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 Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure

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MessageSujet: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Dim 23 Sep - 18:02



 

Veronika & Elizabeth

Without darkness there's no light.

J'aimais être du matin et terminer ma journée à seize heures. Puis il y avait l'ambiance à l'hôpital au levé du soleil, l'étrange calme qui y régnait quand il n'y avait pas d'urgences. C'était agréable bien qu'un peu étrange parfois. La journée avait été calme d'ailleurs, presque reposante. Ce n'était pas fréquent malheureusement, des jours précieux. Satisfaite, j'étais rentrée chez moi et je m'étais jetée sur mon frigo, affamée. Il faut dire que je ne mangeais pas vraiment au travail et que mon petit déjeuner était déjà largement digéré. Rien de tel qu'un bon plat de pâtes pour se redonner de la force ! Le tout dévoré devant un bon film pour parfaire le tableau. Une bonne journée que je ne voulais pas voir se terminer... Ainsi, toujours aussi motivée, j'avais enfilé une tenue plus décente que mon survêtement de maison puis j'avais embarqué mon appareil photo pour une balade sur la plage.

Parfois, je me disais qu'il faudrait que je prenne un chien pour justifier mes sorties mais il ne m'était pas possible d'envisager de laisser cette pauvre bête seuls pendant plus de douze heures, enfermée. Mon appareil photo restait donc ma meilleure excuse quand je n'avais pas le courage de sortir ma paire de basket de jogging. Ce soir, je n'avais pas la volonté de courir. Sans compter que mon estomac était bien trop plein pour supporter les vibrations pour le moment. Souriante et le cœur léger, je prenais donc ma voiture pour faire les quelques kilomètres qui me séparait de mon lieux préféré de la ville. Peut-être avais-je été un pirate dans une autre vie ? Ou une sirène ? Ou plutôt un poisson en fait, je ne suis pas assez glamour ou courageuse pour être un pirate ou une sirène ! Oui, un poisson... On me l'avait souvent dit quand j'étais jeune d'ailleurs, une histoire de taille d'oeil si je me souviens bien... Quelle bande d'idiots ! Ce souvenir me fit sourire.

Les enfants étaient méchants entre eux, toujours prompt à tout critiquer et à se moquer. Ils m'avaient endurcit en fait, d'autres avaient eu moins de chance que moi. Mais il n'était pas le moment de penser à tout ça, je ne voulais pas perdre ma bonne humeur pour si peu. Les réglages de mon appareil accaparèrent mon attention un moment avant que je ne descende de la voiture. Oui, une bonne soirée avec une bonne lumière, l'idéal. Et le temps était avec moi, juste une petite brise agréable, un ciel dégagé. Que demander de plus ? Clac, première photo, le reflet du ciel sur le capot de la voiture. Les mélange des couleurs est interessant. L'avantage du numérique c'est qu'on peut prendre tout et n'importe quoi, ça ne coûte rien à part un peu de temps au moment de faire le tri.

L'eau est calme, dommage, les photos de vagues ont un certain charme. Mais il n'y a pas grand monde, on ne peut pas tout avoir ! Clac, le soleil à l'horizon. Je dois l'avoir en cinq mille exemplaire mais je ne m'en lasse pas. Une grande inspiration alors que mon regard se perd dans l'infini puis des rires d'enfants me tirent de ma rêverie. Ils passent comme des flèches derrière moi, suivis de plus ou moins près par leurs parents. Un autre cliché de l'ombre des enfants dans le sable, un peu floue, puis je reprends la route. Mon errance est agréable, parsemée de clichés plus ou moins réussis, calme. Le bruit de la mer rythme mes pas, l'odeur est enivrante, assez pour que je décide d'en profiter un peu en m'arrêtant quelques minutes. Un peu plus loin, une silhouette semble avoir eu la même idée que moi. Clac, son ombre contre l'horizon de plus en plus rouge. En regardant la photo, je remarque cette couleur de cheveux familière. Une belle couleur qui se fond presque avec le ciel. Je fronce les sourcils, zoom sur l'aperçu.

La jeune femme semble bien être qui je pense et elle tient une bouteille dans sa main. Une flasque ? Seule et silencieuse, un peu isolée. La vision me déçoit et m'attriste. Il s'agit sûrement de Véronika, une patiente sur le point de devenir une amie. Nous avions récemment réalisé que nous avions des connaissances communes, que les gens qui comptaient pour nous étaient presque les mêmes. Le souvenir de notre dernière rencontre ici même me fait sourire. Il était étrange de voir à quel point le monde était petit... Mais cette flasque ! Était-ce bien ce que je craignais ? Hésitant quelques secondes, je me décidais enfin à prendre les devants. Hors de question de la laisser tomber, j'avais promis de l'aider, de tout faire pour qu'elle se sorte de là, il était temp de tenir parole. Sans compter qu'elle avait accepté que nous nous rencontrions dans un cadre moins formel que l'hôpital, n'était-ce pas une bonne opportunité pour essayer ? Je déglutis, reprendre une grande inspiration, arrange un peu mes cheveux puis je m'avance vers elle. Pour attirer son attention, je me gratte doucement la gorge. Mieux vaut rester professionnelle en revanche, nous ne sommes pas encore assez proches pour entamer sur des familiarités... Surtout qu'elle ne semble pas dans son assiette.

    « Mademoiselle Faure ? Tout va bien ? »

Pas très habile, je vous l'accorde, mais je sais que la jeune femme est fragile et je ne veux pas la traumatiser, pas déjà.




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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Dim 23 Sep - 22:04

without darkness there is no light
VERONIKA & ELIZABETH
En quelques jours de temps, Veronika avait l'impression d'avoir perdu la bataille dans laquelle elle s'était engagée. C'était comme si le sol s'était ouvert devant elle et qu'il n'attendait qu'une chose: qu'elle saute à pieds joints dans le trou béant des Enfers qu'elle avait elle-même créés. Arthur avait découvert sa double vie de la pire des manières qui soit. Elle avait voulu lui en parler. Elle n'en avait pas trouvé le courage. Et en repoussant ainsi la chose, elle avait détruit la confiance qu'il lui portait. Elle l'avait vu dans ses yeux: la surprise, l'incompréhension… et puis le froid. Le vide. Il avait vu une image d'elle détestable. Celle que Simon aimait tant et qui lui ressemblait si peu, mais qui lui ressemblait tellement pourtant. Elle aurait tant voulu rattraper le lieutenant ce soir-là, lui dire qu'il se trompait, mais elle n'avait pas pu. Elle était restée près de Simon, parce qu'elle était sur le territoire du gangster et qu'elle avait préféré ne pas empirer les choses entre les deux hommes. Elle ne pouvait pas laisser Arthur avoir des problèmes avec ce gang. Alors pour le protéger, elle s'était tue. Elle lui avait brisé le coeur et elle s'était brisée avec lui. Ce soir-là, non seulement elle avait peut-être perdu l'homme qu'elle aimait mais en plus, la porte de ce monde dans lequel elle s'était si souvent réfugiée lui avait été définitivement fermée. Simon lui avait bien fait comprendre de rentrer chez elle sans se retourner et c'était ce qu'elle avait fait. Honteuse, alcoolisée et malheureuse, elle avait au moins eu la chance d'être raccompagnée par quelqu'un qui n'avait pas cherché à abuser de son état. Mais au vu des retombées de cette histoire, elle regrettait finalement que personne ne l'ait abattue.

Car la confiance d'Arthur, elle l'avait bel et bien brisée. Éclatée en morceaux, comme son propre coeur avait explosé quand elle avait comprit que tout était foutu, qu'elle avait été démasquée. Elle avait envoyé quelques messages au lieutenant, pour s'excuser, pour lui dire qu'elle pouvait répondre aux questions s'il en avait. Il lui avait simplement répondu qu'il ne la pardonnerai pas de l'avoir manipulé et demandé des informations qu'elle n'était même pas en mesure de lui donner. Elle lui avait juré qu'elle ne lui avait pas menti sur ses sentiments, qu'elle n'avait pas voulu l'utiliser pour vendre allez-savoir-quoi aux Hunter Bloods. Elle lui avait écrit qu'elle était navrée de lui avoir fait subir sa présence, qu'elle avait toujours été toxique pour les gens, qu'elle avait été idiote mais que jamais elle n'avait feint son attirance pour lui. Et c'était vrai. Pour la première fois depuis la disparition de Kyle, Veronika avait senti son coeur battre pour quelqu'un. Elle aimait Arthur. Profondément. Et ce depuis leur première rencontre, sans qu'elle ne puisse se l'expliquer. Elle savait qu'il n'y aurait plus que lui désormais. Et il était parti parce qu'elle avait tout gâché.

Elle avait espéré que revenir en arrière en retournant à Annapolis allait pouvoir l'aider. Qu'elle allait pouvoir trouver une solution, que tout n'était pas perdu. Mais Arthur avait cessé de lui répondre. Même sa réconciliation avec son père n'avait pas suffit à faire apparaître de nouveau un sourire sur le visage de la rouquine. Son père avait d'ailleurs hésité à la laisser repartir, tant elle avait passé de temps à pleurer dans ses bras. Mais elle était adulte, elle avait ses propres choix à faire et elle avait fait celui de rentrer à Chicago. Peut-être le temps de faire ses bagages et de quitter la ville... L'avion de Veronika avait atterri quelques heures auparavant. Elle avait juste prit le temps de passer à son appartement pour déposer son sac de voyage et d'éclater en sanglots en prenant ses souvenirs en pleine figure. La dernière fois qu'Arthur avait mit les pieds ici, c'était pour s'occuper d'elle. Il avait tellement fait pour elle qu'elle ne voyait plus sa vie sans lui. Et il était parti. Alors, elle avait fui. Elle avait emporté un peu d'argent, son téléphone au cas où son père demandait des nouvelles et elle avait descendu les escaliers en courant. Sa course la fit traverser West Side sans qu'elle n'en ait vraiment conscience. Arrêter de boire autant avait fait qu'elle avait commencé à retrouver sa santé. Cette pensée la stoppa net et elle bifurqua pour s'arrêter, à bout de souffle, devant l'entrée d'un grand magasin. Elle cessa plus ou moins de réfléchir et se dirigea vers un rayon qu'elle ne connaissait que trop bien. Quand elle en sortit, elle serrait contre elle le sac en papier où se trouvait son achat. Puis elle analysa les horaires des bus et prit celui qui la mena jusqu'à la plage.

Descendre du véhicule lui fit monter les larmes aux yeux si rapidement qu'elle fut incapable de les retenir. La dernière fois où elle était venue ici, elle était heureuse. Elle était avec Arthur. C'était une torture. Tout, absolument tout lui rappelait le lieutenant. Tout lui criait son absence. Tout lui rappelait qu'elle était seule responsable de la catastrophe qu'était sa vie. Elle avait voulu se détruire. Elle y était parvenue. Elle marcha un moment, s'éloignant du peu de gens qui se trouvaient sur la plage. En chemin, elle ouvrit le sac en papier, qu'elle jeta en passant devant une poubelle et elle déboucha ce qui se trouvait être une flasque de vodka. La première gorgée lui brûla tellement la gorge qu'elle crut qu'elle allait tout rendre, mais les autres passèrent mieux. Elle ferma les yeux tout en se rapprochant de l'eau, dont elle écouta les clapotis légers. Elle aurait aimé qu'il y ait du vent. Elle aurait partagé la colère de la mer. Car elle était en colère contre elle-même. En cet instant, elle se détestait tellement fort qu'elle songea à s'avancer à travers cette étendue bleue qu'elle aimait tant et à s'y noyer. Elle avala une nouvelle gorgée d'alcool, retenant un haut le coeur: c'était trop pour son estomac, qu'elle n'écouta pas en buvant encore. Et puis elle ferma les yeux.

Alors qu'elle s'apprêtait à faire un pas en avant, quelqu'un derrière elle signala sa présence. Non, sérieusement? Maintenant? Elle s'apprêta à envoyer violemment balader cette personne, mais elle en reconnut la voix. Elizabeth. Elle ne parvint pas à savoir si elle était exaspérée de l'entendre ou profondément soulagée. En fin compte, peut-être lui restait-il quelqu'un à qui parler? Même si elle était proche d'Arthur elle aussi, peut-être pouvait-elle comprendre à quel point elle était désespérée d'avoir gâché sa vie? Après tout, elle ne l'avait pas jugé quand elle avait parlé de Simon. Mais avait-elle bien comprit ce qui se passait vraiment? La médecin lui demandait si elle se sentait bien. Non, elle n'allait pas bien. Mais qu'est ce qu'elle était censée lui répondre? Elle choisit de faire ce qu'elle savait faire le mieux dans ce genre de cas: garder le silence et communiquer autrement. Aussi, elle se retourna lentement pour regarder Elizabeth.

L'épuisement se lisait sur son visage et elle avait les yeux rougis à force passer son temps à pleurer. Elle ferma la flasque qu'elle tenait dans les mains et la serra entre ses doigts. Puis elle fit un sourire à la jeune femme en face d'elle. Mais pas un de ces sourires polis pour vous saluer, encore moins un de ceux qui montraient un bonheur certains. C'était un sourire désespéré, qui s'accompagna d'un « Je suis en pleine forme! Ma vie est merveilleuse. » dit d'une voix tremblante suivit d'une phrase entrecoupée par un sanglot « Je suis une conne… et j'ai tout gâché. » Ne pas se mettre à pleurer. Ne pas se mettre à pleurer. Et puis merde! Tant pis. Veronika jeta avec rage la bouteille d'alcool dans le sable, qui tint le choc simplement parce que le sol était trop mou pour ça. Elle se laissa tomber elle aussi, reprenant ce qui semblait être son activité favorite depuis quelques jours: pleurer. Encore. A force, elle allait bien finir par ne plus avoir de larmes, non?

HJ: bon j'ai résumé les événements alors c'est long ^^"

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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Mar 25 Sep - 18:24



 

Veronika & Elizabeth

Without darkness there's no light.

C'était bien ce que je craignais. La flasque ressemblait à s'y méprendre à une flasque de vodka et, en vue de l'état de la jeune femme quand elle s'était retournée vers moi, il ne restait que peu de doute possible... Je n'avais pas eu de nouvelles d'Arthur depuis plusieurs jours et Mina ne m'avait pas parlé de Veronika depuis quelques temps, j'ignorais donc tout de la situation actuelle et je n'étais sûrement pas un cas isolé. Quoi qu'il en soit, un bref regard à ma patiente me permit de comprendre que quelque chose de grave était arrivé. Quelque chose de bien pire qu'une simple cuite et ce même si le rouquine avait bien progressé là dessus depuis notre rencontre. Non, c'était bien pire, ça se voyait dans ses yeux. En fait, si je n'avais pas été aussi proche de la famille Jacobson, j'aurais presque pu croire qu'il était arrivé malheur à Arthur...

Elle devait me maudire d'être là, encore au milieu, encore à lui casser les pieds. Le destin avait quand même de drôle de manières et il me faisait surtout passer pour la reine des emmerdeuses ! Mais je ne pouvais pas l'ignorer, je devais faire quelque chose pour elle, c'était une évidence. J'allais lui répondre, m'avancer un peu pour qu'elle puisse parler moins fort, seulement elle me devança, confirmant mon inquiétude avant de se laisser tomber dans le sable en pleurant. En un rien de temps, j'étais à ses côtés, à genoux dans le sable, la serrant contre moi. Nous n'étions clairement pas assez intimes pour nous permettre ce genre de geste, ça ne m'avait même jamais traversé l'esprit avant aujourd'hui. Mais voilà, parfois c'est le seul geste à faire, la seule bonne solution, celle qui vaut mille mots.

Une fois contre elle, je réalisais mon erreur. C'était de la folie, elle aurait pu me rejeter, s'enfuir, se braquer. J'aurais sûrement dû penser à autre chose avant d'en arriver à ce recours... Trop tard, elle était là, contre moi, mon bras derrière ses épaules et une de mes mains dans ses cheveux. Inconsciemment, je m'étais mise à la bercer doucement, suivant le rythme de ses sanglots. Il faudrait que je m'excuse, même si ça pourrait lui faire réaliser à quel point le geste peut sembler déplacer... Ou faire comme si de rien n'était, détourner son attention pour ne pas la braquer justement. Ne suivant que mon instinct, je me décidais pour la seconde solution, advienne que pourra.

    « Vous êtes loin d'être conne, vous avez fait un faux pas, c'est tout, je suis certaine que vous allez trouver une solution. »

Je savais qu'il n'était pas utile (voire même vivement déconseiller) de lui dire de se calmer, qu'elle le ferait d'elle-même quand elle serait prête. Je ne pouvais qu'amoindrir la gravité des choses, l'aider à relativiser sans directement faire référence à quoi que ce soit. Si elle devait me dire quelque chose, il fallait que ça vienne d'elle, surtout pas de moi. Pas de questions directes et surtout pas de tentative de claque morale ce soir, elle en avait sûrement déjà bien assez prit comme ça. Il fallait vraiment que je sois très subtile, tout en douceur, avec calme. J'espérais pouvoir l'aider cette fois encore, je ne voulais pas qu'elle se braque. Discrètement, avec mon pied, je poussais un peu de sable sur la flasque. C'était idiot mais au moins elle ne l'aurait plus dans son champ de vision. Ça limiterait peut-être un peu la colère qu'elle devait ressentir contre sa propre personne en ce moment...


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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Mar 25 Sep - 20:05

without darkness there is no light
VERONIKA & ELIZABETH
Veronika ne s'attendait pas à voir sa médecin débarquer ici. Elle ne s'attendait pas à voir débarquer qui que ce soit. Pourquoi diable fallait-il qu'elle soit là, alors que la rouquine était dans un moment de désespoir total, une flasque de vodka à la main? Qu'est ce qu'elle allait penser d'elle, franchement? Quand elle s'écroula en larmes dans le sable et qu'Elizabeth la prit dans ses bras, une partie d'elle-même eut envie de la repousser. Dans la tête de la jeune femme, il y avait toujours cette voix diabolique qui lui disait qu'elle méritait ce qui lui arrivait de mal. Elle avait prit l'habitude de l'écouter… et c'était ce qui lui avait fait perdre la seule personne à laquelle elle se rapprochait de toutes ses forces. Alors, elle envoya balader ce démon qui lui parlait depuis trop longtemps désormais et, loin de repousser la marque d'affection de sa médecin, elle vint se blottir un peu plus contre elle, désespérément à la recherche de quelque chose qui pouvait la convaincre de ne pas laisser tomber. Elle ne sut combien de temps elle resta là, à pleurer dans les bras de la jeune femme, mais ce fut suffisant pour qu'elle se sente de nouveau vidée du peu d'énergie qu'elle possédait depuis une semaine. Les sanglots finirent par la quitter et elle reprit doucement une respiration normale, tandis qu'Elizabeth tentait de la rassurer.

Veronika se redressa et essuya son visage à l'aide de son gilet, avant de parvenir à regarder son interlocutrice. Elle resta silencieuse quelques secondes, se demandant comment elle allait pouvoir lui expliquer les choses. Elle savait qu'elle ne serait pas capable de sortir les mots de but en blanc. L'expliquer à son père avait été atroce. Elle en avait fait une crise d'angoisse tellement violente qu'elle avait échappé de peu aux urgences, tant il avait eu peur pour elle. Elle ne voulait pas réitérer l'expérience. Alors comment faire? Est-ce que ça valait vraiment la peine de le lui dire, d'ailleurs? Elle baissa les yeux et prit une grande respiration. « Il ne me pardonnera jamais une chose pareille… J'ai été stupide… J'ai voulu le protéger et j'ai… » Elle regarda de nouveau Elizabeth, comme si elle venait de comprendre quelque chose. « En fait c'est moi que j'ai voulu protéger. Alors je suppose que c'est mérité. » Elle réfléchissait à haute voix plus que ce qu'elle ne parlait vraiment. Ce qu'elle avait voulu protéger, c'était son autre monde. C'était cette partie d'elle-même qu'elle avait si souvent considérée comme libre, mais qui était en fait plus enchaînée que la femme qu'elle avait montré à Arthur. Celle qu'elle était vraiment. Sa partie sombre était esclave de ses dérives et en voulant la protéger, non seulement elle l'avait brisée, mais elle s'était brisée avec elle.

Elle passa une main derrière elle pour saisir son téléphone, resté au fond de sa poche. Elle le déverrouilla et y chercha quelque chose de précis. Quand elle y parvint, elle sentit les larmes lui monter aux yeux et se détourna du téléphone pour éviter de pleurer encore. Elle tendit ce dernier à Elizabeth, l'invitant à lire ses derniers messages échangés avec Arthur. C'était plus facile que de lui expliquer. Bon, elle allait révéler le nom exact de Simon mais au diable! De toutes façons, elle ne révélait rien de dangereux. Simon était déjà connu des services de police et elle ne faisait aucun aveu quant à son sujet. En revanche, il était clair qu'elle avait couché avec lui et que le lieutenant s'en était rendu compte. Quand le poids du smartphone ne fut plus dans ses mains, Veronika ramena des genoux contre elle et les serra entre ses bras, enfouissant sa tête au milieu de ces derniers. « Je vais jamais pouvoir me sortir de là… » Elle ne savait pas bien si ce qu'elle marmonnait était compréhensible, mais ça lui était égal. Elle n'osait pas regarder la médecin pour savoir sa réaction à la lecture des messages.

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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Mer 26 Sep - 16:23



 

Veronika & Elizabeth

Without darkness there's no light.

J'avais eu de la chance, mon geste avait été bien reçu et avait peut-être même servit à calmer un peu la jeune femme. Intérieurement, j'étais soulagée, je ne voulais vraiment pas la mettre mal à l'aise, je voulais l'aider, comme toujours. Quand les sanglots diminuèrent, Veronika se libéra doucement de mon étreinte et essuya ses yeux d'un revers de sa manche. Elle semblait désemparée et je l'étais tout autant : j'ignorais ce qui s'était passé et je n'étais pas psychiatre, la marche à suivre dans ce cas m'échappait donc complètement... Une fois de plus, j'allais devoir suivre mon instinct et espéré qu'il soit aussi efficace qu'il l'avait presque toujours été la concernant.

Silencieuse, je l'écoutais sans vraiment comprendre, consciente qu'elle ne s'adressait pas vraiment à moi. De ce que je savais et de ce que je pouvais observer, la jeune femme parlait sûrement de l'autre monde dont elle refusait de se détacher. Mais protéger qui au juste ? Arthur sans doute. Oui, c'était forcément Arthur. Il était dans la police après tout, il était sûrement préférable qu'il reste en dehors de ce monde et, surtout, qu'il ignore qu'elle en faisait partie... Ce qui n'était plus le cas visiblement. Ces mots ne faisaient pas grands sens, seulement je m'étais imposé de ne pas lui poser trop de question, mieux valait donc faire comme si de rien n'était pour le moment, comme si tout était clair et limpide.

Avant que je ne puisse reprendre la parole, elle me tendit son portable sur un échange de texto. Une belle opportunité de réflexion et aussi un excellent moyen d'en savoir plus sur la situation sans avoir à lui demander. J'étais impressionnée par sa marque de confiance mais décidais de ne pas le relever. Il ne fallait pas le brusquer, la laisser mener la danse. Ce soir, je ne devais être qu'une oreille, une présence bienveillante et rassurante. Seulement, garder le silence n'avait jamais été ma spécialité, surtout que sa situation était en effet très compliquée... Le Simon dont elle m'avait parlé était donc bien plus qu'un ami pour elle et quelqu'un de peu respectable aussi... Elle avait trompé Arthur, lui avait mentit.

Loin de cautionner l'adultère, je savais aussi que la jeune femme n'était pas n'importe qui et que sa situation compliquée n'avait pas aidé... Néanmoins, il fallait bien l'avouer, elle aurait pu faire un effort... Un avis que je me garderai bien sûr de partager. Non, il fallait que je tente de la rassurer même si je comprenais parfaitement Arthur et que je le connaissais assez pour savoir qu'il serait difficile de le convaincre d'y regarder à deux fois. Il devait se sentir trahit, bafouer... Et Mina ? Elle aussi serait très mal sans doute... C'était vraiment une situation très complexe qui me donnait la vague impression d'être assise entre deux chaises. D'un côté, je voulais prendre le partie de mes vieux amis mais, de l'autre, je connaissais maintenant trop Veronika pour ne pas lui accorder un peu de crédit. Bonjour le dilemme ! Il allait vraiment falloir y aller avec des pincettes. Je laissais un moment de silence, avec pour prétexte de relire les messages.

    « Il faut bien avouer que vous ne vous êtes pas facilité les choses. » Dis-je avec un petit sourire pour tenter de détendre un peu l'atmosphère. Je lui rendis son téléphone, profitant d'une nouvelle petite pause. « Mais, avec un peu de temps, je suis sûre que tout va s'arranger. En revanche, il va falloir faire des choix drastiques et vous y tenir. L'alcool ne sera pas notre priorité, il faut vraiment faire un travail sur vous et être sûre de ce que vous voulez vraiment. Vous ne pouvez plus vivre entre ces deux mondes, plus du tout. »

Bon, ce n'est visiblement pas ce soir que je vais la fermer... Mais si c'est pour une bonne cause, ça vaut le coup d'essayer. Il lui faut un roc, quelque chose à quoi se retenir maintenant que le sol s'est dérobé sous ses pieds. Je suis prête à tenir ce rôle, mais il va falloir qu'elle soit prête aussi... Il va y avoir d'autres claques mentales, mal nécessaire pour se remettre d'aplomb. Si elle veut de mon aide, il faudra qu'elle l'accepte, même si j'avais quand même l'intention de faire très attention à elle. Parfois, nous n'aurons pas le choix. Maintenant, elle devait réfléchir autrement, voir les choses sous un autre angle. Il fallait qu'elle s'accroche, sûrement bien plus fermement que jamais. Mais j'avais confiance en elle, sincèrement.

    « Vous êtes forte Veronika, c'est peut-être la claque dont vous aviez besoin pour pouvoir vraiment avancer. »

Délicatement, je posais une main sur son épaule, tentant de capter son regard. Il n'y avait pas une once de doute dans mes yeux, je ne mentais pas, jamais.




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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Mer 26 Sep - 18:40

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VERONIKA & ELIZABETH
Tandis qu'Elizabeth lisait les messages et tentait probablement de comprendre la situation, Veronika, elle, tentait de rassembler ses propres pensées. Durant les quelques jours passés à Annapolis, elle avait rangé son ancien appartement, où elle vivait avec Kyle, quand il était encore de ce monde. Au fur et à mesure, elle s'était rendue compte à quel point il avait été important pour elle, plus qu'elle ne l'aurait cru. Elle avait retrouvé des papiers concernant son séjour en centre de désintoxication. Elle en avait relu certains. Elle était décrite comme quelqu'un de très perturbé par sa situation, mais de doux et patient, qui faisait des efforts évidents même quand c'était difficile. Elle avait retrouvé un journal que tenait Kyle, aussi. Elle l'avait conservé sans parvenir à le lire. Elle l'avait ramené avec elle, cependant. Et puis quelques photos, aussi, du temps où elle allait mieux. Elle culpabilisait d'autant plus d'être retombée aussi bas. Quand sa médecin reprit la parole, la rouquine se redressa, sans être capable de la regarder cependant. Elle avait l'impression de ne plus pouvoir regarder personne en face, tant elle avait peur d'être jugée, consciente qu'elle avait fait un carnage autour d'elle en quelques jours de temps. La jeune femme recupéra son téléphone et continua d'écouter ce qu'Elizabeth lui disait. Elle soupira quand cette dernière lui dit qu'elle allait devoir faire des choix, mais pas de manière agacée. Elle était juste fatiguée. Quand la main de son interlocutrice se posa sur son épaule, elle tourna enfin les yeux vers elle.

« Et pour aller où? » fut ce qu'elle répondit automatiquement, même si elle ne posait pas réellement une question. Elle n'attendait pas de réponse d'ailleurs, puisqu'elle continua. « J'en ai rien à faire, de Simon. » Elle déglutit, consciente qu'elle mentait encore, finalement. « Enfin, non. C'est peut-être pas quelqu'un de bien, mais c'était un ami de Kyle et il n'avait rien demandé. C'est moi qui suis allée le chercher. Je suppose qu'il me hait lui aussi à l'heure actuelle, mais peu m'importe. Je voudrais juste ne pas lui apporter plus d'ennuis, c'est tout. Je m'en moque, de ne pas le revoir, de ne plus jamais pouvoir mettre les pieds où il bosse… Je m'en fous, de ça. Qu'il me déteste, il aura raison. » Veronika fit une pause pour replacer ses cheveux en arrière. Dire la vérité était difficile. Mais elle n'avait plus envie de mentir. Et si elle devait se planter une nouvelle fois, eh bien qu'elle se plante, mais ce ne serait pas à cause de ses mensonges. Elle avait retenu la leçon. De la pire des manières qui soient, mais elle l'avait retenue. « Je crois que j'ai jamais été positive pour les autres. Et je dis pas ça pour entendre que c'est faux. Je pense pas être quelqu'un de spécialement mauvais, c'est juste… Je sais pas, je crois que j'ai jamais vraiment su ce que je voulais faire de ma vie, même avec Kyle. Il a été incroyablement patient avec moi et peut-être que s'il était toujours là… mais il ne l'est plus. Et j'ai vite raccroché avec l'alcool et toutes ces conneries. J'avais pas vraiment envie de m'en sortir, je crois. » Elle réfléchissait tandis qu'elle parlait, regardant tantôt le sol, tantôt Elizabeth. « Rester avec Simon, c'était une manière de me laisser mourir. Je vous l'ai dit la dernière fois… sans Arthur, je serais pas… » Sa gorge se serra quand elle prononça le prénom du lieutenant. « J'ai su dès le soir où il est resté avec moi au commissariat qu'il allait changer quelque chose. Et j'ai eu peur. J'ai eu peur quand il m'a ramassée dans la rue quelques jours plus tard, parce que j'aurais donné n'importe quoi pour qu'il reste avec moi... » Les larmes lui montrèrent de nouveau aux yeux et elle dut se concentrer pour ne pas se remettre à pleurer. « Je veux plus lui faire de mal. Je veux pas le perdre... Je veux pas, je peux pas, c'est trop dur! » Elle essuya ses yeux, elle ne voulait pas pleurer de nouveau. « Mais je veux surtout plus lui faire de mal. Je veux juste plus lui faire de mal, même si ça veut dire… » Elle prit sa tête entre ses mains et retint un sanglot. « Je suis tellement désolée… Je voulais pas que ça se passe comme ça... je veux plus lui faire de mal… » Bon, au moins, une chose était claire, tant elle l'avait répétée. Elle n'avait plus envie de blesser Arthur. En soi, elle ne l'avait jamais voulu. Mais elle avait envie d'être sincère avec lui, cette fois, pour de bon. Y compris si ça voulait dire ne plus jamais pouvoir être avec lui. Si elle devait rester seule, alors elle aviserait, peut-être retournerait-elle définitivement sur ses pas. Mais une chose était certaine, elle voulait que le lieutenant sache que si elle avait menti sur un tas de choses, ça n'était pas dans le but de le manipuler, comme il semblait le penser pour le moment.

HJ: oh mon dieu, Vero la bavarde est de retour mdr ça faisait longtemps!

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MessageSujet: Re: Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure   Jeu 4 Oct - 9:00



 

Veronika & Elizabeth

Without darkness there's no light.

J'écoutais avec attention la jeune femme, ma main toujours sur son épaule en guise de réconfort. Il n'était pas facile de capter son regard mais, quand j'y arrivais, je lui lançais un sourire léger et plein de compassion. Un moyen comme un autre de l'encourager à ne pas s'arrêter tout en lui montrant que je ne faisais pas semblant de l'écouter. Ce n'était d'ailleurs pas un mensonge, j'étais vraiment très attentive, tentant de faire sens malgré quelques éléments manquants, tentant de la comprendre afin de mieux pouvoir l'aider. Je ne voulais pas la laisser comme ça, je ne pouvais pas juste l'abandonner maintenant, qu'elle le veuille ou non. Quand les larmes menacèrent à nouveau d'apparaître, je dégainais un mouchoir de la sacoche de mon appareil photo avec ma main libre et lui tendais. Ce fut vain car, le temps que je réagisse, la jeune femme avait caché sa tête entre ses mains pour retenir de nouveau sanglots. La voir ainsi me brisais vraiment le cœur, et ce même si je ne cautionnait toujours pas le fait qu'elle ait trompé un de mes meilleurs amis... Je dépensais le mouchoir sur ma jambe, la serrant un peu plus contre moi avec la main qui était toujours dans son dos.

    « Je ne pense pas que ce soit un problème d'être positive avec les autres ou non. On ne choisit pas l'influence qu'on peut avoir sur notre entourage, pas totalement. Si Simon et Arthur sont restez auprès de vous c'est parce qu'ils trouvaient que vous ajoutiez quelque chose à leur vie, quelque chose de positif ou d'agréable. Le problème ce n'est pas vous Veronika, ce sont les démons qui vous hantent et votre manque de confiance en vous. Vous êtes trop pessimiste et cette mauvaise image que vous avez de vous finit par ressortir car elle influence vos choix et vos actions. Vous partez toujours du principe que ça ne peut pas marcher, que tout va mal tourner... Et, à force d'y croire, vous finissez par vous-même créer le problème qui vient tout gâcher. Je suis même certaine que vous ne supporteriez pas que tout se passe bien à l'heure actuelle. Vous seriez persuadée que quelque chose ne va pas et que ce n'est pas normal voire même que tout est de votre faute. Il faut impérativement travailler sur vous-même avant d'espérer quoi que ce soit de plus pour le moment. »

Je marquais une petite pause, pour reprendre mon souffle mais aussi pour lui laisser enregistrer tout ça. Il n'était pas la peine de lui mentir, de la dédouaner de ses erreurs. Elle semblait prête à les assumer et c'était une étape importante. Assumer nos faux pas pour ne plus les faire, les comprendre pour mieux les éviter. Quoi qu'il en soit, je ne lui laissa pas le temps de reprendre la parole, trop convaincu que je devais aussi vider mon sac pour la secouer délicatement. En vue de son état, il fallait agir vite, je en voulais pas qu'elle commette l'irréparable et je craignais vivement qu'elle soit déjà entrain d'y songer...

    « Vous devez aussi vous rendre compte que le monde dans lequel vous vous cachiez avait une mauvaise influence sur vous. Simon n'était peut-être pas entièrement mauvais mais il ne vous poussait pas dans la bonne direction. Je pense que c'est une bonne chose que vous vous sortiez de là, il faut vivre dans la lumière maintenant, éviter toutes ces choses qui pourraient vous faire à nouveau chuter. Je sais que je vais vous donner l'impression de prêcher ma paroisse mais je le pense sincèrement. Plus de bar ou de boîte peu recommandable, moins d'alcool, plus de gens positif autour de vous. C'est une occasion de reprendre à zéro, le coup de pied aux fesses que vous attendiez peut-être pour vous en sortir. C'est cliché mais c'est vrai : quand on touche le fond on ne peut que rebondir, ça nous donne un appui pour remonter plus vite à la surface. Je sais que c'est dur, que vous avez l'impression que vous ne vous en sortiez pas mais c'est faux et ça ne dépend que de vous. Arthur est un homme intelligent et, de ce que j'ai vu, il éprouvait des sentiments sincères envers vous. Je suis convaincue qu'il finira par vous pardonner mais il va falloir lui prouver que vous avez changé. Vous ne pouvez plus compter sur lui pour le moment, mais vous pouvez compter sur moi, je vous le promets. »

Les mots étaient sortit un peu plus vite que mes pensées... C'était peut-être un tableau un peu sombre voire atrocement cliché mais ça sortait du cœur. Arthur m'en voudrait sûrement de ne pas l'avoir envoyer balader et Mina risquait aussi de moyennement apprécier... Quoi qu'elle était adorable et savait mieux que moi la vraie situation de Veronika. J'était vraiment persuadée que la famille Jacobson n'allait pas définitivement sortir de sa vie, ils étaient trop gentils pour ça, trop compréhensif. Il faudrait du temps, de la patience et beaucoup de changement mais j'était sûre que c'était possible. Je ferai tout pour.




☾ anesidora



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Without darkness there's no light. ♛ PV Veronika Faure

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