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 sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)

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MessageSujet: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptyVen 23 Nov - 17:11

sometimes a stranger can be like a friend
Veronika & Mateo

« A demain, bonne soirée ! »
« A demain ! »

Veronika ferma la porte de l'épicerie où elle travaillait en semaine et remit en place son sac sur son épaule. Elle regarda un instant autour d'elle. Son esprit était ailleurs, aujourd'hui. Elle était fatiguée. Elle luttait comme elle pouvait pour garder la tête hors de l'eau, mais sa rupture fracassante était encore récente. Trop récente. Elle en faisait des cauchemars. Arthur lui manquait terriblement. Son sourire, sa tendresse, sa patience, sa manière de la regarder… tout ça lui manquait. C'était la première fois depuis le décès de Kyle qu'elle se sentait bien avec quelqu'un et la stabilité qu'elle avait doucement commencé à récupérer avec le policier lui manquait. Son ami d'enfance, Moxley, qui était retourné vivre à Annapolis et qu'elle avait revu en retournant auprès de son père quelques jours, lui téléphonait presque tous les soirs. Elle lui en était reconnaissante. Il était le seul à qui elle se confiait désormais. Moxley tentait de la rassurer: selon lui, si Arthur avait réellement été amoureux d'elle, il se serait battu plus que ça. Peut-être avait-il raison… Mais elle n'en était pas persuadée. Elle avait trahi sa confiance. Elle ne lui en voulait pas. Non, c'était à elle qu'elle en voulait et ce soir, la culpabilité était douloureusement présente. Alors, instinctivement, ses pas la guidèrent vers un endroit qu'elle connaissait bien.

Lorsque Veronika poussa la porte du café, un étrange sentiment l'envahit. Elle alla s'installer à une table contre la fenêtre et regarda au dehors. La nuit n'allait pas tarder à tomber. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Une petite voix au fond d'elle lui disait de s'en aller avant de faire une bêtise qu'elle regretterait.

« Bonsoir, qu'est-ce que je vous sers ?»
« Un verre de vin rouge, s'il vous plaît. »

Le vin rouge. Avec la vodka, c'était ce qu'elle préférait. Elle n'avait pas spécialement envie de boire. Non, elle avait juste… besoin de retrouver une part d'elle-même qu'elle avait abandonnée, lorsque Simon l'avait mise à la porte de son bar. Simon. Elle avait tant envie de lui demander pardon pour de bon. Ce n'était pas forcément quelqu'un de bien, mais elle n'avait jamais rien eu contre lui non plus. Elle avait toujours apprécié passer du temps avec lui, au delà des magouilles dans lesquelles ils trainaient ensemble. Et elle avait failli lui apporter de graves ennuis sans le vouloir. Plongée dans ses pensées, Veronika sursauta lorsque le serveur revint avec sa commande. Elle récupéra son verre, mais ne le porta pas à ses lèvres. Elle se contenta de le serrer entre ses doigts. Puis elle s'enfonça sur son siège et tourna de nouveau son regard vers l'extérieur. Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle leva son verre, par réflexe. Mais elle se ravisa et le reposa sur la table. Si elle restait seule, elle allait craquer. Mais avait-elle quelqu'un à appeler? Pas vraiment. Elle tira sur les manches de son pull et porta son pouce à sa bouche. C'était une sale habitude qu'elle avait prise: pour éviter de se mettre à pleurer, pour éviter de se consoler avec la boisson, elle se bouffait littéralement les doigts. La jeune femme assurée qu'elle avait été durant toutes ces années semblait bien loin, désormais. Elle se demandait parfois si elle avait réellement existé ou si tout ça n'avait été qu'une stupide façade.

La solitude allait être difficile à encaisser. Elle aurait pu appeller Elizabeth, ou tout du moins lui envoyer un message. Mais elle avait toujours tellement peur de la déranger. Son esprit vaqua un instant vers la policière qui l'avait acueillie quelques jours plus tôt, pour prendre sa plainte suite à une agression. Elle pensait régulièrement à elle, sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce qu'elle était une ancienne collègue d'Arthur? Non, pas vraiment. Elle avait juste apprécié la gentillesse de la jeune femme. Finalement, la gentillesse, elle l'avait tant repousée qu'elle en manquait cruellement. De nouveau elle saisit son verre et le fixa. Elle prit une grande respiration et poussa un soupir. Craquer? Ne pas craquer?

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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptySam 1 Déc - 18:31


Veronika Faure & Mateo Vasquez
Sometimes a stranger can be like a friend

Tu n’es pas vraiment connu pour ton mode de vie sain. C’est même plutôt le contraire. Tu balaies les remarques de tes potes avec un haussement d’épaules, un sourire et un « mais non, ça va ! », parce que, quand même, tu as presque 40 ans, tu connais tes limites. Ca n’empêche pas ta sœur de te regarder avec inquiétude à chaque fois que vous vous voyez. « Repose-toi un peu, tu vas te tuer un jour ! C’est plus des cernes que tu as sous les yeux, c’est le grand canyon Mateo ! » En tant que petit frère digne de ce nom, tu ne l’écoutes pas bien sûr.

Mais là…ok, t’as peut-être un peu déconné. Il est à peine 18h un jour de semaine, et ton front a probablement fusionné avec la table du café dans lequel tu t’étais installé pour bosser en début de matinée. Tu ne sais pas exactement quand est-ce que c’est arrivé, mais ce qui est sûr, c’est que tu t’es endormi à un moment. Il faut dire que ça fait bien trois jours que tu n’as pas fermé l’œil. Trois jours que tu cavales un peu partout dans la ville pour essayer de boucler un article. Et trois jours que t’as à peine mis les pieds chez toi (un de tes voisins est en plein travaux, t’as des problèmes de wi-fi, et l’appart a besoin d’un grand rangement que tu n’es pas dans l’humeur de faire).

Résultat, tel un étudiant avant des partiels, tu survis avec un mix de boissons énergisantes, trop de café, ce que t’as le temps de manger et une force de volonté qui ne peut que s’assimiler à du désespoir au point où tu en es. Un miracle que tu ne sois pas encore mort d’une crise cardiaque. La fatigue devait bien te rattraper à un moment, et elle a choisi de le faire sur ta dernière ligne droite, pendant que tu mettais les dernières touches à ton article.

C’est un gros THUMP qui te réveille en sursaut.
« Ghn ? Qué ? Tu lèves les yeux pour voir le patron du café te regarder avec consternation.
« Ca faisait 30 minutes que tu bougeais plus, je voulais vérifier que t’étais toujours en vie.
- Merci chef, je peux te reprendre un café s’te plaît ? »


La seule réponse que tu reçois est un soupir. Mais 3 minutes plus tard et tu le vois revenir avec une tasse et un sandwich. Le regard qu’il te jette est à mi-chemin entre blasé et « je veux pas que tu t’écroules dans mon établissement donc nourris-toi ». Le sourire qui éclaire ton visage ne pourrait pas être plus brillant. Les gens sont bons, tu le sais, mais c’est agréable quand le monde te donne raison.

C’est ton sandwich à moitié entamé, que ton attention est attirée par la clochette de l’entrée, déclenchée par l’arrivée d’une jeune femme. Un regard à ta montre te confirme que le café va bientôt perdre de sa tranquillité avec la sortie des bureaux. Tu commences à ranger tes affaires dans ton sac, il est probablement temps de rentrer chez toi essayer de boucler cet article avant de dormir quinze heures d’affilée.

Ton café avalé cul sec, un billet déposé sur la table, la fin de ton sandwich en main et tu te lèves, direction la sortie. Mais ton regard est encore une fois attiré par la jeune femme de tout à l’heure. Elle fixe son verre de vin, et elle n’a pas l’air d’être au top de sa forme elle non plus. Mais là où tu émanes la fatigue, elle émane purement du spleen. Tu t’arrêtes à la porte le temps de peser le pour et le contre. Une. Deux secondes. Tu marches vers elle et tu croises les doigts pour ne pas passer pour un gros relou. C’est une belle femme, la probabilité qu’elle se fasse accoster par des gens chiants assez souvent est élevée. Mais elle semble seule et tu veux juste vérifier qu’elle n’est pas au bord du gouffre.

« Ahem…bonsoir, j’espère ne pas vous déranger. Vous aviez l’air un peu perdue dans votre verre, je voulais juste m’assurer que vous alliez bien …vous dit un mec absolument sorti de nulle part et qui tout de suite doit vous faire très bonne impression. »

Tu restes debout, à une distance respectable, et affiches un sourire chaleureux. Les gens ont tendance à bien t’aimer, ya un truc qui plaît et qui est fondamentalement peu menaçant chez toi (c’est le fait que tu fasses à peine 1m70 et que tu respires l’optimisme). Mais généralement, tu rencontres des gens quand t’es un minimum reposé et que tu ne ressembles pas à un mec qui vit dans la rue depuis une semaine. Ta dégaine actuelle étant à l’équilibre entre SDF et bobo, et à en croire le sandwich qu’on vient de t’offrir, tu penches plutôt vers le SDF.
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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptyDim 2 Déc - 21:03

sometimes a stranger can be like a friend
Veronika & Mateo

Une petite voix au fond de Veronika la suppliait de ne pas boire une seule gorgée parce que si elle cédait à la première, les verres allaient se succéder. L'autre partie d'elle la suppliait, au contraire, de boire ce fichu vin, parce que de toutes façons, la seule solution actuelle était de tout laisser tomber. Alors, elle restait là, immobile, le regard sur le liquide rouge qu'elle consommait encore tant, quelques semaines en arrière. Elle serrait le verre si fort que les jointures de ses doigts avaient blanchi. Si elle continuait dans ce sens, elle allait finir par le briser, ce pauvre verre. Et alors qu'elle était sur le point d'abandonner et de s'abandonner à cette addiction qui la suivait depuis si longtemps, quelqu'un lui parla. Brusquement sortie de sa rêverie, elle sursauta vivement, manquant de renverser l'alcool. Elle releva la tête, tentant de remettre ses pensées en ordre. Hein? Bonsoir? Perdue dans son verre? Qu'est-ce-que...? Et puis c'était qui, lui? Est-ce que c'était encore quelqu'un à qui elle devait de l'argent? Est-ce que ça allait mal tourner? Détends-toi! Elle rit doucement à sa dernière réflexion. Ah ben, quand même. Elle le regarda un instant: son visage ne lui disait vraiment rien, mais après tout, elle avait fréquenté tellement de gens... Ceci-dit, il ne la reconnaissait pas non plus, ce qui était un bon point.

« J'étais un peu perdue dans mes pensées, en effet. » Un peu? C'est tout? « Bonsoir. »

Il n'avait pas l'air bien méchant. Il avait l'air un peu paumé, lui aussi, en fait. Bon, physiquement, Veronika était tout à fait correcte: elle sortait du travail. Son maquillage s'était certes estompé et ses cheveux bouclés étaient un peu en bataille, comme n'importe qui à la fin d'une journée de boulot. Mais si l'épicerie ne demandait pas d'uniforme spécifique, comme c'était le cas au café, elle était malgré tout en jupe d'hiver, avec ses bottes noires qui l'avaient tant accompagnée lors de ses escapades au Strip Club et qui surmontaient ses collants, le tout assorti à un pull en mohair, un vêtement que Kyle lui avait offert lors de leurs premiers mois ensemble. Bref, rien d'extraordinaire, mais qui suffisait à dire qu'elle ne manquait sans doute de rien. C'était le cas, désormais: sa situation financière s'était stabilisée. L'inconnu en face d'elle dégageait quelque chose de plus... négligé? Le mot était peut-être un peu fort, mais en tous cas, la journée avait du être longue et il semblait fatigué. Allez savoir pourquoi, mais ce fut le plus naturellement du monde qu'elle prononça quelques mots.

« Vous aimez le vin? Je ne devrais pas boire d'alcool. »

En soi, que Veronika invite quelqu'un à partager sa table était loin d'être une première. Mais cela faisait des mois qu'elle ne l'avait plus fait. En premier lieu, parce que fréquenter Simon lui avait suffit à combler ses besoins physiques. Puis parce qu'amoureuse, elle n'avait plus eu aucun intérêt à faire ce genre de choses. Désormais, c'était simplement parce qu'elle ne supportait plus son ancien mode de vie. Si on additionnait ça sur une période complète, cela faisait depuis le début de l'été qu'elle n'avait plus partagé ne serait-ce qu'un café avec un inconnu. En sachant à quel point elle avait pu être volage auparavant, c'était un temps relativement important.

« Vous étiez peut-être sur le point de partir, mais... » La jeune femme désigna la chaise en face d'elle, d'un mouvement de tête, avec un sourire. « La place est libre, si vous le souhaitez. Je vais plutôt boire un café... »

Même sa manière de parler était différente. Elle était plus posée, plus soutenue... plus polie, même. Bien loin du furieux rentre-dedans dont elle avait fait preuve jusqu'à présent.

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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptyJeu 6 Déc - 21:35


Veronika Faure & Mateo Vasquez
Sometimes a stranger can be like a friend

Oh, cool, elle ne t’a pas regardé de travers. Bonne nouvelle, avec ta dégaine t’étais vraiment pas sûr de ton coup. Tu n’es vraiment pas en état pour faire face à quelque conflit que ce soit. Certes, tu n’es jamais en état, mais c’est particulièrement le cas, là maintenant. Tu tiens à peine debout, et tes paupières sont si lourdes que tous les angles sont dans ton angle mort. A y réfléchir, il est probable que rentrer à vélo soit une mauvaise idée…m’enfin, ce sera un problème pour toi du futur, parce que pour l’instant, on t’invite à boire.

« J’étais bien sur le départ mais si vous ne le buvez pas, je vous prendrai ce verre avec plaisir. »

Boire n’est pas vraiment raisonnable. Parce que traverser Chicago à vélo en manquant cruellement de sommeil est déjà dangereux en soi. Traverser Chicago à vélo en manquant cruellement de sommeil ET en ayant de l’alcool dans le sang est franchement pire. Certes, ce n’est qu’un verre de vin, quel mal ça peut faire ? Mais on n’est jamais trop prudent (cf : tes angles morts actuels).

Boire n’est pas vraiment raisonnable et pourtant tu acceptes l’invitation et prends la chaise qui t’est proposée.  Tu voulais vérifier si elle allait bien 30 secondes auparavant, c’est toujours le cas. Donc tu poses ton sac par terre, et tes fesses sur ce siège en récupérant rapidement le verre qui trônait seul sur cette table.

« Un café est une bonne idée pour secouer un peu vos pensées, probablement mieux que l’alcool. » Un éternel sourire sur ton visage, et tu portes le verre à tes lèvres. Ca fait longtemps que tu n’as pas bu de vin. Ce n’est pas vraiment une boisson que tu peux t’acheter. ‘Fin si, tu peux t’acheter du vin bas de gamme, mais personne ne veut se prendre une cuite avec du vin bas de gamme. Une gorgée et c’est définitivement meilleur que ce que tu as pu boire par le passé. C’est aussi un bon rappel que tu n’as la meilleure poker face du monde quand tu n’es pas en entretien, parce que certes c’est un meilleur vin, mais t’as jamais aimé ça et tu tires vites la grimace.

« Okay j’ai menti, je n’aime pas vraiment le vin, mais vous aviez l’air de vouloir vous en débarrasser. »

Les gens te croient naïf parce que t’es très optimiste et un poil idéaliste, mais tu penses avoir une bonne compréhension des gens autour de toi. Et la personne devant toi voulait sans aucun doute ne plus avoir ce verre à portée de main. Personne ne fixe aussi longtemps quelque chose de si facilement consommable si elle ne souhaite pas au fond s’en débarrasser…plus le fait qu’elle te l’ait littéralement donné…et qu’elle t’ait dit texto qu’elle ne devrait pas boire d’alcool. Ok, peut-être qu’il n’y avait pas besoin d’être un génie pour arriver à ta conclusion, mais ce qui compte c’est le résultat. Et le résultat c’est que tu lui as ôté son problème des mains.

« Qu’est-ce qui vous amène ici en semaine ? Longue journée ? J’veux dire, l’endroit est sympa mais pas si sympa au point d’y passer sa soirée. »
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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptySam 8 Déc - 17:51

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Veronika & Mateo

Qu'est-ce qui lui avait prit, de lui dire qu'elle ne devrait pas boire d'alcool? Autant afficher de suite sur son front personne alcoolique, merci de n'abreuver que d'eau ! C'était ridicule. Pourtant, elle ne le regretta pas. Si elle en avait beaucoup usé, se plaisant aux jeux séducteurs avec d'autres plus alcoolisés qu'elle - car elle le tenait bien, l'alcool, en plus d'avoir toujours aimé ça - elle avait toujours eu honte d'admettre que c'était devenu une véritable addiction. Qui aime à se vanter de choses pareilles? En tous cas, pas Veronika. Quand elle regardait derrière elle, la seule chose qu'elle ressentait, c'était du dégoût pour elle-même. Et ce dégoût pour sa propre personne lui donnait envie de boire, encore. C'était un cercle vicieux. Alors, admettre son problème devant un étranger était une manière pour elle de ne pas céder: affronter ses démons, c'était une chose qu'il fallait faire pour aller mieux. Restait à savoir si elle souhaitait vraiment guérir... pour ce soir, la balance penchait du côté positif. Elle aurait pu se contenter de dire oui, je vais bien, merci et de consommer, mais elle ne l'avait pas fait. Alors qu'elle fait un signe au serveur pour prendre une nouvelle commande, Veronika se met à rire doucement, de nouveau, en observant son interlocuteur. Décidément, il a le chic pour la faire rire sans la connaître.

« Le serveur aurait tout aussi bien pu le récupérer. » Elle le regarde un instant, silencieuse, avant de reprendre la parole. « Le rouge a toujours été mon favori... Même si j'avais tendance à privilégier whisky ou vodka. » Elle se surprit elle-même d'un tel discours et détourna le regard pour observer le serveur qui arrivait vers eux. Elle commanda bel et bien un café, cette fois-ci. Avec du lait et une bonne dose de sucre. Il n'y avait qu'ainsi qu'elle parvenait à le boire. C'était un des premiers points communs qu'elle s'était découvert avec Arthur... Ah, non! Sors-le immédiatement de ta tête! Dieu merci, l'inconnu en face d'elle reprit la parole. Le regardant à nouveau, elle se demanda quoi lui répondre: pourquoi était-elle ici, au juste? Le savait-elle seulement? « Disons que je n'avais pas spécialement envie de rentrer chez moi... » C'était vrai. Elle fuyait un peu son appartement, ces derniers temps. Elle restait le plus tard possible au travail, ou bien elle passait voir Mina aux écuries, pour le plus grand plaisir de cette dernière, qui était heureuse de voir qu'elle s'intéressait aux chevaux, ou encore elle faisait un crochet jusqu'au refuge pour chiens où elle était désormais bénévole. Qu'elle aurait aimé avoir un chien... « Je n'avais pas prévu de passer la soirée accompagnée, mais ça n'est pas désagréable. Ca fait longtemps. » Elle tendit la main, avec un nouveau sourire. « Veronika. » Puis, les présentations faites... « Et vous? Qu'est-ce qui vous amène ici? Hormis me sauver d'un verre de trop... »

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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptyVen 21 Déc - 21:14


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Beaucoup de choses te rendent heureux. Mais parvenir à faire rire cette jeune femme qui avait l’air un peu mélancolique encore quelques instants auparavant est probablement le meilleur moment de ta journée. Certes, c’est pas comme si tu avais eu la journée la plus rayonnante de ta vie (s’endormir dans un lieu public au milieu de l’après-midi n’est pas caractéristique d’un mec qui est au top de son existence), mais elle n’était pas horrible non plus. Donc c’est un bon point. Tu balaies sa remarque (judicieuse) sur le serveur avec un haussement d’épaules, avant d’avaler cul sec le verre, de quoi horrifier n’importe quel œnologue ou amateur de vin.

« Je n’ai pas la meilleure constitution, donc j’ai tendance à m’en tenir à la bière…et le rhum pour Noël. On est puerto ricain ou on ne l’est pas je suppose. »

Tu commandes un verre de limonade en même temps qu’elle demande son café, ayant probablement déjà eu ta dose de caféine pour aujourd’hui (et pour la semaine à venir). Et vu le regard que te jette le serveur, tu ne sais pas si c’est possible de refuser de servir du café comme on refuse de servir de l’alcool à quelqu’un qui a bu un verre de trop, mais tu as l’impression que t’étais pas loin de le découvrir. Donc limonade, que tu bois avec une paille parce que tu es à un état de fatigue tel que tu ne te fais pas confiance pour boire comme un adulte (un miracle que tu n’aies pas renversé la moitié du verre de vin pour être honnête).

Tu souris lorsqu’elle dit qu’elle ne voulait pas rentrer chez elle. Le sourire compréhensif de quelqu’un qui sait que parfois, chez soi est synonyme de rien, solitude et anxiété. Pas toi, bien sûr pas toi. Tu fais partie de ces gens qui sont à l’aise même dans les pires des trous à rats. Tu as grandi dans des bases militaires, pas les endroits les plus chaleureux. Et tu vis maintenant dans un appartement des plus miteux, où l’eau chaude est un luxe et les rongeurs des locataires. Mais tu te fais de la famille et des amis partout, donc tu as l’impression d’être partout chez toi. Si c’est ton cas, tu sais bien que ça ne l’est pas pour tout le monde. Parce qu’aussi terrible que soit ton appart, tu te dis que d’autres doivent vivre le leur particulièrement mal pour vouloir quand même squatter ton canapé. Et il ne faut pas un génie pour comprendre que leur raisonnement dépasse celui du simple confort.

« Heureux de savoir que je ne suis pas de trop mauvaise compagnie, mais tout peut encore arriver. » Tu lui serres la main quand elle tend la sienne.   « Enchanté. Mateo. » Et entre deux gorgées de limonade. « Oh, je fais le tour des cafés pour voir si je peux récupérer des verres gratuitement…fin de mois difficile vous savez, on fait comme on peut pour le faire passer. »

Tu fais signe vers ta dégaine d’un air blasé. Entre tes cheveux mal peignés, tes cernes et ton pull probablement pas assez chaud pour le froid hivernal qui arrive, c’est clair que tu as vu des jours meilleurs…si ce n’était pour le sourire qui finit par éclairer ton visage quand tu te mets à rire à tes bêtises, moins de trois secondes plus tard.

« Non, je m’étais calé ici en début de journée pour travailler. Le résultat est plus ou moins concluant, la fatigue a fini par me rattraper et je me suis endormi sur la table là-bas. » Tu désignes du menton le coin du café que tu viens de quitter. « Je fixe mes notes et mon écran depuis des heures. Si vous voyez une faute dans le Tribune demain et que vous reconnaissez mon nom en bas de l’article, vous saurez pourquoi. » Tu te penches, comme pour si tu faisais une confidence. « Il se trouve que trop de caféine n’est pas un si bon substitut à plusieurs nuits blanches. »
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MessageSujet: Re: sometimes a stranger can be like a friend (Mateo)   sometimes a stranger can be like a friend (Mateo) EmptyDim 6 Jan - 12:52

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Veronika & Mateo

Qui qu'il puisse être, son interlocuteur avait de l'humour, qualité qu'appréciait Veronika, surtout en ces temps-ci où elle avait les idées un peu trop sombres pour une femme de son âge. Sa vie n'avait été qu'emmerdes et changements. Elle le supportait bien moins qu'avant. Une partie d'elle-même avait juste envie de se poser, d'avoir une tranquille et bien rangée. Oh, elle aimait toujours la compagnie. Elle aimait sortir et s'amuser, aucun doute n'était possible là-dessus. Même si elle était introvertie, faisant confiance à peu de monde, trouvant son énergie dans ses moments seules avec ses toiles et ses pinceaux, elle avait toujours aimé le contact humain, aussi. Elle était comme ça depuis toujours et, jusqu'au début de sa vie d'adulte, elle avait été stable. C'était après l'expulsion de l'USNA que tout avait basculé. Parfois, elle se demandait ce qu'aurait été son existence, si elle était finalement rentrée chez les Navy. Enfin... C'était derrière elle, désormais.

Donc, son interlocuteur était puerto ricain. De mémoire, c'était le premier qu'elle rencontrait ou tout du moins, le premier qui le lui disait. Si Veronika avait beaucoup voyagé durant son enfance, puisque son père était militaire, elle n'avait jamais quitté l'Amérique, en fait de compte. C'était quelque chose qu'elle avait en tête, depuis quelques temps: voyager. Aller voir ailleurs. Laisser les valises pleine de doutes ici et recommencer quelque part où elle était une parfaite inconnue. Mais elle n'en avait pas les épaules. En tous cas, pas pour l'instant. Lorsque les commandes arrivèrent, Veronika remercia le serveur et posa ses mains autour de la tasse encore brûlante. Elle était gelée. Elle avait tout le temps froid, ces temps-ci. Elle observa celui qui s'était présenté comme Mateo avec un air amusé. A boire ainsi à la paille, gardant le ton humoristique qu'il employait depuis le début de la conversation, il avait l'air d'un grand gamin fatigué, peut-être un peu paumé. Lorsqu'il lui annonça qu'il faisait le tour pour récupérer les boissons qu'il pouvait, elle fut un peu interdite, ne sachant que répondre. Elle fut soulagée lorsqu'il précisa qu'il plaisantait. Être sans argent, elle savait parfaitement ce que c'était et elle ne souhaitait ça à personne. Elle suivit du regard la table qu'il lui indiqua. Quelqu'un qui dormait dans un tel endroit était une image qui sortait de l'ordinaire, mais s'il ne s'était pas présenté à elle, elle ne l'aurait pas remarqué, trop absorbée dans ses pensées. D'ailleurs, elle qui était bavarde en temps normal, elle était relativement silencieuse, aujourd'hui. Elle reporta son regard sur Mateo et eut un sourire en coin à sa dernière réflexion.  « A ce qu'il paraît, si on a l'habitude de la caféine, c'est plutôt la théine qui se charge de nous réveiller... » Saisissant enfin le morceau de sucre qu'elle glissa dans sa tasse, elle entreprit de tourner son breuvage pour que tout se dilue. « Mais je ne pourrais pas confirmer, je ne suis pas trop branchée thé. » Elle rebondit alors sur son métier, qu'il avait annoncé quelques secondes auparavant. « Journaliste? Vous ne devez pas trop vous ennuyer à Chicago. Il se passe toujours quelque chose, ici. » Depuis son arrivée, elle avait vécu, à titre personnel, un bon paquet de choses différentes. Mais elle avait aussi été de ceux qui avaient subi l'attentat lors du bal de la St Valentin. « Je travaille dans une petite épicerie, du côté de Little Italy. C'est un travail tranquille... » Veronika se montra pensive l'espace d'une seconde. « Plus tranquille que ma vie personnelle, en fin de compte... » Coupant court à ses propres réflexions, elle but une gorgée de café. « Vous êtes dans quelle branche, exactement? Vous avez une spécialité? Si je peux me permettre la question. » La jeune femme avait toujours été curieuse. Elle aimait bien en apprendre plus sur les gens, sur le genre humain en règle générale.

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