. Puis, cette sale habitude lui était passée, alors que le manque la rendait déjà malade. Un énième cocktail à la main, l'américaine riait de plus en plus fort. Oups, l'alcool commençait à se faire sentir. À tel point qu'elle ne remarqua même pas que le collègue assit à sa droite venait de passer son bras autour de ses épaules. En temps normal, elle se serait évidemment demandé ce qu'il foutait. Seulement là, elle commençait à ne plus être en état. Le regard vitreux, elle y voyait légèrement flou. Sa tête tournait un peu, tandis qu'elle avait l'impression d'être plongée dans un four à huit cents degrés. Par prudence malgré tout, elle préféra déposer son verre sur la table et attendre que ça passe. « J’vois que y a des choses qui ne change pas. T’as l’air d’écarter les cuisses toujours aussi facilement. » De quoi ? Qu'est-ce que... ? Ce son, cette voix lui était familière. Elle ne la connaissait que trop bien, et aurait pu la reconnaître entre mille. Les battements de son cœur s'arrêtèrent pendant ce qui semblait être une éternité, tandis que Joanna donnait l'air d'avoir dessaoulé en l'espace d'une fraction de seconde. L'estomac et la gorge noués, elle aurait voulu hurler. Bon sang, pourquoi est-ce qu'il fallait qu'elle le croise ce soir ? Pourquoi aujourd'hui, alors qu'elle avait réussi à l'éviter si longtemps ? Storm. Il était là, en chair et en os. Certainement bourré, comme d'habitude. Mais il était là, si proche. Si accessible. Et encore merde. Sans même lever les yeux vers l'objet de son obsession, elle adressa un sourire gêné à ses collègues et récupéra ses affaires avant de se lever. « Fiche moi la paix, t'es complètement à côté d'la plaque. » lança-t-elle en laissant un billet sur la table pour ses consommations. « Ça va Jo ? Tu veux pas qu'on te raccompagne ? » Pitié, arrêtez de lui parler. À l'instant présent, elle n'avait aucune envie de discuter avec qui que ce soit. Tout ce qu'elle voulait, c'était se barrer. Rentrer chez elle, et fuir ce malade avant que les choses ne tournent mal. Si elle n'avait pas changé, il était clair que lui non plus. C'était comme s'ils faisaient un retour en arrière. Un bond dans le passé. Un passé qu'elle avait fui de toutes ses forces, et qui menaçait de lui exploser à la figure aujourd'hui. Son cœur battait bien trop vite désormais, alors qu'elle tentait tant bien que mal de quitter ce maudit bar. L'air extérieur lui fit du bien, mais c'était sans compter sur son ex, qui l'avait bien évidemment suivie. Bordel. Elle ne voulait pas lui parler. Elle ne devait pas lui parler. Ses sentiments pour lui étaient encore bien trop ancrés en elle, cette histoire allait mal finir. Elle ne pouvait pas avoir fait autant d'efforts pour finalement céder à la moindre tentation. C'était tout bonnement impossible et inconcevable. Pourtant, lorsqu'elle se retourna brusquement et fit face à ce grand brun qui l'obsédait, Joanna ne donna pas cher de sa peau. Des larmes incontrôlables lui montaient aux yeux, sa poitrine menaçait d'exploser tandis que tous les membres de son corps tremblaient. « Tu peux pas débarquer après toutes ces années et m'insulter comme si j'étais une moins que rien, Storm. » Sa voix tremblait, elle aurait voulu disparaître six pieds sous terre. Mais non. Ils avaient certainement beaucoup de choses à se dire, et elle ne pouvait plus bouger. Comme enracinée dans le béton du trottoir, devant un bar où elle avait passé un bon début de soirée, pourtant. « Toi non plus, tu n'as pas changé. T'es toujours aussi con. » Son regard larmoyant plongé dans les yeux si sombres de l'homme de sa vie, elle ne savait plus où elle en était. Un tas de sentiments et d'émotions totalement contradictoires traversait son esprit. Les poings serrés, elle aurait voulu le frapper autant qu'elle désirait affreusement l'embrasser et terminer la nuit avec lui. Dans ses bras, comme avant.
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: violent delights have violent ends. (joanna)    Jeu 31 Mai - 17:38

VIOLENT DELIGHTS HAVE VIOLENT ENDS
joanna & storm.

Il ne l’a revu qu’une fois joanna, depuis qu’elle l’a largué comme une merde. Qu’elle l’a quitté sans laisser de traces après des années de relation. Parce qu’elle était peut être tordue, mais ça en restait une tout de même. Mais non. Elle s’est envolée comme si tout ce qu’il avait vécu n’avait jamais existé. Largué au bord de la route, storm il a pété un plomb. Parce qu’il a toujours vécu avec joanna aussi loin qu’il s’en rappelle. Qu’elle l’a sauvée il y a des années pour lui renfoncer la tête sous l’eau bien plus profondément par la suite. Ses yeux sombres l’observent. Elle a pas changé. ou du moins, c’est ce qu’il veut se faire croire. Parce que ça lui ronge l’âme de la voir sourire à ses chiens en chaleur. Ça lui détruit ce qu’il lui reste de cœur de voir qu’elle s’est remise de leur relation. c’est pas son cas. Des années après il a toujours pas tourné la page. Elle le hante chaque jour. Cette addiction destructrice qui lui pourrit la vie. Incapable de vivre. Incapable de se relever. Parce qu’il a toujours vécu au ras du sol. Et joanna, elle l’a traîné plus bas que terre après lui avoir fait toucher les étoiles. Ça a toujours été lui le gros connard aux yeux des autres. Loin de se douter qu’elle était une sacrée garce. Bien loin de l’image de la jolie jeune femme qu’elle arborait. que les coups pleuvaient autant de son côté que du sien. Et il la haïssait autant qu’il l’aimait. Encore aujourd’hui. ses yeux ancrés dans les siens, il jubile presque de voir son visage se décomposer à sa vue. Un contraste sanglant. Elle si pimpante dans sa jolie robe, si bien entourée, lui seul avec lui-même et son meilleur ami l’alcool, au fond du trou. Comme toujours. « fiche moi la paix, t’es complètement à côté d’la plaque. » oh non. Elle a disparu en un claquement de doigt, il n’allait pas la laisser d’échapper si facilement. A côté de la plaque ? surement pas. elle lui a fait le coup tellement de fois. à coucher à droite à gauche constamment, à le rendre cinglé et malheureux. si l'infidélité avait un visage, il collerait celui de joanna dessus sans aucune hésitation. Elle aurait pu en faire ce qu’elle voulait de storm pourtant, avant. Parce qu’il n’avait qu’elle. il ne voyait qu'elle. mais elle a juste joué avec ses faiblesses. Elle l’a pousser en plein précipice, et storm, il est jamais remonté. Jamais. Quand il se tape une nana sans visage, c’est celui de joanna qu’il voit. Quand sa rage explose et que ses poings cognent et cognent encore, c’est encore joanna qu’il voit. Elle a pas de chance. Parce qu’il a bu. Trop bu. Qu’elle a beau s’en aller, il la lâchera pas. c’est trop facile. Et c’est pas comme ça qu’ils marchent, tous les deux. « ça va jo ? tu veux pas qu’on te raccompagne ? » fils de pute. Son regard se pose sur ce sombre enfoiré dont la bouche se ferme instantanément. Si ses yeux pouvaient tuer, il serait sans doute mort à l’heure actuelle. Il a envie de le cogner. envie de lui faire ravaler ses gestes des plus équivoques envers celle qui l’a rendu totalement fou. Mais c’est un coup à la laisser s’enfuir elle. sans un mot, il lui emboite le pas, sort après elle. il sait qu’elle sait qu’il la suivit. Qu’il ne baissera pas les bras aussi facilement. Pas après lui avoir craché toute sa haine au visage. parce que si leur relation avait été un cauchemar, il vivait l’enfer depuis son départ. Errant entre le vide et la dépravation la plus totale. Et sa réaction ne se fait pas attendre. Elle se retourne vers lui. en colère. Comme toujours. A lui rejeter la faute. Encore. « tu peux pas débarquer après toutes ces années et m’insulter comme si j’étais une moins que rien, storm. » le concerné fronce les sourcils. Parce qu’elle se paye littéralement sa tête. ce n'était pas lui qui l'avait largué comme une moins que rien justement. « tu t’fous d’ma gueule. » c’est cinglant. Il s’avance vers elle, le regard glacial, à deux doigts de péter un plomb. Elle est en train de réveiller le fauve en cage. « tu oses te r’pointer ici après tout ce temps, et c’est moi qui débarque pour t’insulter ? laisse moi rire. » ce bar, elle le sait très bien que storm y passe son temps. Parce qu’il vit dans ces lieux de débauche. Il vaque d’un endroit à l’autre, et les comptoirs sont sa deuxième maison. « et puis, t’insulter de quoi jo’ ? j’constate juste les faits. Toujours a vouloir te faire déglinguer par tout ce qui bouge. Ils auraient fini par l’capter aussi que t’es une putain de fille facile. » fille facile. Infidèle. Il aurait pu l’insulter de tous les noms parce qu’il le pense vraiment. Parce qu’elle lui a détruit le cœur et a piétiné sa putain de fierté. Alors sa rancœur il la lâche dans un torrent. S’il la blesse, c’est tant mieux. Parce qu’elle l’a bousillé. Et pourtant il a envie de se jeter sur elle. parce qu’elle lui manque. Comme un drogué en manque de son poison. Mais il souffre en permanence. Il vit avec ce gouffre béant à la place du cœur depuis trop longtemps déjà. Ça laisse des traces indélébiles. « toi non, tu n’as pas changé. t’es toujours aussi con. » un sourire narquois prend place sur ses lèvres. il peut pas s’empêcher de rire jaune. Ouais. Il est toujours aussi con. Elle peut être fière de l’avoir remarqué. C’est pas dur, en même temps. Il s’approche d’elle, encore, jusqu’à la coincer contre le mur. Ses yeux ne quittent pas les siens alors que quelques millimètres les séparent à peine. « ouais j’suis toujours aussi con, et alors. Fut un temps où ça t’dérangeais pas. tu sais, avant qu’tu m'largues comme une merde et que tu t’casses. » c’est froid. Ça claque. C’est rempli de reproches. Parce qu’il en a bien trop souffert, de son absence. Et que même des années après, il évoque ça comme si elle était partie hier. non, il n’avait pas changé non plus. les choses avaient juste stagnées, voir empirées. son amour pour elle. qui au lieu de s’atténuer avec le temps, persiste à le rendre dingue. Sa haine pour elle. au lieu que la colère s’apaise, il la hait toujours plus de jour en jour. La vide qui le ronge. La violence qu’il déverse jour après jour. La rage qui coule dans ses veines. Peu de choses ont changé, elles se sont juste amplifiées. Ses pupilles tourbillonnent sous le torrent d’émotions contradictoires qui le traverse. Il sent son souffle sur son visage. ses yeux dérivent un instant sur ses lèvres qu’il crève d’envie de goûter de nouveau. Il aurait voulu la détester pleinement. N’avoir que haine et dégoût pour elle. mais non. Elle lui a arraché le cœur et elle ne le lui a jamais rendu. Tel un masochiste en manque de son quota de douleur, de son bourreau. il en est encore complètement dingue. Ça non plus, ça n’a pas changé. Ça lui saute aux yeux, bien plus qu’avant. Parce qu’elle est la devant lui après tout ce temps.

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MessageSujet: Re: violent delights have violent ends. (joanna)    Ven 20 Juil - 18:59

VIOLENT DELIGHTS HAVE VIOLENT ENDS
storm et joanna
Quel cauchemar. C'était pire que tout. Joanna avait passé de nombreux mois, voire même des années, à angoisser lors de ses sorties. Devenant presque paranoïaque, elle avait le sentiment que son bourreau l'épiait en permanence. Qu'il était là, tout près, à suivre tous ses déplacements. À analyser et enregistrer le moindre de ses faits et gestes. Comme s'il allait surgir de nul part et la replonger dans son monstrueux passé. Parce que oui, c'est clairement ce qu'elle craignait le plus. Revoir Storm engendrerait de nombreuses et douloureuses conséquences. Si elle refusait de l'admettre, elle ne pouvait certainement pas se mentir à elle-même... Il lui manquait, à en crever. Toute cette mascarade selon laquelle elle avait refait sa vie, ce n'était justement rien de plus qu'une mascarade. Une carapace. Un mensonge, pour mieux sauver les apparences, tout en essayant de se sauver au passage. Mais elle savait. Oh oui, elle ne le savait que trop bien : si elle venait à croiser son ex, elle ne donnerait pas cher de sa peau. Parce qu'elle replongerait, c'est une évidence. Ces derniers mois, Joanna recommençait à sortir, en se faisant violence pour ne pas imaginer le pire des scénarios. À tel point qu'elle avait fini par oublier les risques qu'elle prenait à sortir, à fréquenter les bars d'une ville dans laquelle ils ont tous les deux grandi. Une ville où, il n'est absolument pas rare de croiser des connaissances. Chicago n'est pas si grande, et c'est un fait qu'elle se prenait en pleine figure ce soir. Il était là, en chair et en os, juste devant elle. Son regard noir lui glaçait le sang, tandis que ses propos ne reflétaient que la haine et le dégoût qu'il avait toujours eu pour elle. La jeune éditrice pensait avoir oublié. Elle pensait que ce genre de paroles ne pourrait plus l'atteindre et pourtant, le moindre mot sortit de la bouche de Storm la transperçait en plein cœur. « Tu t’fous d’ma gueule. » Quelle horreur, c'était réellement en train d'avoir lieu. Elle n'allait pas se réveiller tranquillement dans son lit, découvrant qu'il ne s'agissait que d'un horrible cauchemar. « Tu oses te r’pointer ici après tout ce temps, et c’est moi qui débarque pour t’insulter ? Laisse moi rire. » Au bord des larmes, la jeune diplômée tentait de respirer calmement pour ne pas craquer. C'était dur. C'était insoutenable, mais ça lui ferait trop plaisir. Il rêvait sûrement de la voir au fond du gouffre, de l'enterrer totalement. Mais elle ne le laisserait pas faire, non. Elle ne pouvait pas le laisser faire. « Et puis, t’insulter de quoi jo’ ? J’constate juste les faits. toujours a vouloir te faire déglinguer par tout ce qui bouge. Ils auraient fini par l’capter aussi que t’es une putain de fille facile. » Ces paroles raisonnent dans sa tête. Des paroles qui, fut un temps, étaient criantes de vérité. Mais des paroles qui n'avaient aujourd'hui plus aucun sens. Non, Joanna n'était plus ce genre de fille. Elle ne voulait plus être ce genre de fille. C'était terminé. Alors, elle répond. Il n'a pas changé. Il est toujours cet imbécile qu'elle a connu dans le passé. Ce monstre qui lui a fait vivre l'enfer sur terre. Et ça le fait rire. Lui restait-il ne serait-ce qu'une once d'humanité ? Storm n'avait pas changé. Il avait continué de sombrer, toujours plus profondément dans la dépravation. Et il ne lui faisait pas de cadeau. Il avançait, bien trop vite. Bien trop près. Joanna reculait sans même regarder derrière elle, jusqu'à se retrouver plaquée contre le mur du bar. Et merde. Ce n'était pas bon du tout ça. Mais, vraiment pas bon. « Ouais j’suis toujours aussi con, et alors. Fut un temps où ça t’dérangeais pas. Tu sais, avant qu’tu m'largues comme une merde et que tu t’casses. » Les yeux rougis par les larmes, les membres tremblants, Joanna se sentait faillir. Elle allait craquer, tomber et se ridiculiser devant son bourreau. Elle avait envie de pleurer, d'exploser, de lui faire aussi mal que ce qu'il faisait actuellement. Parce que le souvenir de leur rupture n'est pas souvenir de joie. Oh non. C'est un crève-cœur qu'elle tente d'oublier par tous les moyens depuis maintenant deux ans et demi. Parce que la décision de le quitter avait été la plus difficile de sa vie. Mais ça, il l'ignore et il s'en fiche sûrement. Elle l'observe, le détaille. Ce visage haineux, qu'elle ne peut pourtant s'empêcher d'admirer. Il est gravé dans sa peau, dans sa chaire. À tel point qu'elle aurait voulu le serrer contre elle, autant qu'elle veut lui cracher la vérité en plein visage. Alors, le cœur au bord des lèvres, elle balance. « À quoi tu joues ? Si tu m'détestes autant, si je vaux rien à tes yeux, pourquoi tu viens m'faire chier hein ? » Dans un élan de courage, elle le repousse de toute la force de ses petits bras et s'éloigne un peu afin de respirer un coup. Mon dieu. Son organe vital battait bien trop vite. Sa respiration était saccadée, haletante. On croirait presque qu'elle venait de courir un marathon. À bout de forces et toujours aussi tremblante, elle prit appuie sur une barrière de trottoir avant de se tourner à nouveau vers Storm. L'amour de sa vie, sans nul doute. L'histoire qui l'aura marquée au fer rouge, pour le reste de ses jours. « Tu crois qu'la rupture a été une partie de plaisir pour moi ? Tu crois que pendant deux ans et d'mi, j'ai fait la fête et me suis amusée ? » Il y avait tant de choses à dire, qu'elle ne savait pas par quoi commencer. Profitant d'une pause pour essuyer la larme qui coulait le long de sa joue, elle observa les alentours. Le regarder devenait bien trop difficile. Un véritable supplice, comme jamais elle n'en avait connu. « Si tu veux penser que oui, et que j'allais passer ma soirée au lit avec ces mecs... alors crois-le. Moi j'sais que c'est pas l'cas, et c'est amplement suffisant. » C'est alors qu'il y eut ce déclic. Parce que Storm avait toujours eu pour effet de faire ressortir le pire en Joanna. Personne d'autre dans ce monde ne parvenait à la rendre aussi dingue et monstrueuse. Jamais personne d'autre ne l'avait rendu aussi honteuse d'elle-même. Elle voulait partir. Quitter ce bar de malheur et rentrer chez elle. Mais elle finit pas s'interrompre, le regard sombre, empli de reproches. « Puis tu sais quoi ? Merde, t'es qu'un enfoiré. T'as failli me tuer à l'époque, tu t'souviens de ça ?! Tu m'as cognée comme un dégénéré et limite laissée pour morte. Et aujourd'hui, tu viens m'emmerder parce que j'bois un verre avec mes collègues ? » Toujours essoufflée, elle ne le lâche pas du regard avant de souffler un dernier « Va t'faire foutre Storm. » et lui tourner le dos, dans l'espoir qu'il la laisserait filer pour ce soir.
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MessageSujet: Re: violent delights have violent ends. (joanna)    Mar 24 Juil - 0:37

VIOLENT DELIGHTS HAVE VIOLENT ENDS
joanna & storm.

Storm, il agit à l’instinct. Réfléchir, ce n’est pas dans son vocabulaire. Pas en plein feu de l’action. Pourtant il y a pensé, de nombreuses fois, à ses retrouvailles avec joanna. Des millions de fois même. les fois de trop. et ses scénarios allaient d’un extrême à l’autre. avec elle. heureux. malheureux. En train de la buter. La haïr. Il n’y a jamais réellement eu de juste milieu entre ces deux-là. parce que storm n’a jamais été un gamin stable et posé à l’origine, que joanna a pris un risque en sortant avec lui. qu’il s’est bien trop accroché à elle, telle sa bouée de sauvetage, son oxygène, et ça a dérapé. Tout a dégénéré. Parce que joanna, elle est aussi cinglée que lui. folle à lier à sa façon. Et qu’elle le cache bien mieux que lui. lui, il expose sa folie, parce qu’il n’a que ça à quoi se rattacher. Et son regard, bouillonnant de mille émotions indescriptibles la fixe sans ciller. Et les coups pleuvent au son de sa voix. Les mots cognent dans le silence de la nuit, poignants, blessants. Il ne cherche pas à y mettre du tact. Les filtres n’existent pas chez Storm. Ils n’ont jamais pris la moindre place dans sa vie. Sa franchise est à couper au couteau, même si, sa douleur parle bien plus qu’il ne le voudrait. Le trou béant qu’il a dans le cœur veut rendre coup pour coup tout le mal qu’elle lui a fait et qu’elle lui fait encore. Car joanna, elle le hante jour et nuit. Elle ne veut pas quitter sa putain de tête et il est incapable de reconstruire sa vie. Pour le peu qu’il a à reconstruire. Alors tel un prédateur il se rapproche, encore et encore. Elle a l’air tellement fragile Joanna, dans cette posture d’infériorité, coincé entre ce mur crasseux et son démon. Il est où le temps où tu prenais un malsain plaisir à humilier storm joanna ? il est où le temps où tu crevais de plaisir à le faire souffrir ? car ça lui va pas le visage de la victime à celle qui l’a entraîné dans sa chute. c’est trop facile. Trop simple. « À quoi tu joues ? Si tu m'détestes autant, si je vaux rien à tes yeux, pourquoi tu viens m'faire chier hein ? » Ses sourcils se froncent. L’orage gronde dans ses prunelles si sombres. Qu’est-ce qu’elle peut être conne. Elle a raison sur un point seulement. oui, il la déteste. Il la hait même. il la hait pour être rentrée dans sa vie et l’avoir ravagé comme elle l’a fait. Il la hait pour lui avoir fait toucher les étoiles pour le défenestrer juste après. Pour lui avoir arracher le cœur et l'avoir piétiné juste derrière. Pourtant elle a tort sur tout le reste Joanna. Parce que ça le tue de l’admettre. Ça le tue de ne pas arriver à passer à autre chose. Joanna c’est son monde. Son monde malsain, mais le seul qu’il connait. Il se sent pousser, un peu, par une force ridicule. Elle est où ta force joanna ? Celle qui prenait un malsain plaisir à le cogner pour qu’il perde les pédales. Celle qui le frappait et qui chialait parce qu’il rendait coup sur coup. Qui le poussait à bout jusqu’à ce qu’il vrille à en devenir cinglé. « Tu crois qu'la rupture a été une partie de plaisir pour moi ? Tu crois que pendant deux ans et d'mi, j'ai fait la fête et me suis amusée ? » Un rire malsain s’échappe de ses lèvres. Cynique. Il y croit pas. Il n’y croit absolument pas. Elle l’a largué sans un regard. Elle l’a laissé là, en une fraction de secondes alors qu’il crevait sous le regret. Parce qu’elle payait les conséquences de ce qu’elle avait engendré, et c’est lui qu’a raflé la mise. Qui a encaissé tous les dégâts. Il s’est fait dégager comme une pauvre merde par son père. Il a failli le cogner, lui aussi. Il était tellement dans un état de rage qu’il a tout fracasser. Les murs, les gens, les visages. Tout. Et elle a disparu. Elle l’a laissé sur le carreau comme s'une pauvre merde. Comme si toutes ses années n’avaient jamais existé. Sans jamais tenter de le revoir, une seule fois. Alors qu’elle ose lui sortir ça, comme ça. Son sang ne fait qu’un tour. Sa colère gronde et il a envie de tout envoyer vriller. « Si tu veux penser que oui, et que j'allais passer ma soirée au lit avec ces mecs... alors crois-le. Moi j'sais que c'est pas l'cas, et c'est amplement suffisant. » Ses poings se serrent. Parce qu’il ne faut pas lui dire ça à Storm. Car c’est ce qui a commencé à les mener à leur perte. L’infidélité de joanna tandis qu'elle faisait preuve d'une jalousie maladive. C’est ce qui l’a rendu fou en premier. Alors qu’elle n’ose même pas lui dire qu’elle a arrêté ses conneries. Qu’elle n’ose même pas lui dire qu’il n’était que sa seule victime et qu’elle ne faisait ça uniquement que pour le rendre malade. Et ses pensées menacent d’exploser. Il a du mal à se contenir. Et sa rage commence à sortir tandis qu’il refait un pas vers elle. « oh, car t’es devenue une sainte après m’avoir quitté peut être ? tu vas m'dire que tu faisais ta pute juste avec moi ? » qu’elle ose dire oui. Qu’elle essaie. Et ça partira au drame. Une fois de plus.  « Puis tu sais quoi ? Merde, t'es qu'un enfoiré. T'as failli me tuer à l'époque, tu t'souviens de ça ?! Tu m'as cognée comme un dégénéré et limite laissée pour morte. Et aujourd'hui, tu viens m'emmerder parce que j'bois un verre avec mes collègues ? »  Bien sur qu’il s’en rappelle. Il s’en rappelle même parfaitement. Il ne lui dira jamais pardon. Il ne s’excusera jamais pour l’avoir conduit jusqu’à l’hopital à deux doigts de la tuer. Cette soirée-là, il se la remémore bien trop souvent. La culpabilité le ronge, parfois. Mais il arrive à vivre avec. Pour la simple et bonne raison qu’elle a enclenché tout ça. Et qu’avec elle, c’est uniquement et toujours de sa faute. Jamais elle se remet en question. Jamais elle se dit que si elle n’avait pas joué avec lui, si elle n’avait pas été cette putain de garce, ils n’en seraient jamais arrivés là, jamais. Il monte en pression storm. C’est l’effet qu’elle a sur lui. C’est toute cette rancœur qu’il garde depuis le jour où elle est partie. Toute cette noirceur qui marine dans les tréfonds de son âme et qui le font sombrer un peu plus chaque jour. Et elle est là. Devant lui. A lui rebalancer tout au visage comme s’il n’y avait qu’un seul coupable. Que le seul problème c’est lui. « Va t'faire foutre Storm. » C’est les mots de trop.  il finit par combler les mètres qui les séparent. Il arrive pas à se contrôler. Il a envie de la prendre dans ses bras parce qu’elle est juste là, à quelques centimètres. Mais non. Il peut pas. parce qu’elle fait ressortir tout ce qui est de plus mauvais en lui. tous ces mots qu’elle lui a craché au visage le rendent dingue et il peut pas laisser ça là pendant qu’elle le fait passer pour un monstre. Il peut pas. alors il lui attrape le bras et la retourne face à lui. Et ses sentiments pour elle sont engloutis par toute la haine qui lui porte. C’est un mélange douloureux dont il ne sait pas faire la différence. « évidemment. c’est facile de jouer les putains de victimes hein ? de chialer à qui veut l’entendre que Storm m’a frappé. Storm a failli me tuer. Va te faire foutre. Regarde toi dans un putain de miroir pour commencer. parce qu’avec toi c’est toujours d’ma faute. Je suis le seul coupable alors que t’as été la pire des chiennes. J’t’ai frappé ? Ma pauvre. T’as jamais rien fait non. C’est jamais toi qui portait le premier coup. C’est jamais toi qui te faisait tourner ouvertement sous mes yeux juste pour me rendre dingue. Pourtant tu t’en rappelles ce soir-là non ? t’as été trop loin. T’as dépassé les putains de limites. T’as vraiment cru que tu pouvais faire de moi le pire des cocus de chicago sans que j’dise rien ? Que tu pouvais me cogner sans rien dire car j'pétais un plomb, que j'vrillais car ma putain de copine se faisait tourner par toutes les raclures du quartier ? te fous pas d’ma gueule. Tu faisais tout pour m’faire péter les plombs, tu m'as poussé à bout, t’en as payé les conséquences, mais c’est trop dur à assumer unh ? » c’est cinglant. C’est d’une froideur sans nom. Il finit par la lâcher. Le contact avec sa peau le brûlerait presque, avant de reculer. Un pas, puis deux. Et c’est trop tard. Ça recommence, son poing rencontre violemment le mur pour ne pas atterrir dans son visage. Un effort inespéré de sa part. il se dégoûte. Il se déteste de ressentir encore tellement de choses pour elle. Il se déteste de la haïr tout autant. Parce que l’un n’ira jamais sans l’autre. Elle l’a trop bousillé et c’est impossible à réparer.

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