AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Si la place est libre. (Tara & Julian)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
─ Dollars : 348
─ Messages : 156
─ Je suis sur FD depuis le : 16/10/2018
─ Âge : 50
─ Quartier : North Side. (Maison familiale)
─ Emploi : Directeur du cabinet d'avocat Dorner & Associés.
MessageSujet: Si la place est libre. (Tara & Julian)   Mer 31 Oct - 19:47

L'incruste.
Si la place est libre.

Tara & Julian


Seul le bruit des clics et des clacs du clavier d’ordinateur, rompait le silence qui régnait dans le bureau de monsieur Dorner. Face à une pile de dossiers, et son écran, il rédigeait ses plaidoiries avec assurance, comme un romancier avancerait dans son histoire. Les idées semblaient fuser dans sa tête avec naturel. En réalité il se contentait de retranscrire les lois dont il avait besoin, des lois qu’il connaissait trop bien, et qu’il tournait toujours en sa faveur. Etre avocat, c’est aussi jouer sur les mots, les faits, le temps. Si un texte qui régit la société pourra faire tomber son adversaire un jour, il pourrait aussi sauver son client le lendemain. Finalement c’était répétitif, mais il trouvait satisfaction à chaque dossier remporté. Pour sa fierté, avant tout.

Soupirant, la lettre bouclée, il s’enfonçait dans le fond de son siège, retirant ses lunettes de son nez. Il se risquait à vérifier l’heure, pensant qu’il devait approcher l’heure du déjeuner. Il bondit sur ses jambes en réalisant qu’il était en fait, déjà 14h. Prendre soin de soit, et ne pas prendre de poids, oui, mais se laisser mourir, non. Julian avait opté pour une bonne hygiène de vie (Si l’on met de côté la cigarette et l’alcool ?!), au moment même ou il avait compris que prendre de l’âge, signifiait aussi, prendre du poids. Hors de question de perdre son sex-appeal. Il mangeait équilibré et passait son temps libre au sport, afin d’empêcher le temps de tuer ce qu’il lui restait encore : Sa jolie gueule. Du moins il aimait à le penser devant le miroir, tous les matins, tirant sur ses traits pour oublier que le temps commence à creuser son visage.

D’une main, il fermait l’écran de son ordinateur portable, tendis que de l’autre, il attrapait sa veste. Les lunettes larguées sur le bureau, il prenait la direction de la sortie. Il avait pour habitude de toujours manger à l’extérieur, histoire de prendre l’air une heure ou deux dans la journée. Puis d’après ses enfants, ça pourrait lui permettre de faire de belles rencontres. Ca il en doutait quand même. Peut-être la faute à son téléphone, qu’il ne quittait pas des yeux une fois installé à une table. Ou plutôt la faute au travail, dont il ne parvient pas à se détacher.  De toute façon, il n’a pas d’autre grand centre d’intérêt dans la vie. Pas de femme, des enfants déjà adultes qui n’ont plus besoin de lui. Il n’a que son entreprise, son bébé, et les dollars qu’il peut en tirer.

Ou aller à une heure pareille ? Son restaurant préféré ? Les services du déjeuner sont probablement déjà terminés. Les fast-foods ? On n’avait pas dit qu’on passait à une bonne hygiène de vie ? Les mains dans les poches de son pantalon, il scrutait les enseignes de la rue sans vraiment se décider. Jusqu’à ce que les noisettes de ses yeux s’arrêtent sur l’une des vitrines. Ou plus précisément ce qui était exposé derrière. A l’une des tables d’un cafés, derrière la vitre, il avait reconnu Tara. L’homme qui passerait son regard sur elle sans s’y arrêté serait à l’évidence, gay. Lui ce n’était pas son cas, et si la brunette avait le don de l’agacer, elle était aussi bien trop jolie pour qu’il passe à côté. Il irait manger dans ce café.

Poussant la porte de l’enseigne, il jetait un furtif regard vers Tara, vérifiant qu’elle ne l’avait pas remarqué. Se faufilant donc discrètement au comptoir, il commandait une salade et quelques accompagnements, ainsi qu’une bouteille de soda. Le tout payé, il prenait son plateau, et filait aussitôt s’assoir à la table de la jolie avocate, sans même se soucier de savoir si elle avait rendez-vous. Il déposait son plateau face à lui, et relevait les yeux vers elle, tentant de capter son attention. C’était comme ça entre eux, et ce depuis des mois maintenant. A cause d’une affaire, une sale affaire qu’il avait perdue, et qu’il ne digérait pas. Il était impressionné par le savoir faire de la jeune femme, en vue de son jeune âge, mais sérieusement touché dans son orgueil. Alors depuis, il n’a de cesse que de lui tourner autour. Non pas qu’il espérait quoique ce soit d’elle, l’un comme l’autre était bien conscient de leur jeu. Non, il voulait juste l’emmerder, autant qu’elle avait pu l’emmerder lui avec ce dossier. Peut-être aussi pour passer du bon temps, après tout, aucun des deux ne semblait vraiment détester leur jeu du chat et de la souris.

« Je vous croyais plus distingué que ça. » Lançait-il pour rompre le silence, et s’assurer que Tara avait bien remarqué sa présence. Par  « ça » il entendait le café dans le quel ils déjeunaient. Un endroit simple, presque aussi classe qu’un McDonald, les enfants hurlant partout, en moins. Un sourire en coin de ses lèvres, il croisait ses bras devant lui, tout en enfonçant son regard dans le sien. Il doit être bien difficile pour un jeune homme, de tenir tête aux magnifiques yeux de Tara. Tous peuvent baisser le regard, troublés par le clair de ses yeux. Julian lui, c’est différent. Trop vieux pour vouloir l’attendrir, trop expérimenté pour flancher. S’il vacillait devant de jolis yeux, trop facilement, il n’aurait plus qu’à changer de métier. Alors il en jouait. Il n’avait pas eu le dessus au tribunal, et comptait bien l’avoir en dehors. Et puis parfois, il se plaisait à tester l’assurance de Tara. Parce qu’elle prometteuse, et que quelque part, il espérait peut-être pouvoir l’engager à l’avenir dans son propre cabinet. Les meilleurs avocats sont tous chez Dorner & Associés, si elle promet autant qu’elle le laisse entendre, il lui faut se talent dans son équipe. (En tout cas, il aurait retourné son fauteuil si s’en était une émission télévisée !). Sans rien ajouter de plus, si ce n’est étirer son sourire un peu trop fier, il commençait à grignoter sa salade.

_________________
Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi... Surtout moi. L’homme est un produit comme les autres. Avec une date limite de vente. Je suis publicitaire. Je suis de ceux qui vous font rêver des choses que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moche, bonheur parfait retouché sur Photoshop. Vous croyez que j’embellis le monde ? Perdu, je le bousille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forgottendelights.forumactif.com/t1157-julian-nous-creons
 

Si la place est libre. (Tara & Julian)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
forgotten delights. :: CHICAGO, ILLINOIS :: NORTH SIDE :: RESTAURANTS-
Sauter vers: