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 L'alcool est le pire enemi de l'homme... ❦ Léo Kingsley

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MessageSujet: L'alcool est le pire enemi de l'homme... ❦ Léo Kingsley   Mer 21 Nov - 19:19

L'alcool est le pire ennemi de l'homme.
Mais la Bible nous enseigne d'aimer nos ennemis.
Léo ✧ James
Il y a maintenant un moment que j'étais "rentré au pays". Un moment donc que je devrais me sentir mieux. Concrètement, ce n'était pas pire, j'étais dehors au moins, hors de ma chambre, hors de l'hôpital ou d'un cabinet médical. Alors oui, j'étais accoudé à un bar, potentiellement alcoolisé, le regard vague. Là aussi, ça pourrait être pire, je ne suis pas complètement saoul, juste un peu éméché. Je sais que je ne dois pas franchir la limite, que perdre le peu de contrôle qui me reste est tout sauf une bonne idée... Alors je me contente de quelques verres, juste assez pour oublier, pour ne plus trop y penser. La peur d'une nouvelle crise me hante toujours et j'ai déjà eu la preuve que l'alcool ne les empêche pas de surgir. Alors pourquoi je continu ? Je n'en sais rien en fait, je ne sais plus rien.

C'est juste que c'est sympa de passer prendre un verre après le cercle, que ça me change les idées. Les gars se joignent souvent à moi d'ailleurs, je pense même qu'ils sont les premiers à avoir proposé cette idée. C'est pas simple le cercle, devoir parler de nos problème devant d'autres traumatisés, mettre des mots sur des choses que rien ne peut exprimer. On se retrouve comme des c*ns à se regarder dans le blanc des yeux, avec notre "animateur" trop enthousiaste et sans doute trop faux-cul. Personne ne parle vraiment en fait, on ne peut pas parler, on ne veut pas faire de crise devant les autres. Alors on raconte tout et n'importe quoi, le bon vieux temps, nos expériences militaire. Une belle perte de temps qui a pour seul mérite de rassurer un peu mon entourage. Ils me voient sortir, ils pensent que je me suis refait des amis. Ce n'est pas tout à fait faux non plus mais je n'en reste pas moins une loque pathétique... Je suis juste une loque qui prend l'air et qui va un peu s'imbiber d'alcool pour se donner du courage. Encore plus pathétique.

J'ai d'ailleurs de la chance de ne pas vivre seul, ça m'oblige encore plus à me limiter. Je suis trop grand pour rentrer en titubant chez mes parents et ils sont déjà bien assez inquiets pour moi comme ça. Alors je sirote, juste assez pour me sentir plus léger, pas assez pour ne plus pouvoir me lever de ma chaise. Je ne me sens pas mieux en fait, je crois que rien ne peut me faire aller mieux pour le moment. Il faudrait que je sorte plus, de façon plus saine, que je rencontre d'autres personnes, que je me sorte les doigts du... Enfin, c'est plus facile à dire qu'à faire malheureusement. Même les médecins ne savent pas quoi me conseiller, tous des c*ns, moi le premier. Un long soupir m'échappe alors que je sens une main se poser sur mon épaule. Les gars ne sont plus là et je ne sais même pas depuis combien de temps, la seule chose dont je sois vraiment sûr est que mon verre est à moitié vide (ou à moitié plein si vous voulez un peu plus d'optimisme).

    « Je vous paye un verre ? »

Cette fois, c'est un rire qui m'échappe, soupiré lui aussi. La main sur mon épaule n'est autre que celle d'une jeune femme bien trop mignonne pour s'intéresser réellement à moi. Moi et ma barbe de plusieurs jours, moi et mon regard vitreux, moi et ma dépression de m*rde, moi et mes crises d'angoisse... Qu'aurait-elle à gagner ? Et même si elle ne voulait qu'une partie de jambe en l'air je... Disons simplement qu'il y a bien longtemps que je n'ai plus vérifié le bon fonctionnement du matériel alors... Il est fort probable que je ne sois plus capable de grand chose et, même dans ce domaine, mon appétit est loin d'être le même qu'avant. C'est vous dire à quel point mon état est dramatique... À une époque, j'aurais même été prêt à faire un saut aux toilettes pour la satisfaire, elle ou une autre, tant que les choses étaient claires. Plus maintenant. Plus pendant encore un moment je le crains.

    « Ça ira merci. »

Répondis-je simplement, tentant un sourire naturel qui ne fut qu'un mouvement tordu de ma bouche. Elle sembla déçu mais nous n'eurent pas le temps d'en dire plus car un bruit sourd attira l'attention de tout le bar. Visiblement, une bagarre était sur le point de commencer et il y avait déjà eu du bris de verre... Mauvais signe. Je retournais immédiatement mon attention vers le petit groupe qui s'était formé dans le coin. Comme souvent, c'était un contre plusieurs et ce genre d'attitude me mettait hors de moi. Quand on a pas le courage de s'en prendre directement à la personne sans avoir a appeler ses potes, on reste dans les jupes de sa mère. Mes doigts se serrent sur mon verre alors que ma main libre devient un poing serré, ils vont morfler, ou moi peut-être, mais je ne laisserai pas un jeune se faire taper par des abrutis, pas sans rien faire, pas ce soir.

Sans faire attention à ma charmante voisine, je me lève donc et me dirige vers le groupe. Ils ne m'ont pas vu, trop concentrés sur leur victime. Pour le moment, les choses semblent calmes mais les paroles fusent. Je n'entend déjà plus rien, mes oreilles commencent à siffler. Je sais que ça n'annonce rien de bon mais il est hors de question que je m'enfuis sans rien faire. Les choses vont s'envenimer rapidement de ce que je comprends, quelques coups sont mêmes déjà partis je crois. Je n'y vois plus très clair, ça siffle de plus en plus. Il faut que je sorte de là mais, surtout, que je sorte le mome du milieu. Car c'est un gamin ou, du moins, il en a tout l'air... Tout se passe vite, je tape sur l'épaule de celui qui me fait face puis lui en colle une avant même qu'il n'est finit de se tourner. Les autres s'énerve, ça va partir en baston générale. Je donne quelques coups, des frappes chirurgicales, mes muscles sont toujours bien là, j'y veille.

Quelques instants plus tard, j'ai attiré le jeune homme à l'extérieur, profitant de la panique générale, ayant peut-être mis à terre les deux plus costauds de la bande. Dans la ruelle un peu plus loin, je le bouscule un peu pour appuyer mon dos contre le mur, les jambes légèrement pliées, les mains sur mes genoux. Je ne vois plus grand chose, mes oreilles sifflent atrocement, assez pour que je n'entende plus vraiment ce qui se passe autour. Mes yeux s'ouvrent et se ferme mais les points blancs ne partent pas. Ais-je pris un coup ? Pas impossible... Je n'en sais trop rien. Le plus important est que nous soyons loin de cette pagaille et que le petit aille bien. Je l'ai peut être attiré un peu fort ici... Finalement c'est peut-être moi qui l'ai le plus brutalisé ce soir... Si seulement j'étais pleinement conscient de mes actions !

    « Ça va ? »

Parvins-je à dire, le souffle court, incapable de vraiment le regarder. J'étais toujours dans mon étrange position à cligner des yeux comme un imbécile, tentant de reprendre mes esprits tout en éloignant la potentielle crise... Ce n'était pas gagné.
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MessageSujet: Re: L'alcool est le pire enemi de l'homme... ❦ Léo Kingsley   Mer 5 Déc - 5:15

L'alcool est le pire ennemi de l'homme.
Mais la Bible nous enseigne d'aimer nos ennemis.
Léo ✧ James

Parfois tu avais l'impression que ta vie était une pièce de théâtre, du très mauvais théâtre certes, un script digne des dramaturges oubliés de l'Histoire mais une pièce de théâtre tout de même, c’en était presque drôle à force, lorsqu'on prenait les choses avec suffisamment de recul pour voir le comique dans le pathétique, l'amusant dans la déchéance, le même bar, les mêmes personnes, les mêmes boissons, les mêmes répliques, le même soir, chaque semaine, comme un rendez-vous qu'aucun de vous ne se risquerait à louper, une routine, des gestes qu'on répète sans vraiment le réaliser.
Ils arrivaient toujours au même moment, après ta troisième vodka, entrée en scène millimétrée, blousons en cuirs, démarche digne des caïd des films de série B et ils t'encerclaient tous les quatre, les mêmes mots, les mêmes insultes, les mêmes menaces que tu n'écoutais plus qu'à moitié, toi tout ce que tu attendais c'était les premiers coups, le premier coup qui t'autoriserait à te lever et riposter en toute légalité, le premier coup qui te permettrait de te libérer, c'était toujours la même chose, en voyant ton absence de réponse, le petit sourire que tu forçais sur tes lèvres, un brin provocateur, le grand brun, celui avec une tête de troll -et probablement autant de neurones disponibles- te bousculait, tu trébuchais contre une chaise, tout le bar se retournait alors le spectacle pouvait commencer. En général les coups pleuvaient durant une dizaine de minutes, les tiens, les leurs, tu sentais le sang qui coulait sur ton visage, le goût métallique sur tes lèvres, le rythme de ton cœur qui s'accélérait dangereusement, ta vision qui devenait plus floue à chaque instant avant que le propriétaire n'intervienne pour vous jeter dehors les uns après les autres, juste à temps, te laissant seul sur le trottoir, recouvert de sang, à peine conscient et pourtant ça restait dans ces moments là, dans cet état là que tu arrivais enfin à te sentir vivant.
Tu étais loin de te douter que ce soir là rien ne se passerait comme prévu, tu étais loin de te douter que si ta vie était bel et bien une pièce de théâtre, elle s'apprêtait à laisser entrer en scène un nouveau figurant. Tu venais tout juste de trébucher contre la chaise, cette même chaise toujours dans le passage par un hasard incompréhensible, les premiers coups venaient tout juste de pleuvoir, les premières gouttes de sang de couler quand il apparut, ce gars sorti de nul part, que tu n'avais jamais vu avant pas plus que remarqué en entrant. Tu le regardas un instant sans dire un mot, incapable de comprendre ce qu'il voulait, ce ne fut que lorsque après avoir mis au sol le troll et peut être un des autres, il t'attrapa par l'épaule et t'entraîna vers l'extérieur sans la moindre délicatesse que tu compris ce qu'il se passait, ce type qui avait tout sauf l'allure d'un mec du quartier était en train d'essayer de te sauver, ce fut la brutalité de cette réalisation qui te poussa à obéir sans vraiment réfléchir, qui t'empêcha de vraiment réagir, même une fois dans la ruelle, même une fois loin de l'agitation, du brouhaha ambiant et de l'odeur tenace de bière et de transpiration tu avais encore l'impression d'être au cœur même de l'action mais surtout c'était surtout l'incompréhension qui dominait tes émotions.
De toutes ces fois où tu t'étais battu ces derniers mois, de toutes ces fois où tu avais recherché la douleur et le danger  pour espérer te sentir exister personne n'avait jamais tendu la main vers toi, tu les entendais parfois chuchoter sur ton passage, tu sentais les regards tantôt curieux, tantôt réprobateurs sur ton visage, tes mains et tes bras mais personne n'avait jamais réellement pris la peine de venir à toi, de te demander ne serait-ce que si ça va et comme s'il venait de lire dans tes pensées ce furent exactement ces mots que prononça ce gars, des mots que tu n'avais plus entendu depuis si longtemps dans la bouche d'inconnus qu'ils te prirent totalement au dépourvu, tes yeux, pour éviter les siens, se promenaient sur tes mains, le sang qui coulait de tes poings blessés, sur tes poignets, sur ce tatouage que tu haïssais, quoique tu répondes tu savais qu'il lui suffirait de te regarder pour comprendre que de toute évidence tu n'allais pas bien, que tu n'étais qu'un mioche qui avait trop perdu, qui avait tellement mal qu'il ne ressentait plus, qui avait tellement en horreur le vide qui l'habitait qu'il avait pris l'habitude malsaine de côtoyer de bien trop près la mort et le danger

« Oui ça va »

Un oui qui veut dire non, le regard lointain, le mensonge à peine caché, tu n'espérais pas vraiment le tromper, simplement ces choses là personne ne les disait jamais à haute voix, pas chez toi, tu n'en avais pas vraiment le droit.

« Et toi ? »

Parce qu'il avait tout de même l'air d'être dans un sale état après tout ça

« Ou vous d'ailleurs, pour c'que j'en sais »

Des fois tu te disais que tu aurais peut être dû considérer la politesse et les codes sociaux comme autre chose que des simagrées réservées à une élite à laquelle tu n'appartiendrais jamais, ça t'aurait évité de te ridiculiser.
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MessageSujet: Re: L'alcool est le pire enemi de l'homme... ❦ Léo Kingsley   Jeu 3 Jan - 6:50

L'alcool est le pire ennemi de l'homme.
Mais la Bible nous enseigne d'aimer nos ennemis.
Léo ✧ James
Les choses s'étaient enchaînées très rapidement, trop pour que mon cerveau parvienne réellement à faire le lien. Ils avaient commencé, je m'étais interposé puis les coups avaient commencé à pleuvoir. Un peu par ci un peu par là, vraisemblablement quelques-uns dans ma figure quand même. Mais la douleur qui lançait dans mes phalanges indiquait clairement que je n'y étais pas allé de main morte. Je n'en étais pas particulièrement fier d'ailleurs même si j'avais eu ma phase un peu bagarreur étant jeune... Je ne l'étais plus mais je ne me contrôlais plus non plus, hanté par des excès de colère qui enclenchaient souvent des crises d'angoisse. Ou qui en était le résultat. 

Toujours dans mon étrange position de grenouille attardée, j'entendais à peine ce que me disait le jeune homme. Mes oreilles sifflaient trop, le son strident résonnait dans mon crâne en faisant vibrer le peu de neurones valides qu'il me restait. Je compris néanmoins qu'il prétendait aller bien, tout comme j'avais l'intention de le faire si ma voix me le permettait. Je tentais de jeter un coup d'œil dans sa direction mais les points blancs accaparaient encore mon champ de vision, m'empêchant de le distinguer correctement. Ce qui semblait évidement, malgré tout, était qu'il n'allait pas si bien que cela, il y avait beaucoup trop de rouge pour que ça aille vraiment, que ce soit son sang ou non. 

J'aimerais dire quelque chose mais j'ai l'impression d'avoir les poumons remplis d'eau et la gorge trop serrée pour laisser échapper le moindre son. Le sang, tout ce sang... Malgré mes efforts pour ne pas y penser c'était encore frais dans mon esprit, trop frais... Et ce que j'avais tenté de fuir me rattrapa à pleine vitesse: à chaque fois que je clignais des yeux je voyais son visage, le visage de cet enfant ensanglanté et son regard emplis de peur et de regret. Il savait ce que nous ignorions tous, il savait le triste destin qui nous attendait et dont il allait être la cause malgré lui. Qui pouvait faire ça à un enfant? Le bruit de la déflagration me fit lâcher prise et je me retrouvais assis à même le sol, les genoux contre mon buste, la tête entre mes mains comme pour tenter d'amoindrir le bruit. En vain, il venait de mon esprit. 

Et les scènes qui me venaient par flash aussi : Le visage de mes amis, les cris de douleurs de ceux qui n'étaient pas mort sur le coup, la chaleur de l'explosion, la douleur, les morceaux de corps qui volaient autour de moi, mon propre corps balancé dans les airs sous le choc... J'avais l'impression de revivre la catastrophe encore et toujours, piégé au milieu de cette horreur, toujours aussi incapable d'y changer quoi que ce soit, toujours avec cette impression que je n'allais pas y survivre. Et je n'aurais pas dû y survivre. C'était un miracle que je sois encore là et sans blessure plus grave que mon traumatisme. Beaucoup m'avaient vendu la volonté divine mais je n'y croyais plus, pas après avoir vu le regard de ce gamin. Ma survie n'était que le fruit du hasard, de la malchance même peut-être. 

Seul le bruit saccadé de ma respiration parvenait à traverser mes lèvres et je restais là, assis sur le sol froid, recroquevillé sur moi-même à espérer que tout s'arrête aussi vite que ça avait commencer. Mais il n'y avait pas de solution miracle, il fallait attendre que ça passe, laisser les larmes couler sur mes joues, discrètes mais brûlantes. Je tentais maintenant de garder les yeux ouverts dans l'espoir que les images disparaissent mais elles recouvraient ma vision d'un étrange voile, m'interdisant de voir ce qui m'entourait réellement. Je devais être terrifiant dans cette position, les mains sur les oreilles, fixant mes genoux comme un dément, incapable de réagir à ce qui se passait autour de moi. J'étais dans mon monde, dans ce cauchemars qui n'en était pas un, la terre pouvait bien s'écrouler que je ne m'en rendrait pas compte... Incapable même de savoir combien de temps ces crises duraient. 

Mon cœur menaçait de déchirer ma poitrine et j'avais l'impression d'avoir les oreilles en feu mais le sifflement finit par faiblir et ma vue devint moins floues. Soudain, je pus à nouveau distinguer mes jambes et sentir la chaleur de mes mains sur mes joues. Doucement mais sûrement, je revenais à la vie, m'animant à nouveau, presque aussi déstabilisé que pouvait l'être le jeune homme s'il n'était pas parti en courant entre temps... Les yeux grands ouverts et humides, je secouais la tête  tenter de reprendre mes esprits, mes mains avaient sagement gagné mes genoux mais je refusais de me lever, trop conscient que ça ne pouvait mener qu'à un échec. Il me fallait toujours du temps pour me remettre de ces crises qui me vidaient totalement d'énergie. Mon corps était encore tétanisé, refusant d'obéir au peu d'ordre que mon cerveau pouvait encore formuler après ça. J'étais une loque, bien incapable de parler ou même de réaliser que je n'étais pas seul malgré tout... 
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