AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 make my messes matter make this chaos count (maximon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
─ Dollars : 1958
─ Messages : 1032
─ Je suis sur FD depuis le : 28/12/2017
─ Âge : 23
─ Quartier : south side.
─ Emploi : barman dans un putain de bar miteux la nuit, serveuse dans un fast-food qui craint le jour.
─ Études : ça fait bien longtemps que j'ai pas foutu les pieds dans une école.
MessageSujet: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Dim 16 Sep - 19:00

MAKE MY MESSES MATTER
MAKE THIS CHAOS COUNT
simon & max.

Il y a des jours où le masque se fissure, craque, explose. Des jours où il est difficile de maintenir en place cette façade. De jouer à la perfection ce rôle qui lui va si bien. depuis combien de temps max n’avait-elle pas perdu la face comme ce soir. Depuis combien de temps n’avait-elle pas laissé sa détresse prendre le dessus. N’avait-elle pas craqué, tout simplement. Le sourire envolé, le regard éteint, les yeux rougis par le vestige de ses larmes. elle est bien loin, la boule de nerf, le rayon de soleil que l'on croise au quotidien. L’information de trop. la pilule trop dure à avaler. Tout s’est enchaîné tellement vite, tellement mal. diego et les gangster crips. le gout de trahison qui plane sur les lèvres, cette chute brutale. diego et les hunter bloods. Et sa peau, jonchée de tâches multicolores pour le protéger. son corps meurtri par leurs assauts d’une violence sans nom. Diego et sa nouvelle copine. le cœur en miettes, piétiné à même le sol. Parce qu’elle avait été assez conne pour y croire encore. Pitoyable. Elle se trouvait tellement pitoyable. Une heure avant, enfermée dans sa chambre, à extérioriser tout son mal-être en silence. à inonder son oreillers de ses pleurs. Et maintenant, appuyée à ce comptoir, les yeux brûlants profondément ancrés dans le contenu de son énième verre. Elle a beau être forte, encaisser sans broncher tout ce qui lui tombe sur la gueule, elle a ses limites max, comme tout le monde.. et ce soir, elle n’a pas envie de faire semblant. Pas envie de sourire, pas envie de rire. Un soupire de plus s’échappe de ses lèvres tandis que le contenu de son verre vient une nouvelle fois terminer sa vie bien trop vite dans son petit corps. Perdue dans ses pensées douloureuses, elle sent ses yeux s’humidifier une nouvelle fois. ses sourcils se froncent alors qu’elle s’en rend compte. non. Pas ici. pas encore. elle doit faire peine à voir. Assise toute seule à ce comptoir. Enchaînant verre sur verre. Perdue dans sa bulle. Enchaînée dans cette indécision. Celle de tout laisser tomber, celle de s’accrocher encore un peu. elle a envie de tout oublier.   de ne plus penser à rien. et c’est tout naturellement qu’elle commande un autre verre sous les yeux curieux du barman. D’autres personnes, peut-être. Tout aussi fort que le premier. Parce que max, c’est bien connu, elle a une sacrée descente. Et que ça ne passe pas inaperçue, un petit bout de femme comme elle capable d'en enquiller autant. ce soir, elle n’a pas envie de faire attention. elle n’a rien à prouver, rien à perdre non plus. Attrapant son nouveau verre plein, max descend de son piédestal. Se fraye un passage entre les corps sans visages, tente de ne pas prêter attention aux regards appuyés, aux mains baladeuses, et franchit la porte menant à l’arrière du bar où erre des âmes perdues comme elle, bâtons cancérigènes entre les lèvres. S’appuyant contre le mur froid de l’établissement, elle suit le mouvement. Sort une cigarette de son paquet et la porte à ses lèvres comme une libération à cette pression constante qui l’habite. Ses yeux se perdent dans le ciel gris et sans étoiles. Il fait lourd dehors, froid dans son cœur. le temps passe lentement et bien trop vite. Ne pas se perdre dans les méandres de son esprit. Ravaler cette douleur omniprésente, physiquement, mentalement. Refouler ces larmes qui manquent de franchir ses maigres barrières. Boire pour oublier. Encore. une gorgée, deux. Ses prunelles sombres finissent par trouver un point d’ancrage dans une bouteille de bière vide, traînant à ses pieds. et sa rancœur qui la prend aux trippes. Ce pauvre cadavre de verre qui va lui servir de défouloir le temps de quelques secondes. son pied, qui tape violemment dedans, de sa maigre force, dans l’espoir de la voir s’exploser contre le mur, emportant tous ses maux avec. Et sur le coup, elle ne sait pas si c’est l’alcool qui a altéré ses facultés d’observations, si c’est sa douleur qui l’a aveuglé au point de ne pas avoir remarqué l’homme en face, mais son regard lui, a bien vu le débris cogner contre la jambe de l'imposante silhouette. Son cœur s’accélère, ses yeux s’agrandissent sous la peur. Quelle conne. Elle ouvre la bouche. La referme. sur le coup, plus rien n'a de sens. « oh mon dieu, pardon. » la panique la gagne, tandis qu’elle tente un pas dans sa direction. S’arrête. Ça peut sonner comme une déclaration de guerre par ici. et elle n’a pas la force d’affronter un ennemi de plus. alors elle s’empresse d’ajouter. « je suis vraiment désolée.. ça va ? » et merde.. il y a des choses qui ne changent pas malgré tout. sa maladresse. son don pour attirer les emmerdes. max dans toute sa splendeur, quoi.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 2243
─ Messages : 328
─ Je suis sur FD depuis le : 23/03/2018
─ Âge : 29
─ Emploi : Gérant du Chicago Strip Club.
─ Études : Il arrête bien trop tôt l'école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Mer 19 Sep - 18:28



Max & Simon

Make my messes matter make this chaos count
Deux fois, deux putain de fois qu'elle l'avait mené en bateau. Cette femme était diabolique. Simon, il se demande bien s'il n'est pas attiré par ce genre de femme à problème au final. Sa tête lui dit pourtant de ne pas foncer, mais son corps, c'est tout l'inverse. Il avait encore du désir pour elle. C'était le pire. Le brun, il savait qu'il pouvait craquer à tout moment si elle se pointait à nouveau dans son club. Il n'avait plus vraiment l'envie, elle pouvait bien lui mentir une nouvelle fois. Si elle voulait se faire de l'argent, elle pouvait toujours lui demander de faire des livraisons de drogues, mais plus rien d'autre. En tout cas, c'était mort pour elle, pour qu'elle en sache plus sur ses magouilles. La rousse, ne devrait plus mettre les pieds dans son fight club. Simon, il avait quitté son club, pour venir boire tranquillement dans un endroit réservé aux habitués, réservés à ceux qui voulaient cuver tranquillement. Simon, lui, il voulait simplement réfléchir, tout en buvant un peu de whisky. Simon, il fixe la bouteille, comme s'il était possédé par celle-ci. Tout ça, c'était la faute de ce maudit alcool. S'il n'avait pas été en train de boire ce soir-là, du whisky, Veronika ne l'aurait pas vu. S'il n'était pas dans cette salle de son club à penser à Kyle, Veronika n'aurait certainement pas vu son aura. Simon, il fronce les sourcils, en se disant que ses pensées étaient totalement délirantes. Cette femme, lui avait complètement monté à la tête. Il se devait de l'oublier, il se devait de la retirer de toutes les pensées de son cerveau. Lorsque son verre fut à sec, il en redemande un autre au serveur. Il ne regarde même pas le visage de ce type qui le sert. Il s'occupe à peine de ce qu'il se passe autour de lui, il ne sait même pas s'il y a du monde dans ce bar de merde. Il pourrait y être en compagnie de Cass et d'Elya, mais aujourd'hui, il avait décidé lui aussi de fuir, comme Cass, l'avait fait. Il avait changé de lieu habituel, pour ne croiser personne et il n'avait qu'une idée en tête, se saouler assez pour oublier la rousse qui prenait beaucoup trop de place dans ses pensées. Le brun, il termine son verre, tout en se levant. L'envie de fumer étant plus forte que celle de boire un autre verre, le brun, il se dirige derrière le bar. Le brun, il se pose contre le mur derrière lui. Il sort son paquet de sa poche, pour trouver celle qui viendrait se nicher entre ses lèvres. Simon, il fronce, une nouvelle fois les sourcils, il ne voit pas son briquet qui est normalement dans son paquet. Il tâtonne donc toutes ses poches à la recherche de son feu. Simon, il relève les yeux, ainsi que sa tête, lorsque celui-ci sent une carcasse de bouteille en verre s'écraser sur lui. Quelqu'un, voulait-il se battre ? Quelqu'un, voulait-il mourir ce soir ? Le provoquer ? On l'avait reconnu ? C'était un membre des gangster crips ? Pourtant, il n'avait pas du tout, l'envie de cogner quelqu'un aujourd'hui. Il n'avait même pas son arme sur lui. Heureusement, pour lui, c'est une demoiselle qui se présente à lui. Ce qui surprend le brun, il laisse d'ailleurs la surprise apparaître sur son visage. Elle s'excuse la petite. Même mieux, elle s'excuse deux fois tout en lui demandant s'il va bien. Il fait si peur, le brun ? Mais au moins, cette femme elle avait l'audace de reconnaître ses erreurs. « C'est bon, t'inquiète, je ne vais pas t'agresser pour si peu. » Un sourire se dessine sur ses lèvres, pour lui montrer qu'aujourd'hui, il ne frapperait aucune femme de petites tailles qui pourraient lui lancer des bouteilles dessus. « T'aurais pas un briquet par hasard ? » Il lui montre sa cigarette, qui n'était désespérément pas encore allumée. Il a une petite lueur d'espoir le brun, sachant que celle qui venait de l'agresser, avait elle aussi une cigarette en main. Au pire, si elle n'avait pas de briquet, il pourrait toujours lui piquer sa clope pour allumer la sienne.

Son regard s'éternise sur elle. Oui, il l'a détaille le brun. Il se dit qu'elle est assez mignonne. Il se dit aussi qu'elle a ce regard de petit chaton perdu. Oh oui, il savait reconnaître ce regard, sachant qu'il l'avait tant vu dans les yeux des personnes qui l'entourent. « Rassure-moi, tu t'entraînes pas pour jouer au foot ? » Comment ça, Simon, il essaye d'être drôle ? Il essaye surtout d'entamer la conversation avec cette femme, ça lui changerait certainement les idées.



@Max Kingsley

_________________
when the light is gone
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 1958
─ Messages : 1032
─ Je suis sur FD depuis le : 28/12/2017
─ Âge : 23
─ Quartier : south side.
─ Emploi : barman dans un putain de bar miteux la nuit, serveuse dans un fast-food qui craint le jour.
─ Études : ça fait bien longtemps que j'ai pas foutu les pieds dans une école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Jeu 20 Sep - 22:31

MAKE MY MESSES MATTER
MAKE THIS CHAOS COUNT
simon & max.

Max, elle a toujours eu un karma de merde. Parfois, elle se plait à penser qu’elle a du être une sacrée connasse dans une autre vie pour que la vie s’acharne sur elle à ce point. Qu’elle lui fait payer au centuple ses erreurs passéés. Elle aime se trouver des excuses. Une raison à tout ça. à tout ce bordel qui n’en finit pas. à toute cette merde qui lui tombe jour après jour sur la figure. Cet enfer qu’elle subit au quotidien. Cette douleur qui s’intensifie de jour en jour et qu’elle a de plus en plus de mal à encaisser. Cette plaie béante qui ne fait que s’agrandir sans qu’elle ne puisse y échapper. Fracassée, épuisée, détruite. Elle est malheureuse max. ça fait longtemps qu’elle a ce sentiment que le bonheur lui échappe. Qu’il s’envole sans qu’elle puisse faire quoique ce soit pour le rattraper. Aujourd’hui, plus rien n’a de sens. Plus rien. ce soir n’échappe pas à la règle. Sa poisse non plus. max, elle voulait rester seule avec elle-même. Broyer du noir dans son coin. Craquer une fois de plus sans yeux inquisiteurs pour la juger. Mais non. Ça ne lui ait pas permis. Elle attire à elle les emmerdes comme un aimant. Elle aurait pu ne pas tirer dans cette bouteille. Rester tranquillement dans son coin à fumer sa cigarette. Boire son verre bien trop chargé, tapis dans l'obscurité. Mais non. Elle qui ne voulait pas attirer l’attention ce soir, venait d’exploser sa rage directement dans le tibia d’un inconnu. Et elle panique max. normal. Parce que les types du south, elle sait de quoi ils sont fait. Elle bosse dans des endroits bien trop merdiques pour ne pas côtoyer au quotidien leur caractère odieux. Elle a plongé en plein cauchemar avec les pires d’entre eux. Elle a toujours évité le plus possible de se retrouver mêler à toutes leurs emmerdes quoiqu’il arrive. Et du jour au lendemain, elle est tombée en plein dans les mains du pire gang de la ville. Elle s’excuse. Elle peut faire que ça. parce qu’elle n’a pas envie de finir en charpie une fois de plus. pas encore. pas aujourd’hui. Son cœur bat à cent à l’heure tandis qu’elle attend la sentence.. qui ne vient pas.  « C'est bon, t'inquiète, je ne vais pas t'agresser pour si peu. » son souffle qui s’est bloqué sans qu’elle ne s’en aperçoive se relâche presque de soulagement. Sur tous les cons qui fréquentent le bar, elle a presque du mal à croire qu’elle a réussi à esquiver le fléau. Il réagit pas plus que ça. à croire qu’il n’a rien senti. « T'aurais pas un briquet par hasard ? » cette question, aussi anodine soit-elle, la déroute presque. Parce que la situation relève de l’invraisemblable. Le temps que ça monte à son cerveau un peu trop imbibé. « ah euh, oui, bien sûr. » ses yeux vaquent d’une main à l’autre, prises respectivement par sa cigarette et son verre. Calant son bâton cancérigène entre ses lèvres, après quelques secondes de recherches, sort son petit briquet de sa poche, avant de le lui tendre. Ses yeux fatigués l’observent allumer sa cigarette. Parce que la panique précédente et la faible lueur des lampadaires l’ont empêchés de distinguer clairement son visage. Et ça la tue de constater que même quand elle tombe sur un homme qui a le mérite de lui plaire un minimum physiquement, il y a ce visage qui revient à la charge. Et son cœur se serre à cette pensée. Son esprit s’égare le temps de quelques secondes pour lui renvoyer en plein le visage à quel point elle est brisée, si jamais elle l’avait oubliée. « Rassure-moi, tu t'entraînes pas pour jouer au foot ? » ses yeux le fixent quelques instants avant de lâcher un petit rire sans vie. « je suis si mauvaise que ça ? » soulagée d’être tombée sur le seul homme sans doute bien de la soirée. Mais aussi un peu gênée pour ce début d’accroche pour le moins.. fracassante. Elle est sortie dans l’unique but de se détruire le crane. De noyer son chagrin et ses peines. Et en même temps, il y a cette infime partie d’elle-même qui a envie de se changer les idées. De ne plus penser à cet enfer qu’elle vit au quotidien. « moi qui pensais me reconvertir, décidément, je crois que c'est raté. » Un léger sourire finit par orner le coin de ses lèvres. Le premier de la soirée. Le premier de la journée. Une taffe de sa clope. Une gorgée de son verre et elle finit par s’adosser au mur à côté de lui. un silence s’installe un moment. elle est bavarde d’habitude max, ultra sociale, même. mais elle n’a pas l’envie. Pas la force. Et elle se sent replonger. Les yeux fixés sur le béton crasseux du sol. Alors comme un réflexe, elle finit son verre encore à moitié plein d’une traite. Pas forcément une bonne idée vu la dose d’alcool que le barman a eu la gentillesse de lui mettre là-dedans. Max relève la tête vers l’homme à ses côtés, avant de désigner son verre désormais vide. « bon, va falloir que j’aille en prendre un autre. t’en veux un ? » histoire de se faire pardonner. Histoire de pas être toute seule, même un moment.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 2243
─ Messages : 328
─ Je suis sur FD depuis le : 23/03/2018
─ Âge : 29
─ Emploi : Gérant du Chicago Strip Club.
─ Études : Il arrête bien trop tôt l'école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Dim 23 Sep - 15:19



Max & Simon

Make my messes matter make this chaos count
Simon, il aurait pu choisir n'importe quels bars. Ils en existent des dizaines qui sont installés dans le quartier du South Side. Il connaît bien ce quartier, Simon, il y connaît bien aussi ses habitants. Nombreux, sont ceux qui font partie du gang adverse, mais ça ne lui fait pas peur. Ils peuvent venir, Simon, sera toujours là pour défendre ses couleurs. Bien, qu'il avait tout de même évité les établissements tenus par le clan adverse. Il n'est pas non plus fou, le brun, il a encore à faire sur cette putain de terre. Dans cette putain de ville. Mais ce soir, il voulait prendre du bon temps, en compagnie d'un verre. Simon, il ne sait pas s'il attire les problèmes, ou les personnes qui ont des problèmes, mais il la reçoit en plein tibia cette bouteille en verre. Simon, il ne montre pas sa douleur, qu'il juge comme de la faiblesse. Il faut souffrir en silence, il faut toujours être sur ses deux pieds et affronter les problèmes. Ne jamais capituler, ne jamais plier le genou. La fierté avant tout. Simon, il veut surtout allumer sa cigarette. Cette femme, qui l'agresse, c'est un peu comme une bénédiction dans sa soirée. Bien qu'elle a l'air un peu paumée la petite, elle lui prête son briquet après l'avoir cherché pendant une petite minute pour qu'il puisse enfin allumer cette clope. Le brun, il place sa clope entre ses dents, plaçant la flamme du briquet sur l'extrémité de celle-ci. Simon, il avale la fumée tout en fixant l'extrémité de sa cigarette se consumer. Il sent le poison se déverser en lui et ça le calme un peu. C'est assez exaltant, comme sensation. Le brun, il rend le briquet à sa propriétaire, tout en lui adressant un petit sourire pour la remercier. « Merci. »

Son rire, rassure le brun sur le fait qu'il n'est pas si rouillé que cela au niveau de ses punchlines. Il n'est pas souvent drôle le brun. Enfin, le brun, a dû perdre se trait de caractère lors de l'enterrement de son meilleur-ami. Mais la vie, reprenait pourtant le dessus. Lui qui s'était consacré au gang, prenait un peu de temps libre hors de son club, hors des problèmes. Non, tout ce qui l'intéresse, le brun, à cette heure, c'est d'entendre la demoiselle lui demander si elle était si mauvaise que ça. Simon, il ne fait même pas semblant, il fronce les sourcils et secoue la tête négativement. « Carrément, mauvaise, ouais, désolée. » Pourtant, un sourire espiègle prend le dessus sur son expression négative. Elle a dû répondant la petite. Sa réponse lui plaît au brun. Elle entre dans son petit jeu et ne le rembarre pas directement. Certaines femmes sont parfois mal lunées. Il aime aussi son sourire qu'elle lui offre. Il ne sait pas vraiment pourquoi, mais il est fier de l'avoir fait sourire. Simon, il hausse les épaules, avant d'ajouter : « Tu peux toujours te reconvertir dans la natation, la natation au moins tu ne risques pas de blesser quelqu'un. » Son sourire se dessine une nouvelle fois sur ses lèvres. Il fait bien évidemment référence au fait qu'elle a essayé très clairement de le tuer, il y a à peine cinq petites minutes. Elle prend place alors à ses côtés la brune, tout en buvant son verre et finissant sa clope. Le courant passe bien, pourtant, le silence prend place lui aussi. Il tire sur sa clope le Simon, puis expire la fumée de ses poumons, ne sachant plus quoi lui dire. Alors, il l'observe. Il l'observe vider son verre d'une traite. Combien de verres avait-elle englouti ce soir ? Elle n'avait pas l'air bien. La brune, elle lui montre ensuite son verre en indiquant qu'elle devait refaire le plein et puis elle lui demande aussi, s'il veut un verre le brun. Le brun, il ne faut pas lui demander deux fois. « Oui, du whis... Non, une double vodka, s'il te plaît. » Il s'arrête, avant de le dire, du whisky. Non. Ce soir, il voulait oublier, alors, il fallait oublier cet alcool.

Simon, il se redresse après avoir écrasé sa clope sur le sol. Il se dirige alors vers l'intérieur du bar, pour y rejoindre la femme qui lui offrait visiblement un verre. Il la repère vite. Il y a beaucoup d'hommes dans cet endroit. Beaucoup trop, pour une femme comme elle. Simon, il vient se placer à ses côtés, alors qu'elle avait commandé auprès d'un barman. Il jette un regard mauvais à l'endroit où il avait passé le seuil quelques heures plus tôt. « Tu viens souvent ici ? » Le brun, il ne veut pas lui poser la question qui le titille au fond de lui. Non, il veut un peu la préserver la petite. Alors, il préfère commencer avec une question anodine, mais qui pouvait en dire long.



@Max Kingsley

_________________
when the light is gone
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 1958
─ Messages : 1032
─ Je suis sur FD depuis le : 28/12/2017
─ Âge : 23
─ Quartier : south side.
─ Emploi : barman dans un putain de bar miteux la nuit, serveuse dans un fast-food qui craint le jour.
─ Études : ça fait bien longtemps que j'ai pas foutu les pieds dans une école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Lun 1 Oct - 23:07

MAKE MY MESSES MATTER
MAKE THIS CHAOS COUNT
simon & max.

Max, joueuse de foot. Max qui fait du sport tout court. ça a de quoi faire rire. Survivre est déjà si compliqué. Aligner deux boulots est une véritable corvée à plein temps, ajouter à ça une activité extra professionnelle serait tout simplement du suicide. Et puis, regardons là. un mètre cinquante-trois, les bras levés, debout sur un tabouret. Une consommation de cigarettes bien trop élevée pour sa santé. Une descente d’alcool bien trop forte pour un si petit corps. Elle ne tiendrait pas cinq minutes. Diego avait déjà tenté de la mettre à la boxe. Ça avait été le sketch de l’année. Elle peut bosser jour et nuit, affronter la vie comme personne, le reste se résume à un fiasco, horrible constat dont elle a fini par s'y faire.  « Carrément, mauvaise, ouais, désolée. » elle lâche un sourire résigné, en haussant les épaules. on peut pas être bonne partout. « Tu peux toujours te reconvertir dans la natation, la natation au moins tu ne risques pas de blesser quelqu'un. » ses yeux remontent vers lui. et à son sourire, elle ne peut s’empêcher de rire légèrement. « j'ai déjà du mal à avoir pied dans un petit bassin, j'vais éviter. » l'auto-dérision pour arme maitresse. et puis, max, elle est pas douée. Elle a pas de chance, et il lui arrive généralement toujours une couille même dans des activités tout à fait banal. elle serait capable de se noyer dans trente centimiètres d'eau. max, elle aurait pu partir, retourner un peu plus loin, adossée à son pan de mur. Mais elle n’en fit rien. elle ne sait pas pourquoi elle est restée là. pourquoi elle a pris place à côté de cet inconnu qu’elle a violemment agressé d’un coup de bouteille dans le tibia. Elle ne sait pas si c’est parce qu’il est plutôt de bonne compagnie ou si la solitude lui pèse trop pour retourner s'enfermer avec ses idées noires. peut être bien un peu des deux. Le silence qui suit n’est ni pesant, ni désagréable. C’est juste le calme qui règne le temps d’une cigarette. De la torture de l’âme quand l’esprit divague. Le temps d’une fin de verre trop vite arrivée. Et le manque pour combler le vide. boire pour oublier. Un dicton qui n’a jamais été aussi approprié.  Et cet énième verre finit à la vite en est une nouvelle fois la preuve. C’est presque naturellement qu’elle propose un verre à son compagnon de fortune. Là non plus, elle sait pas trop pourquoi. elle n’a pas envie d’y réfléchir. Son cerveau n’est pas vraiment apte à avoir de connections logiques à cette heure avancée de la nuit. fatigue, détresse et éthanol font un mélange assez destructeur.  « Oui, du whis... Non, une double vodka, s'il te plaît. » elle lâche un petit sourire avant de hocher la tête affirmativement. Une double vodka pour monsieur. Sans se faire prier, elle traîne son corps meurtri jusqu’à l’intérieur du bar. se bouffe en plein visage la chaleur étouffante de ces corps enivrés. Le vacarme de cette musique assourdissante. Elle sait que les mélanges c’est pas bon. Qu’ils sont dangereux. Pourtant elle ne boit pas la même chose depuis le début de la soirée. Et elle va même recommencer en commandant sans honte deux double vodka. Tant qu’à faire. Ça lui évite de se demander à quoi elle va tourner, maintenant. Sa tête vient trouver refuge dans le creux de sa main, ses yeux se perdant dans le vide suivant inconsciemment les faits et gestes du barman qui prépare ses verres. D’habitude, c’est elle qui fait ça, et elle ne peut s’empêcher de s’imaginer à sa place. pitoyable. elle qui a tellement de mal à prendre ses soirées, les rares fois où elle s’en voit une accordée, elle finit dans les mêmes lieux sordides. Mais de l’autre côté du comptoir, cette fois. un soupire s’échappe de ses lèvres tandis qu’elle repart dans ses pensées profondes. Son cœur se serre, ses yeux brillent. Les verres qui entrent dans son champ de vision sont sa libération. Elle en aurait presque oublié où elle était, et pourquoi il y en avait deux. « Tu viens souvent ici ? » sa voix la sort de sa torpeur alors que sa tête se tourne vers son interlocuteur, surprise. Elle ne s’attendait pas à le voir là, mais plutôt dehors. A attendre qu’elle revienne avec leurs verres. Ou qu’elle ne revienne pas. parce que c’est fréquent dans ce monde. on prétend et puis on fuit. C’est plus simple. Plus facile. Elle l’observe un peu démunie. Elle le voit bien mieux que dans la pénombre. Découvre son visage sous un nouvel angle. Elle esquive brièvement la question en faisant glisser son verre jusqu’à lui. « tiens. » ses doigts jouent à la surface du sien, les yeux plongés dans le liquide. Si elle venait souvent ici hein.. dans ce bar, pas spécialement. Si elle sortait souvent, oui. Un peu trop. et ça la ramène au pourquoi du comment elle a fini là. ce cauchemar éveillé dans lequel elle est plongée depuis tant de temps, qui ne cesse d'empirer au fils des jours, des mois. elle finit par hausser les épaules une nouvelle fois. relevant ses yeux brillants vers lui, en lui balançant ce qu’elle savait faire de mieux : sourire. « dans ce bar là, pas spécialement non. On va dire que j’ai.. un peu atterri là par hasard, lui ou un autre c’est un peu pareil. » d’habitude, elle est de l’autre côté du comptoir, ailleurs. C’est elle qui sert les verres de toutes ces âmes pommées. De tous ces déglingués qui ne cherchent qu’à se démonter le crâne. L’escape club, c’est bien plus dangereux qu’ici, même si ici, c’est pas bien joli non plus. mais, ces derniers temps elle est bien trop du côté du client. Bien trop souvent à errer de bar en bar à se dégommer la tête pour tenter d’apaiser sa peine, d'oublier ses peurs. elle finit par lancer, plus pour faire la conversation qu’autre chose. « et toi ? » sa main attrape finalement son verre avant de le porter à ses lèvres. L’alcool lui brûle la gorge, lui réchauffe le corps. Embrase le peu de dignité qu’il lui reste. Et comme un éclair de lucidité, elle finit par lâcher « oh, au fait, moi c’est max. » comme si c’était une donnée importante, pour quelqu’un qu’elle ne reverra sans doute jamais. Elle réfléchit pas spécialement. Agit sur l’instinct. Parce qu’elle se torture bien trop l’esprit d’ordinaire pour poser le pour et le contre sur choses si futiles.  

ps: désolée du coup, je suis pas du tout satisfaite, je préfèrais de loin ce que j'avais commencé à écrire hier, je me rattraperai promis ;w;

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 2243
─ Messages : 328
─ Je suis sur FD depuis le : 23/03/2018
─ Âge : 29
─ Emploi : Gérant du Chicago Strip Club.
─ Études : Il arrête bien trop tôt l'école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Jeu 11 Oct - 22:42



Max & Simon

Make my messes matter make this chaos count
Ce soir Simon, il se la joue, pour le mec drôle de la soirée. Voir, même un peu piquant, mais il n'est pas vraiment méchant. Son sourire dit le contraire de ses mots. À la brune, il lui indique qu'elle devrait peut-être tenter la piscine. Son rire le rassure. Au moins, elle ne prend pas mal, ce qu'il venait tout juste de lui dire. Elle pratique même l'autodérision en lui indiquant qu'elle n'avait pas pied dans un petit bassin. Simon, il ne peut s'empêcher de lâcher un petit rire en la regardant. En effet, cette fille, elle était assez petite, mais si elle voulait, il en est sûr, elle pouvait tout de même devenir championne de natation. Son rire s'estompe, laissant place au silence. Simon, il tire sur sa clope, tout en se demandant ce qu'elle recherche ici la petite. Il se demande ce qu'elle est venue faire ici. Elle termine trop vite son verre et part en chercher un autre en lui demandant au passage ce qu'il voulait. C'est avec une petite hésitation qu'il lui répond qu'il voudrait une double vodka. Simon, ce n'était pas le genre à faire de mélange, mais aujourd'hui, il avait besoin d'oublier le whisky grâce à la vodka. Il devait noyer cet alcool avec un autre. Qu'il soit totalement mélangé dans son sang. Il faudra donc de nombreuses autres double vodka, pour que son corps oublie totalement qu'il avait bu du whisky. Était-il un peu fou ce soir ? Peut-être. En tout cas, il n'avait pas vraiment les idées claires. Il la regarde hocher la tête avec son petit sourire après qui lui ait indiqué sa commande, elle se retourne pour entrer dans l'établissement, puis disparaît dans ce bar. Ce n'était pas vraiment un endroit très fréquentable. Elle avait peut-être de la chance d'être tombé sur lui, enfin, de lui avoir envoyé cette bouteille sur lui. Elle avait surtout la chance qu'il ne soit pas dans un autre état. S'il avait été beaucoup plus énervé, il ne sait pas vraiment comment il aurait réagi. Mais sa colère, il l'avait déjà canalisé. Sa colère, c'était un type qui l'avait pris dans la figure.

Il termine sa cigarette, Simon et il se décide de rejoindre la petite demoiselle. Elle lui payait un verre, il en avait bien de la chance. Il n'avait jamais eu cette chance, la plupart du temps, c'était souvent lui qui offre des verres aux filles. Puis, dans son bar, ça ne compte pas vraiment. Il se rapproche de la brune tout en jetant un œil à la salle. Elle ne le voit pas. Pas tout de suite. Elle a l'air totalement ailleurs. Les verres atterrissent devant ses yeux et elle se tourne vers lui lorsqu'il ose lui demander si elle vient souvent ici. Une question qui lui semble anodine au final, avant de lui poser celle qui garde depuis qu'il l'a vu finir son verre tel speedy gonzales. Il le voit, elle le reluque et au final, ça lui fait plaisir. La brune, elle fait glisser son verre jusqu'à lui en éludant totalement sa question. Elle ne lui adresse qu'un seul mot. Un mot très simple. Un sourire se glisse sur les lèvres du brun. « Merci. Je te paye le prochain. » Dans son cerveau, il y aura forcément un prochain. Alors, il ne voulait pas la ruiner la brune, il pouvait payer ses consommations excessives. Elle accroche ses yeux dans les siens. Il le voit en elle, le désespoir. Il le reconnaît si bien, il le connaît si bien. Comme si toutes les personnes autour de lui, avaient ce regard. Simon, lui, l'avait-il ce regard ? En tout cas, il ne l'avait jamais remarqué dans le miroir. Simon, il le remarque aussi, son sourire est complètement faux. Sa voix s'élève, répondant enfin à sa question. Celle qu'il n'attendait plus vraiment. Le hasard avait alors fait les choses. Comme souvent. Simon, il attrape son verre pour en boire une gorgée en entendant ses derniers mots. Elle n'était là, que pour boire, pour noyer quelque chose. Au final, ils avaient le même but, oublié. « Parfois le hasard, fait bien les choses. » Il jette un regard dans sa direction, il ne sait pas, si cette phrase ne fait peut-être pas un peu trop, le mec lourd. Puis elle lui renvoie sa question la demoiselle. « Moi ? » Comme si, elle pouvait poser la question au barman. Il réfléchit deux secondes le brun, tout en se grattant l'arrière de son crâne. Comme s'il y avait quelque chose à réfléchir, alors que la réponse est très simple. Ce n'est pas un lieu qu'il fréquente, mais il fréquente souvent les bars. « Comme toi. Je suis là, par hasard, je voulais être tranquille. Ici, je ne connais personne. » Le but ultime. Disparaître. Il avait bien droit lui aussi de disparaître lui aussi. Ce ne serait pas pour longtemps. Ce ne serait que pour un simple soir. La brune, elle lui indique son prénom. Simon, il n'avait même pas pensé à se présenter au final. Il ne savait rien sur elle et ce n'était pas peut-être pas plus mal. Mais maintenant qu'il connaît son prénom, il ne pouvait pas faire le mec mystérieux et ne pas dévoiler le sien. « Simon. » Il n'y avait rien à dire de plus. Il n'avait pas envie de lui indiquer son nom, ni même ce qu'il pouvait trafiquer la nuit dans son club. Il ne voulait pas d'une relation comme cela avec cette femme. « Max, dis-moi, tu stockes tout cet alcool où ? » Ce n'est pas très subtil, mais la subtilité ce n'est pas son fort. C'est simplement une question qu'il pense que presque tout hommes pourraient se poser vu le gabarit de Max.



@Max Kingsley sorry pour le temps, j'ai la crève et cette semaine est folle.

_________________
when the light is gone
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
─ Dollars : 1958
─ Messages : 1032
─ Je suis sur FD depuis le : 28/12/2017
─ Âge : 23
─ Quartier : south side.
─ Emploi : barman dans un putain de bar miteux la nuit, serveuse dans un fast-food qui craint le jour.
─ Études : ça fait bien longtemps que j'ai pas foutu les pieds dans une école.
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   Dim 28 Oct - 17:29

MAKE MY MESSES MATTER
MAKE THIS CHAOS COUNT
simon & max.

Ses doigts jouent le long de son verre. Remuent dans un geste lent ce liquide qui ravage les veines, emprisonné dans sa prison de fortune. Max sait pertinemment que faire des mélanges n’apportent rien de bon. Mais elle n’est plus à ça près. Elle n’est pas venue ici pour être raisonnable, de toute façon. Elle n’a pas envie de réfléchir. Son cerveau résonne déjà bien trop vite, bien trop souvent. Ce soir, elle veut lâcher prise. Peu importe dans quel état elle rentrera ce soir. Elle n’avait cependant pas prévu d’avoir de la compagnie. Même le temps de cinq minutes. Elle ne sait pas si il est là juste le temps d’un verre. S’il va rester. S’il va s’en aller. Peu importe l’issue. Elle a juste envie d’oublier son mal-être. De tout mettre de côté. Parce qu’elle ne contrôle plus sa vie. Tout dérape. Tout lui échappe.  Ses yeux s’attardent sur cet inconnu qui étrangement, ne la dérange pas plus que ça. à qui elle a même proposé un verre. Elle aurait pu s’excuser et s’en aller. Fuir le monde et s’enfermer dans le sien. Et pourtant elle est là, à lui tendre son verre comme si c’était la chose la plus banale du monde. « Merci. Je te paye le prochain. » Elle lui rend son sourire et hoche la tête. qu’il le fasse ou non, c’est pas bien grave. Elle ne lui en tiendra pas rigueur. A vrai dire, elle le lui a offert sans réelle arrière pensée. Mais plus pour se racheter. Maintenant qu’il est vraiment là, autant lâcher prise, et profiter de l'instant. « Parfois le hasard, fait bien les choses. » ses yeux vitreux se détachent de son verre pour se poser sur lui, plongeant en plein dans les siens. Elle ne sait pas trop ce qu’elle y cherche, quel sens donné à ses propos étranges. Tiraillée entre l’envie de fuir et celle de rester. De se sauver, ou de chercher un peu d’attention. De trouver un minimum d’intérêt dans le regard d’inconnus quand celui qu’elle cherche vraiment s’est tourné ailleurs. Qu’elle ne vit plus que dans l’ombre d’une relation chaotique et au bord de l’extinction. Qu’elle survit chaque matin sans oser lever les yeux vers les inconnus qu’elle croise, la boule au ventre. La peur de les croiser eux qui plane constamment au dessus de la tête. Et le silence. Cette solitude qui lui ronge l’âme parce qu’elle doit tout affronter toute seule. Elle encaisse sans broncher. Et son pilier a fini par s’en aller.  « Peut être bien, oui. » peut être bien oui. parce qu'elle est arrivée à un stade où elle serait capable de se raccrocher à n'importe qui, à n'importe quoi sans se poser de questions. ça plane dans l’air, un léger sourire aux coins des lèvres. Peut-être, peut être pas, il est bien trop tôt pour réellement se rendre compte de ce qu’il peut se passer pourtant. « Moi ? Comme toi. Je suis là, par hasard, je voulais être tranquille. Ici, je ne connais personne. » son sourire aussi minime soit-il ne quitte pas Max. aussi triste et ravagé, c’est un automatisme. Un réflexe de survie qui la protège. Et parce curieusement, ses raisons sont similaires aux siennes. A croire que ce bar est un lieu de rendez-vous pour les âmes en perdition. Les cœurs perdus et les esprits ailleurs. Elle non plus, elle n’a pas envie de croiser un visage familier ce soir. Elle n’a pas envie qu’on la voit se la mettre à l’envers à ce point. Qu’on réalise que le masque peut tomber, que le rôle qu’elle joue commence à s’effriter. elle ne veut pas qu’on la reconnaisse. Car c’est loin d’être simple quand on est barman à l’escape club. Les visages défilent à la pelle, le monde nocturne est loin d’être grand et on se rappelle généralement très bien de la naine asiatique aux cheveux de toutes les couleurs. « on est deux dans ce cas. » car la tranquillité est un luxe qui est de plus en plus difficile à se payer. Pourtant, c’est naturellement qu’elle lui donne son nom. Pourquoi, elle sait pas plus que ça. elle sera peut être capable de le regretter dans cinq minutes. Peu importe.  « Simon. » elle hoche doucement la tête. simon. à ce rythme, elle pourrait ne pas s’en rappeler demain, qui sait. Peu importe. Elle ne le reverra sans doute jamais, après tout. et c’est peut-être mieux comme ça. elle a fort du mal affronter le regard des personnes qui la découvre en état de faiblesse. Son verre qu’elle n’a pas touché depuis trop longtemps à son gout finit de nouveau aux bords des lèvres. Le liquide lui brûlant la trachée à chaque gorgée. C’est quand son verre se repose doucement de son comptoir que la voix de son compagnon de fortune la sort de sa rêverie. Parce que le problème est là. il faut la maintenir constamment en alerte. Accrocher son attention à n’importe quelle parole. Peu importe la subtilité, même aux choses les plus inutiles. Parce que max repart en plein dans son monde au moindre silence. Elle se reperd dans ses pensées destructrices chaque moment d’inattention et son ami l’alcool n’aide en rien. en contraire. « Max, dis-moi, tu stockes tout cet alcool où ? » sa tête se tourne vers simon. Un moment de flottement prend place le temps qu’elle comprenne avant de se mettre à rire doucement. Il a réussi à lui décrocher un rire. Il ne s'en rendra certainement pas compte, mais rire et sourire n’étaient pas au programme de la soirée. Et si elle se force un peu pour ne pas avoir l'air aussi désespérée qu'elle ne l'est réellement, il y a tout de fois une certaine part de naturel dans tout ça. « ah ça.. c’est une question qu’on me pose assez souvent.. et je dois doit t’avouer que j’ai absolument pas la réponse. » elle reprend son verre pour boire une nouvelle gorgée, avant de continuer en haussant les épaules, un sourire amusé aux bords des lèvres. « d’après toi, la génétique ou un peu trop d’entrainement ? j’te laisse choisir l’option qui te convient le mieux. » et en toute honnêteté, il n’est pas bien difficile de se rendre compte que c’est l’option numéro deux qui l’emporte.. la sociabilité de max aide grandement ce soir. Car elle ne se serait pas doutée une seule seconde réussir à balancer des phrases aussi légères à un parfait inconnu en rentrant ici, surtout avec son état d’esprit actuel. et c'est presque un peu trop agréable.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: make my messes matter make this chaos count (maximon)   

Revenir en haut Aller en bas
 

make my messes matter make this chaos count (maximon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
forgotten delights. :: CHICAGO, ILLINOIS :: SOUTH SIDE :: BARS-
Sauter vers: