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 the night she saved me (Lynn)

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─ Quartier : West Side. Un appartement sous les toits. C'est pas ce qu'il y a de mieux, mais au moins j'ai un endroit où dormir.
─ Emploi : Barmaid. De jour comme de nuit, dans plusieurs bars différents. Je chope les contrats là où je peux.
─ Études : USNA - expulsée lors de la dernière année, ils ont pas aimé trouver traces de cocaïne lors des analyses de sang.
MessageSujet: the night she saved me (Lynn)   Dim 4 Mar - 21:11

The night she saved me.
La journée de Veronika avait été pourrie du début à la fin. Ce matin, elle avait reçu son loyer et après calcul, ce mois-ci, elle avait tout juste de quoi se nourrir. Il allait donc falloir qu'elle se prépare à faire un nombre incalculables d'heures supplémentaires. Comme si elle n'en faisait déjà pas suffisamment... mais il fallait bien payer les factures et les temps étaient de plus en plus durs. Lorsqu'elle était sortie de chez elle, elle avait manqué de se faire renverser par un malade qui avait grillé le feu rouge. Dans son mouvement en avant pour éviter le véhicule, elle s'était tordue la cheville et avait bousculé un passant, qui l'avait engueulée au lieu de l'aider à se relever lorsqu'elle avait fini au sol. A son travail, elle avait supporté tellement de porcs que le dernier avait tout bonnement prit sa main dans la figure, tant elle était excédée par son comportement et ses attouchements répétés. La réaction de son patron avait été immédiate: à la fin de son service, elle était foutue à la porte. Super. Comme si elle pouvait se permettre de perdre un de ses contrats. Elle était sortie de l'établissement dans un état de stress tellement élevé qu'elle avait marché jusqu'à se perdre dans les rues. Puis elle s'était assise, se laissant glisser contre un mur et s'était mise à pleurer. Lorsqu'elle s'était relevée, elle ne savait plus quoi penser: il allait falloir qu'elle redouble d'énergie et qu'elle trouve un nouveau travail, sans quoi elle n'aurait jamais les moyens de tout payer. Alors une idée, qu'elle savait mauvaise, lui traversa l'esprit. Elle se dirigea vers une rue qu'elle connaissait bien, pour avoir gardé, plus ou moins volontairement, un oeil sur les petits trafics de drogue. Parfois, elle se disait que c'était pour ça, qu'elle avait choisi de partir vivre à Chicago: pour avoir de quoi se fournir, juste au cas où... Elle était consciente que toucher de nouveau à la cocaïne, c'était signer sa descente aux enfers. Mais elle ne savait plus que faire d'autre. Elle n'avait plus l'énergie nécessaire pour se battre.

Elle trouva rapidement ce dont elle avait besoin: se fournir n'était pas dur, les dealeurs n'étaient pas difficiles à satisfaire. Tant que vous aviez de quoi payer, ils vous filaient ce que vous souhaitiez. Alors, quand elle eut dans les mains le petit sachet de poudre, semblable à ceux qui lui avaient été à la fois si destructeurs et si salvateurs quelques années auparavant, elle l'enfonça dans la poche de son manteau et se dirigea vers un coin plus éclairé, comme pour se donner une chance de ne pas faire de bêtise. Quand elle poussa la porte d'un bar qui lui était totalement inconnu, elle s'empressa de commander quelque chose. Elle était nerveuse, à tel point que le serveur lui demanda si elle allait bien. " Je voudrais juste un verre de whisky, s'il vous plaît. " Il n'insista pas: après tout, ça n'étaient pas ses affaires. Elle siffla son verre cul sec, puis en commanda un autre qu'elle descendit tout aussi vite. Elle demanda ensuite un verre d'eau et paya sa note, avant d'aller s'asseoir - s'affaler, plutôt - sur une banquette non loin des toilettes. Ses mains tremblaient et elle avait les larmes aux yeux. Elle dut poser sa boisson tant elle avait du mal à la tenir. Son smartphone sonna alors et la fit sursauter. Elle le sortit de sa poche, réalisant par la même occasion qu'elle avait laissé son sac à ce qui était désormais son ancien travail; elle était juste partie avec son portefeuilles et son appareil électronique. Le SMS qu'elle venait de recevoir lui fit froid dans le dos et la conversation qui suivit ne fut pas des plus agréables.



Elle fourra l'iPhone au fond de son manteau et reprit son verre d'eau, qu'elle but d'une traite avant de le reposer brutalement sur la table et de se relever. C'en était trop. C'était n'importe quoi. Sa vie, c'était n'importe quoi ! Elle se dirigea vers les toilettes et se plaça devant la rangée de lavabos. Ils étaient déserts - il n'y avait pas tant de monde que ça dans le bar. Elle se regarda dans le miroir, pour y voir un visage épuisé, des traits tellement tirés par la fatigue qu'on aurait pu la croire malade. Elle comprit alors pourquoi le serveur lui avait posé cette question quelques minutes plus tôt. Tremblante, elle ouvrit un des robinets pour se passer de l'eau sur la figure. Rien à faire. L'angoisse ne se calmait pas et l'envie se faisait de plus en plus pressante. Elle essuya son visage du revers de sa manche et sortit son sachet de cocaïne, qu'elle posa devant elle sans l'ouvrir. Elle avait sa carte bancaire dans son portefeuilles et elle n'avait rien oublié de ses années toxicos...
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You will never be alone. When darkness comes, I will light the night with stars. I will be the one that's gonna hold you, I will be the one that you run to, just waiting to turn your tears to roses.


Dernière édition par Veronika Faure le Lun 26 Mar - 12:47, édité 2 fois
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─ Quartier : downtown, dans un bel appartement dont elle est fraîchement devenue propriétaire.
─ Emploi : lieutenant au sein de l'unité des renseignements du département de police de chicago. elle est récemment devenue le bras-droit du chef d'unité.
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MessageSujet: Re: the night she saved me (Lynn)   Mer 7 Mar - 23:32

THE NIGHT SHE SAVED ME
veronika faure & lynn f. o'callaghan

Ces derniers jours, la vie de Lynn semblait devenir de plus en plus compliquée. Les mauvaises nouvelles s'enchaînaient, les événements se voulaient difficiles à gérer et la jeune femme commençait à perdre patience. Quand est-ce que cette période noire allait-elle s'arrêter ? C'était à n'en plus voir le bout. Sa mère biologique s'était soudainement rappelé qu'elle avait une fille et avait eu le culot de se pointer au département de police pour demander à la voir... Madame souhaitait renouer le contact et alléger les tensions. Sa fille lui manquait, soit disant. Elle disait qu'elle avait changé, qu'elle allait mieux. Pourtant, la veille, elle arborait ce visage livide, ces cernes et ce regard vide que Lynn connaissait par cœur. Cette femme, qui lui servait de mère, n'était absolument pas différente de celle qu'elle avait connue étant gamine. Cependant, elle restait malheureusement sa mère. Sa chair et son sang. Et ce n'était pas si évident pour la jolie métisse de tirer un trait sur son passé. De l'envoyer balader comme une malpropre. De la rayer définitivement de sa vie. Et comme si la situation n'était pas assez difficile à gérer, le chef de l'unité des renseignements – et accessoirement l'homme qu'elle considérait comme un père, qui l'avait sortie de la merde alors qu'elle n'était qu'une adolescence – n'avait rien trouvé de mieux à faire que de s'en mêler. Et pas pour le mieux, à vrai dire. Recroquevillée dans son manteau, Lynn avançait d'un pas déterminé dans les rues de Chicago. Elle sortait à peine du travail, où elle s'était violemment disputée avec ledit chef d'unité. D'ailleurs, son téléphone ne cessait de vibrer dans sa poche et, il y avait fort à parier que c'était lui. Comment pouvait-il lui demander une chose pareille ? Renier la femme qui lui a donné la vie ? Celle qui était sa mère, et avec qui elle aurait un lien éternel. Comment osait-il ? Son comportement ressemblait à celui d'un petit-ami jaloux. Il s'était montré cruel dans ses paroles à propos de sa maternelle, et la jeune flic ne l'avait tout simplement pas supporté, claquant la porte du bureau derrière elle. Un vent glacial frappait son visage, rougissant ses yeux larmoyants. Elle savait pertinemment où elle se rendait. Ses pas étaient d'un automatisme effrayant. Comme quoi, les mauvaises habitudes ont la vie dure... C'en était trop pour elle, et elle avait plus que besoin d'un petit remontant. Intérieurement, elle avait pleinement conscience que son comportement autodestructeur pourrait la mener à sa perte. Qu'elle ne devait absolument pas retourner vers ses vieux démons. Chuter à nouveau. Mais aujourd'hui, c'était plus fort qu'elle. Si elle ne toucherait plus jamais à la drogue, la jeune asiatique avait néanmoins besoin d'un verre. Les mains enfouies dans ses poches, elle se planta devant le bar qu'elle avait pour habitude de fréquenter par le passé. Les yeux rivés vers l'enseigne, elle poussa un profond soupire avant de se décider à entrer dans l'établissement. Toujours le plus naturellement du monde, elle s'installa sur un tabouret au comptoir, tout en observant autour d'elle. Légère déformation professionnelle, ne le nions pas. Depuis qu'elle était entrée dans la police, Lynn ne pouvait s'empêcher de tout regarder. De tout observer dans les moindres détails, et de constater le moindre fait étrange ou inhabituel. Quand on dit qu'être flic, c'est du non-stop, ce n'est qu'un euphémisme. « Une vodka s'il vous plaît. » souffla-t-elle sans tarder au barman qui s'approchait d'elle. Doucement, elle sortit son téléphone portable de la poche de son manteau. L'écran d'accueil indiquait trois appels en absence. Le chef, elle avait mis dans le mille. Laissant échapper un nouveau soupire, elle verrouilla l'écran et glissa l'appareil à sa place initiale alors qu'on lui servait sa commande. Accoudée au comptoir, elle observait son verre. Le regard vide, dénué de toutes émotions. Elle aurait voulu disparaître. Quelle honte. Tant d'années sans jamais faillir. Des années qu'elle tenait bon, et gardait ses mauvaises habitudes à l'écart. À l'époque, c'était une véritable victoire pour elle. Faire une croix sur la drogue et l'alcool n'avait pas été chose facile. Bien au contraire, et elle savait qu'elle pouvait être fière de ce qu'elle avait accomplis. Seulement, aujourd'hui, elle avait honte. Aujourd'hui, elle crachait littéralement sur des années d'efforts et de sacrifices. Et pas seulement de sa part. Sa famille de substitution avait également beaucoup investi pour elle. Sa main droite désormais posée sur son verre, Lynn sentait qu'elle allait craquer. C'était déjà bien trop tard, de toute manière. Dans un geste à la fois hésitant mais brusque, elle but cul-sec avant de grimacer. Elle ne ressentait rien. Ni brûlure, ni chaleur. À croire que ces choses-là ne s'oublient jamais, comme le vélo. N'est-ce pas ? Elle se passa une main sur le visage, exaspérée. C'était ridicule. La situation était ridicule. Sa vie ressemblait à un bordel sans nom, et elle ne savait même pas comment y mettre de l'ordre. Dans un nouveau soupire, elle balaya la salle du regard. Dans un geste automatique, elle se redressa lorsqu'une chose l'interpella. Une jeune femme, qui ne devait pas avoir bien loin de son âge, dont l'état ne laissait rien présager de bon. Une jolie brune, qui semblait à bout de forces. La fatigue et la nervosité se lisaient sur son visage comme dans un livre ouvert. Lynn l'observa se diriger en trombes vers les toilettes. Sourcils froncés et le regard interrogateur, la flic – mais également l'ancienne toxico – ne put réprimer l'envie de la rejoindre. La petite métisse quitta son tabouret pour suivre la jeune femme, à peine quelques secondes plus tard. Elle ne connaissait que trop bien ce sentiment. Ce besoin. Elle saurait le reconnaître entre mille, et si elle ne parvenait pas toujours à y résister, elle ne pouvait néanmoins s'empêcher d'aider les autres à outrepasser ce genre de pulsion. Ce n'était pas toujours simple, et ça ne fonctionnait pas à tous les coups. Mais après tout, qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Lorsqu'elle passa la porte desdites toilettes et observa la brune contre le lavabo, un sachet contenant une substance qu'elle connaissait par cœur posé devant elle, Lynn se précipita. « Hey, est-ce que vous vous sentez bien ? » À l'évidence, non. Passant un bras autour de la jeune femme, comme pour la soutenir, elle ouvrit le robinet pour mouiller légèrement sa main qu'elle passa ensuite sur le front de son interlocutrice. « Je suppose que vous avez parfaitement conscience que ce n'est pas une solution. Peu importe ce qu'il se passe dans votre vie, hein ? » souffla-t-elle alors, jetant un regard furtif vers le sachet de poudre blanche. Toutefois, elle avait adopté un ton doux et compréhensif. Pas ce ton empli de reproches et de jugements. Non, celui qui se voulait rassurant. Compatissant. Aussi étrange que ça puisse paraître et, bien que ça fasse partie de son quotidien au travail, elle voulait aider cette pauvre fille. Pour quelle raison ? Elle n'en savait rien. Peut-être était-ce tout simplement instinctif ?  

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MessageSujet: Re: the night she saved me (Lynn)   Ven 9 Mar - 1:46

The night she saved me.
Veronika sentait sa tête lui tourner et son sang cogner dans ses tympans. Elle n'entendit même pas que quelqu'un rentrait derrière elle. C'est quand elle sentit un bras la soutenir, juste à temps, qu'elle prit conscience qu'elle n'était plus seule. Elle n'eut même pas le réflexe de planquer son sachet de poudre blanche. C'était trop tard et puis elle n'en avait même pas envie. Elle ferma les yeux quand la jeune femme, visiblement venue lui porter secours, lui passa de l'eau sur le front. Elle respira un grand coup et replaça ses idées en ordre tandis qu'elle lui parlait: pas la solution? Elle baissa la tête. Elle le savait, que ça n'était pas une solution. Elle le savait trop bien. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien faire? Elle n'avait plus vraiment de raison de garder la tête hors de l'eau. Elle n'aimait pas la vie qu'elle menait. Son intégration à Chicago était rude, elle s'en sortait tout juste financièrement et elle était seule, désespérément seule. Jonathan lui manquait: qu'était-il devenu? Pourquoi avait-il soudainement disparu? Elle ne connaissait rien de son passé, il ne lui en avait jamais parlé et elle n'avait jamais posé de questions. Elle espérait toujours le revoir un jour, avoir des explications... ou au moins, savoir s'il était vivant ou mort. Mais c'était le néant quant à sa disparition et le vide qu'il avait laissé était une torture. Alors non, la cocaïne n'était très certainement pas la solution, mais quelle était-elle? Y en avait-il une, seulement? Tremblant toujours, elle leva enfin les yeux vers l'inconnue pour la regarder. Son visage s'accordait avec le ton de sa voix: elle avait un regard compréhensif et une expression douce, comme si quelque chose en elle disait je comprends. Le regard embué de larmes, elle articula comme elle put.

" Ca va pas vraiment, non. " Elle regarda le sachet, toujours posé sur le lavabo. Elle le récupéra et le fit tourner dans sa main. " Je sais, que c'est pas... mais je... " Elle n'avait aucun argument: je suis fatiguée, ma vie est vrai souk, je suis toute seule et de toutes façons si je crève, tout le monde s'en fout ? Ca n'étaient pas des excuses et elle le savait. Il n'y avait pas d'excuse pour ça, pas quand on y était déjà passée et qu'on s'en était sortie. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus rien touché. Si elle foutait tout en l'air maintenant, c'était définitif: elle ne retrouverait jamais le courage de s'en défaire à nouveau. Elle poussa un long soupir et reprit d'une voix tremblante : " Ca fait des années que j'y ai plus touché. C'est juste que... je sais pas. Pardon, je sais pas à quoi j'ai pensé. " Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle s'excusait. C'était probablement surtout à elle-même, qu'elle demandait pardon. Lâchant la pression d'un coup, elle éclata en sanglots, chose qu'elle n'avait plus fait devant quelqu'un depuis très longtemps. Des sanglots incontrôlables, qui la secouèrent plus que de raison. Tant d'années d'emmerdes relâchées d'un coup, devant une jeune femme qu'elle n'avait jamais vue auparavant. Elle tenait le sachet serré dans sa main, comme pour se raccrocher à quelque chose. Il fallait qu'elle se raccroche à quelque chose. Et même si ça n'était pas la bonne, pour l'instant, c'était la seule qu'elle possédait.
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MessageSujet: Re: the night she saved me (Lynn)   Mer 14 Mar - 16:04

THE NIGHT SHE SAVED ME
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« Ça va pas vraiment, non. » Le contraire aurait été franchement surprenant. La petite brune semblait réellement malade, le teint pâle et en sueur, face au miroir. Lynn l'observa saisir le petit sachet de poudre blanche, jouant avec dans sa petite main quelque peu tremblante. Aussi discrètement que possible, elle prit une grande inspiration. Malgré les années, elle ne parvenait tout simplement pas à oublier le sentiment que son interlocutrice devait ressentir aujourd'hui. Ce besoin incommensurable de tomber à nouveau dans ses vieux démons, suivi d'une terrible déception. Celle d'être sur le point de craquer, après tant d'années d'efforts et de réussites. « Je sais, que c'est pas... Mais je... » Ouais, elle comprenait totalement. Inutile de terminer cette phrase, l'asiatique avait très bien saisis le message. Et si elle n'était pas désireuse de cacher sa faiblesse actuelle, elle n'aurait sûrement pas hésité une seconde à le lui dire. Qu'elle comprenait. Qu'elle n'était pas seule et qu'il fallait tenir le coup. Pourtant, alors qu'elle tentait de la soutenir en l'entourant de son bras, les mots ne sortaient pas. Impossible de décrocher le moindre mot qui puisse dévoiler son ancienne addiction. Elle se contenta donc de poser sur la jeune femme un regard doux et compréhensif, qui se voulait aussi rassurant que possible, malgré la situation de détresse dans laquelle elle se trouvait visiblement. « Ça fait des années que j'y ai plus touché. C'est juste que... je sais pas. Pardon, je sais pas à quoi j'ai pensé. » Si au départ, Lynn était seulement surprise de voir la brunette s'excuser alors qu'elles n'étaient que de simples inconnues l'une pour l'autre, elle fut finalement prise de cours lorsque son interlocutrice éclata en sanglots. Que faire ? Le temps de quelques secondes, elle ne sut pas comment réagir, ni quoi dire. Cette pauvre femme se trouvait dans état qu'elle ne pouvait que trop bien comprendre. Un état contre lequel elle luttait encore quotidiennement. Alors, assez machinalement en fin de compte, la jolie métisse posa doucement sa main sur celle de son interlocutrice. Celle-là même qui serrait le sachet de toutes ses forces. « Hey, regardez-moi. » murmura-t-elle, tout en réussissant à saisir la drogue qu'elle glissa dans la poche de son jean d'un geste relativement rapide, avant de poser ses mains sur les joues de la jeune femme, la poussant légèrement à lui faire face. Lynn ne comprenait pas elle-même son comportement. Pourquoi se montrer si douce, gentille et compréhensive avec une personne qu'elle ne connaissait absolument pas ? Pourquoi se conduire en amie, alors que la brune risquait peut-être même de l'envoyer sur les roses d'un moment à autre ? Elle l'ignorait, totalement. C'était tout simplement instinctif. Elle ressentait le besoin, presque viscéral, de lui venir en aide. De la soutenir, du mieux qu'elle le pouvait. « Je sais parfaitement ce que vous ressentez. L'envie de replonger, parce que votre vie vous joue de sacrés tours. Parce que rien ne va et que la seule solution que vous avez, c'est ce petit sachet. Puis vous avez honte, et vous êtes en colère contre vous-même d'avoir tenu si longtemps pour finalement tout foutre en l'air. » Sa voix était d'une douceur plutôt surprenante compte tenu de la situation. Son regard était plongé dans celui de son interlocutrice, essayant tant bien que mal de la calmer. « Surtout, ne craquez pas. Pas maintenant. » Délicatement, ses mains quittèrent le visage de la jeune femme pour aller saisir un peu de papier avec lequel sécher ces larmes. La métisse le lui tendit d'une main, tandis que l'autre sortait ledit sachet de sa poche. « Ça... » commença-t-elle en le désignant. « Ce n'est pas la solution. Vous allez vous faire plus de mal que de bien et en prime, ça ne réglera pas vos soucis. » Déterminée, elle ouvrit le robinet avant de vider l'intégralité de la poudre dans le lavabo, observant le tout s'envoler dans les conduits. C'était comme dire au revoir, une fois de plus, à ses sombres habitudes. Tout en jetant le sachet plastique à la poubelle, elle reporta de nouveau son attention sur la jolie brune. « Si vous voulez tout savoir, je suis venue dans ce bar avec la même idée en tête. Et... je crois que je peux vous remercier de m'avoir indirectement sorti ça de l'esprit. » Si la situation ne s'y prêtait pas tellement, un très léger sourire réconfortant se dessina sur les lèvres de Lynn. Finalement, ça ressemblait à un service mutuellement rendu. Toutefois, elle avait parfaitement conscience que cette affaire était loin d'être terminée. Cette jeune femme n'allait pas oublier ses idées noires en l'espace de quelques secondes. C'était tout bonnement impossible. « Vous ne préférez pas qu'on aille prendre un peu l'air ? Ça nous ferait le plus grand bien. » souffla-t-elle, sincère. L'hiver n'était pas encore terminé, à Chicago. Mais dans ce genre de contexte, il ne faisait jamais trop froid pour remettre les idées bien en place.

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MessageSujet: Re: the night she saved me (Lynn)   Dim 18 Mar - 18:28

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La situation était plus qu'étrange. Rien n'aurait du faire en sorte que les deux femmes se retrouvent dans le même bar ce soir. Rien n'aurait du faire en sorte que ce soit une totale inconnue qui sauve la mise de Veronika et qui l'empêche de faire une énorme bêtise. Et pourtant... c'était bel et bien une jolie brune qu'elle ne connaissait absolument pas qui tentait de la calmer en lui parlant. Le contact de ses mains lui permettait de garder un pied dans la réalité et elle se concentra sur celui-ci, tandis qu'elle ne lâchait pas des yeux son interlocutrice, qui semblait étrangement savoir de quoi elle parlait. C'était comme si elle connaissait réellement ce que la rouquine ressentait. C'était si bien décrit qu'elle se sentit profondément comprise et que, doucement, elle se calma suffisamment pour qu'elle ne se rende même pas vraiment compte que le sachet de poudre blanche avait changé de propriétaire. C'est lorsque les mains quittèrent son visage, pour lui montrer la drogue, qu'elle réalisa qu'elle l'avait lâchée. Elle n'eut pas envie de le reprendre. Elle était épuisée, vidée parce qu'elle avait trop pleuré, mais aussi parce que sa vie était trop compliquée à gérer ; vidée de son énergie par un enchaînement de situations pourries. Elle sécha son visage avec le papier qu'on lui avait tendu quelques secondes auparavant et, sans un mot, acquiesça d'un hochement de tête que ça n'était définitivement pas la solution. Quand le contenu destructeur se vida dans le lavabo, elle eut l'impression qu'une partie de ses soucis du jour coulaient avec lui. Elle fit un petit sourire, triste mais sincère, à son interlocutrice. Puis celle-ci lui dit quelque chose qui acheva de la convaincre qu'elle connaissait réellement le sujet : c'était bien le cas. Et, grâce à sa propre détresse, Veronika l'avait empêchée de céder elle aussi. Touchée de cette confidence, elle accepta volontiers de sortir des toilettes.

« Avec plaisir. Il y a plus agréable comme endroit... et puis j'ai besoin d'aller respirer. »

Elle se tourna vers le miroir, retira ses lunettes et se passa rapidement un peu d'eau sur le visage, histoire d'avoir l'air un peu plus fraîche. Bon, on voyait bien qu'elle avait les yeux rouges d'avoir trop pleuré, mais au moins, elle n'avait pas l'air d'une dégénérée. C'était déjà ça. Elle jeta le papier qu'elle tenait dans les mains à la poubelle puis entendit son téléphone sonner de nouveau. Elle hésita une seconde avant de le sortir de sa poche. Elle l'en tira malgré tout et décrocha le combiné.

« Oui ? Oui... Je sais. Je ne m'en suis pas – oui... Très bien, pas la peine de – oui, je viendrai demain, à la première heure. » Elle raccrocha avec un soupir avant de regarder l'inconnue. « Désolée. J'ai oublié mon sac au travail. Enfin... à ce qui était mon travail. J'ai été virée tout à l'heure et j'ai tout laissé là-bas... » Elle ne dit pas que son ancien patron menaçait de jeter son sac si elle ne le récupérait pas demain matin dès l'ouverture et que tous ses papiers étaient à l'intérieur. Elle préféra pousser la porte des toilettes pour en sortir enfin, puis fit un signe à la brune. « Vous me permettez juste quelques secondes ? » Sans attendre sa réponse, elle se dirigea vers le bar. Elle revint vers la jeune femme avec une bouteille d'eau dans les mains. « On peut y aller. Je ne connais absolument pas le coin, par contre... Je ne sais même pas vraiment comment je vais rentrer chez moi. » Elle eut un petit rire maladroit tandis qu'elles franchissaient la porte du bar pour se retrouver dehors.

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